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A bon entendeur salut !

« Le pessimisme est d’humeur. L’Optimisme est de volonté »
vendredi 20 juin 2008
par Boujemâ Kariouch
popularité : 1%

Il semblerait, de premier abord, que les questions touchant à la Fédération royale Marocaine des échecs constitueraient le dernier des soucis du ministère de la Jeunesse et des sports. C’est un sentiment que tout un chacun peut percevoir sans difficulté de par la situation actuelle de notre sport.

Essayons de décortiquer cette impression en étalant des faits. Rien que des faits.

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Pour cela, procédons par ordre :

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Premièrement : Au niveau des subventions allouées annuellement par le Ministère de la Jeunesse et des Sports aux Fédération sportives nationales, la FRME en est le parent pauvre. Une subvention très loin de correspondre au minimum de développement de cette discipline. Les paroles officielles encourageantes (illusoires ?) rassasiées en chaque occasion sur les valeurs portées par la pratique échiquéenne ne sont jamais mais jamais, suivies d’actes concrets. Cette volonté politique de développer notre sport n’existe pas chez nos décideurs. la "frme" figure dans le concert sportif national pour la « forme ».

Ce qui veut dire clairement que les Echecs ne sont pas pris au sérieux.

Deuxièmement : Au contraire des autres sports nationaux, les Echecs marocains (Ligues ou clubs) n’ont jamais été appelés à une réunion avec les responsables de tutelle que ce soit au niveau national, régional ou local. Les échecs marocains sont livrés à eux mêmes. Que de séminaires, de points de formation des dirigeants, de journées d’études ont été organisés par le département de tutelle en faveur de bien des sports nationaux avec la collaboration des fédérations concernées. Au niveau des Echecs marocains, cela n’a jamais été le cas si ma mémoire est bonne.

Cela veut dire aussi que l’intérêt officiel envers les notre discipline reste précaire.

GIF - 15.1 ko Troisièmement : Dans tous les problèmes ou conflits qui ont parsemé la vie cahoteuse de la Fédération Royale Marocaine des Echecs, le département de tutelle n’est jamais intervenu de manière décisive pour remettre un brin soit-il d’ordre dans la Maison Echecs Maroc. "Qu’ils se débrouillent ! "a toujours semblé être le leitmotiv officiel.

Cela veut dire que la main n’est jamais tendue quand notre sport tombe par terre. Il doit se relever tout seul. Même avec les pieds cassés.

Quatrièmement : Regardons maintenant plus près de nous. Quel apport normatif a apporté le ministère de tutelle à la problématique engendrée, entretenue et développée par l’ex-président de la FRME démissionnaire ? Constat : Aucun. La situation actuelle de la FRME est au point zéro pour ne pas dire en deça. En d’autres termes, il n’y a plus de sport d’échecs officiel que sur le papier au Maroc.

Il n’y a aussi qu’un homme seul face au silence criard et à l’indifférence tueuse qui se bat encore contre la déstabilisation et la mainmise de notre discipline par ceux qui ont détérioré les acquis durement arrachés depuis des années. La « lenteur » officielle qui caractérise l’examen des dossiers des clubs d’Echecs marocains ne prend aucunement en compte les conséquences qui en découlent.

Cela serait inadmissible dans un autre sport de rester figé dans l’immobiliste. Quels sont les résultats de l’enquête effectuée à la FRME par une commission du département de tutelle ? On ne sait rien.

Ce qui veut dire que notre sport ne suscite guerre la compassion.

GIF - 38.9 ko Cinquièmement : De graves accusations dans la gestion financière, administrative et technique ont été lancées contre l’ex-président démissionnaire qui, rappelons-le, est un fonctionnaire du ministère de tutelle. La plupart de ces accusations font l’objet de plaintes dans les tribunaux marocains. Certaines ont été jugées. Mais rien n’y fait. L’ex-président ne s’en porte pas plus mal. La réaction du ministère de la Jeunesse et du sport reste frileuse à cet égard.

Ce qui pose bien des interrogations.

Et cela veut dire ici qu’il n’y a aucune volonté d’assainir une situation touchant aux perceptes de la bonne gestion de la chose publique.

Cela veut dire que les Echecs marocains ne sont pas importants à ce point.

Sixièmement : Répondant à une question de la presse, le 16/06/2008, lors de la journée de communication sur la politique que compte mener le ministère de la jeunesse et des sports pour la période 2008/2012, Madame la Ministre, tout en regrettant la situation actuelle des Echecs marocains, déclare que la responsabilité de trouver des solutions aux problèmes de notre discipline en incombe à la direction des sports de son ministère ! La Ministre se déleste du dossier. Elle refuse par ailleurs l’application de l’article 22 qui déclenche la constitution d’une commission provisoire chargée de la gestion des affaires des Echecs marocains en justifiant le fait démocratique que seules les associations (Clubs d’Echecs) doivent prendre leurs responsabilités ! Mais alors pourquoi le département de tutelle a t-il « stoppé » net la tenue, le 04/05/2008, de l’assemblée générale ordinaire élective de la FRME qui était convoquée par le président par intérim si les clubs doivent prendre leurs responsabilités ?

Et pourquoi l’examen de la situation légale des clubs marocains est pris en main par le ministère depuis plus d’un mois déjà ? Plongeant tout un sport dans l’explicative obscure. Paradoxe.

Cela veut dire quoi ? Cela veut dire que notre sport est considéré comme mineur et insignifiant.

GIF - 12.8 ko Septièmement : Pourquoi la ligue du Nord-Ouest n’a pas reçu de réponse à ses derniers communiqués adressés au département de tutelle ? Nous sommes habitués aux problèmes en 2,3 ou 4 coups, mais pas à ceux administratifs officiels. Que d’interrogations restées en suspens.

Cela veut dire que la Ligue d’Echecs, constituée d’important clubs, "connait pas" !

Huitièmement : La Fédération Royale Marocaine des Echecs, gérant des deniers publics alloué par le département de tutelle devrait être soumise a un audit. Cela serait la moindre des choses. Cela relève de sa compétence et cela mettrait en valeur la crédibilité perdue de la Fédération.

Traduction : Laisser aller.

Neuvièmement : Le département de tutelle semble éloigné d’un sport dont il a la charge et n’éprouve aucune volonté de remettre sur pied une pratique saine des Echecs Marocains. Il semble que fouetter d’autres chats est bien plus important que de perdre du temps avec ces « pousseurs » de pions et de cavaliers. Sans subir de pressions des premiers concernés à savoir les clubs, sans lobby échiquéen pendu à son cou, les yeux du ministère sont rivés sur autre chose, ailleurs. Comme toujours en ce qui concerne les Echecs marocains.

Cela veut dire que les échecs resteront ce qu’ils sont. Sous-développés !

GIF - 4.7 ko Dixièmement : Pour résumer, l’on voit bien que notre sport n’a aucune personnalité (force de caractère), c’est un sport faible. Parce que, et on y revient toujours qu’on le veuile ou pas, les clubs marocains ne sont plus ceux des années 80 et 90 ou à la moindre incartade, ils remettaient haut et fort, les choses en place.

Conclusion logique : Dans cette situation plus que frustrante, pourquoi ne pas nous recycler au Bridge. C’est aussi noble et ça a plus d’intérêt « verticalement » et « horizontalement ».

A bon entendeur salut !

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