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Arrêtons enfin ces "gifles" !

La solution est ailleurs.
samedi 14 mars 2009
par Boujemâ Kariouch
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GIF - 10.7 ko Comment en pouvait-il être autrement dans les relations entre la commission de préparation de l’AG ou si vous voulez les « sages » et la direction des sports du ministère de la Jeunesse et des Sports !

Il faut être aveugle pour ne pas le voir :

Les deux réunions convoquées le département de tutelle furent un échec par manque de volonté d’aboutir à une solution de déblocage de la FRME.

L’on sait maintenant ou réside ce manque de volonté (et d’irrespect ?) et à quel niveau il se situe. Le département de tutelle semble vouloir faire trainer les choses dans un intérêt bien compris, celui de diluer la suspension de la Fide et les demandes de rendre des comptes par la majorité des clubs impliquant son protégé, l’ex-président démissionnaire via ce groupe de bureau fédéral virtuel.

La première réunion entre les parties concernées par la problématique fédérale fut lancée le jeudi 5 mars 2009, tout juste avant la tenue d’une conférence de presse programmée le mardi suivant à Rabat.

Cette conférence de presse avait été déprogrammée en catastrophe pour donner une chance à cette ouverture de la direction des Sports. Il n’en fut rien.

Non seulement ces réunions n’aboutirent à rien du tout, mais il est apparu ou plutôt il s’est confirmé à quel niveau le département de tutelle tient les échecs, ses hommes, et la démocratie tout court.

Ce qui est le plus désolant, c’est que les membres de la commission l’ont découvert concrètement, mais douloureusement.

Cette « gifle » assénée à nos vaillants représentants, et par là à l’ensemble de la communauté échiquéenne nationale et qui fait suite à celle de Madame la ministre qui avait déclaré « groupe de personnes » l’ensemble des clubs présents à l’AG du 2 novembre 2008 à Salé, et bien sûr grave en soit mais si humiliante et frustrante à plus d’un égard car venant du département où les Echecs sont sensés dépendre.

Et là, on peut comprendre les réactions vives de M. Abdelhafid Elamri qui s’est toujours défendu, par tribunaux interposés, contre de tels agissements, qu’ils soient fédéraux ou d’ailleurs.

Finalement, le brin de confiance qui subsistait tant bien que mal entre les représentants de la majorité des clubs et le département de tutelle vient de disparaître totalement en ce jeudi 12 mars 2009.

A coup sûr, on ne refera pas le coup à nouveau. Car la commission a réagi comme il le fallait. Avec sagesse, pragmatisme et détermination.

Et c’est une bonne chose que de tenir une conférence de presse. Et là, il est certain que la problématique prendra une nouvelle dimension.

Le Ministère de la Jeunesse et des Sports, lui, ne fait que ternir son image. Le dossier de la FRME se résoudra inévitablement, mais le comportement anti-démocratique du département de tutelle restera dans l’histoire. Avec comme ministre la première femme arabe et africaine à décrocher une médaille d’or dans les jeux olympiques d’été et de surcroît membre du bureau exécutif du Comité International Olympique.

Maintenant, les clubs majoritaires savent, de manière définitive, à quoi s’en tenir avec le département de tutelle et avec le groupe du bureau fédéral. Et ils savent ce qu’ils doivent faire.

On ne peut pas confisquer indéfiniment un sport à toute une communauté sportive ! Même si ce sport est « petit » !

Au travail messieurs et courage !

Enfin, on ne peut manquer de saluer vivement les efforts consentis, très souvent avec difficultés, eu égard à leur situation professionnelle respectives, par MM. Mekki El Azzouzi, Mohamed Chakroun, Abdeslam Mouissou et Saïd Elaouni. Qu’ils sachent bien que maintenant la "solution est ailleurs" et non plus là où les dès sont déjà jetés !



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