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Le Maroc des Tournois et des rencontres nationales

« Le pessimisme est d’humeur. L’Optimisme est de volonté »
lundi 2 juin 2008
par Boujemâ Kariouch
popularité : 31%

Ce côté convivial, parce que non officiel, qui rayonne de nos Tournois tout le long de chaque année constitue un pain béni pour nos pratiquants. Ceux-ci y sont attirés, quand ils en ont la possibilité, et y participent toujours plus avec grand plaisir. Surtout s’ils baignent dans des périodes de vaches maigres où, rares, bien rares, sont les occasions de vivre l’ambiance de concurrence sur les 64 cases qui caractérise ces Tournois.

JPEG - 4.2 ko Ces Tournois et rencontres constituent des activités complémentaires à ceux qu’organise la FRME sur le plan officiel. Ils constituent aussi pour la plupart un moyen de garder le niveau, un moyen d’entraînement, d’application de connaissances nouvelles ou tout simplement du plaisir d’y être. Pour certains, ceux considérés comme des joueurs professionnels, ces compétitions primées pour la plupart constituent un moyen d’amasser un petit pécule pour que survive leur passion échiquéenne.

Ainsi, pour ne citer que les Tournois pas trop loin dans le temps : Casablanca, Chefchaouen, Bouznika, Kénitra, Rabat, Tétouan, Benslimane, Youssoufia et tout dernièrement Rabat ont été des rendez-vous très attendus et très appréciés par tous. Autant par ceux qu’y ont participé que par ceux qui ont suivi les péripéties ou se sont enquis des résultats et du parcours de tel ou tel joueur (se).

Le Tournoi de Benslimane par exemple a vu une augmentation sensible du nombre de participants par rapport à ses précédentes éditions, battant un record quantitatif. Le Tournoi Universitaire de Tétouan à fait vibrer les cordes échiquéennes de nos grands étudiants. La 2ème Edition du Marathon International de Blitz de Rabat va dans le même sens, en termes de progression qualitative et quantitative au plan national et international ainsi qu’au niveau du nombre et du calibre des sponsors. Des succès qui ne se démentent pas.

El Jadida se profile à l’horizon avec son Tournoi National des jeunes, fin juin 2008 pour enrichir le bouquet 2007/2008.

A côté de cela, les rencontres universitaires ou scolaires, comme celles de Fès, Tétouan ou Youssoufia, par exemple, ou celles entre clubs nationaux étalées sur une ou deux journées se suivent à un rythme qui progresse chaque année encore plus.

C’est dire que la passion pour les Echecs reste bien solide dans le Maroc échiquéen. Cela a été de tout temps et cela sera toujours le cas.

Bien sûr, il est indéniable que ces espaces sportifs, qu’offrent ces compétitions ou rencontres restent bien en dessous des « besoins » souhaités. Surtout par rapport à ce qui ce fait ailleurs, voire pas très loin de chez nous, en Algérie ou en Tunisie, où de telles activités échiquéennes, accompagnant les actions nationales fédérales, pullulent à gogo tout le long de l’année. On argumentera, à juste titre d’ailleurs, qu’il s’agit d’une question de moyens. De volonté aussi, ajouterais-je.

Elles sont aussi sujettes à la précarité en matière de programmation. Je veux dire par là qu’en général on ne sait pas si ce tournoi ou cette rencontre se déroulera cette année ou pas.

Sur un autre registre, si ces activités exercent une réelle attraction auprès de nos pratiquants, elles n’offrent, par contre, que peu d’attrait aux organisateurs dans le domaine technique. En effet, à part Chefchaouen, aucune partie jouée dans ces compétitions n’a été traitée et offerte au public échiquéen national et encore moins de prix de la meilleure partie ou de bulletin. Nous ne parlons pas des compétitions à la cadence rapide comme le blitz ou le 15 minutes KO. Bref, aucun éclairage sur le niveau technique de ces tournois de ces rencontres. Je considère ceci comme une perte pour notre sport. Un effort particulier doit être fait en matière d’archivage de parties jouées ici et là.

Un tournoi qui se déroule qui connait un franc succès et qui par ailleurs ne laisse aucune trace technique, c’est comme un café sans arôme…

Ceci ne diminue en rien les efforts des organisateurs déjà bien en peine de mettre leur tournoi sur pied, avec, bien souvent, des moyens limités.

Terminons en rendant un vibrant hommage, un sincère hommage, un très grand hommage, à ces hommes et ces femmes qui prennent sur eux d’organiser de telles manifestations, en dépit du parcours de combattant qui en découle. En dépit d’un environnement difficile, des imprévus de toute sortes, mais qui au final ont la satisfaction d’avoir réussi « quelque chose » avec un pourcentage de succès situé dans la fourchette des 70 à 90% (il y a les toujours jusqu’à la fin des temps les habituels et inévitables mécontents).

Un dernier mot : l’article de notre Rédacteur-en-Chef, Mourad Metioui relatif aux coordonnées des clubs d’Echecs marocains gagnerait à être enrichi.

Ces coordonnées des clubs marocains seront utiles pour tous.

Avis aux concernés avec mes salutations respectueuses.



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