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Noureddine Ziane : l’interview.

Redonner l’envie...
vendredi 4 décembre 2009
par Boujemâ Kariouch
popularité : 1%

Son entourage parle de lui, pour lui, mais lui, Noureddine Ziane, ne parle pas.

Qu’en est-t-il des intentions qu’on lui prête ?

Est-il réellement le candidat souhaité à la présidence de la FRME ? Une Fédération, il faut le rappeler, bien mal en point.

Est-il l’homme de la situation ?

On le dit joueur d’échecs, homme d’affaire et de développement qui connait bien ses sujets, mais que propose-t-il pour redonner des couleurs à notre sport.

Autant de questions que nous aborderons pour démystifier Noureddine Ziane dont l’ombre surgit et plane sur la scène échiquéenne nationale à la suite de l’interview que nous avait accordée notre champion le GM Hicham Hamdouchi, parue, ici, le 6 août 2009.

Une interview dans laquelle Hicham Hamdouchi dévoilait « cet oiseau rare » dont ont besoin les Echecs marocains : « De ce point de vue, nous avons essayé d’introduire dans le milieu, avec l’appui de notre doyen, Si Mohammed Hajaj, un ex-joueur marocain du nom de Noureddine Ziane. Il a créé une académie d’échecs aux Etats-Unis et serait intéressé pour s’impliquer dans les affaires échiquéennes au Maroc. »

Des craintes et de nombreuses interrogations, légitimes en soi, qui suscitent une certaine suspicion dans les écrits favorables à une personne qu’on dit « invisible », même si c’est par des cadres de confiances interposés qui parlent de ses intentions. Cela nécessitaient des réponses du premier intéressé.

C’est, ce à quoi « Maroc-Echecs » s’est attaché en projetant la lumière, toute la lumière, sur Noureddine Ziane en personne !

Question classique d’abord : Qui est Noureddine Ziane au sens large de la présentation ?

Noureddine Ziane :« Je suis originaire de Tanger où j’ai suivi ma scolarité et où, bien sûr, j’ai appris les échecs. J’ai eu la chance de côtoyer de grands champions de Tanger, ce qui m’a permis de suivre une carrière de joueur en constante évolution. Il serait long de citer, ici, les tournois auxquels j’ai participé avec plus au moins de bonheur, mais l’expérience en tant que joueur est là. »

Toujours accro des Echecs malgré tes responsabilités professionnelles ? Ca tient de ta jeunesse remplie par ce sport ? Et ton niveau de jeu, où se situe-t-il actuellement ?

Noureddine Ziane : « Oui, en effet. Toujours accroc, c’est le terme juste. En dépit de mes activités professionnelles, je ne peux rater l’occasion de jouer. En toute circonstance : tournoi ou simple partie amicale. Les échecs restent profondément ancrés en moi. Mon niveau tourne autour de quelque 2300 points élo. »

Parle-nous de « l’Académie des Echecs » que tu as fondée aux USA ? Comment évolue-t-elle ?

Noureddine Ziane : « C’est une idée qui a germé lorsque je me suis installé au Etats-Unis après mes études dans ce pays. Comme ce projet – pour ne pas dire se rêve – me tenait à cœur et me taraudait l’esprit, je m’y suis investi totalement pour finalement arriver à mettre en place cette Académie qui pour moi constitue une grande référence. »

Tu suis, sans doute, sur la toile l’actualité échiquéenne nationale, notamment cette interminable crise qui ruine tout développement de notre sport. Qu’en penses-tu ?

Noureddine Ziane : « Ce que je puis en dire, c’est que cela est très regrettable tant pour la pratique que pour le développement de cette noble discipline. Une telle situation aurait pu être évitée au tout début. »

Que d’encre a coulé sur toi après que notre GM Hicham Hamdouchi t’a considéré comme étant « l’oiseau rare » à même d’avoir les moyens de remettre à flot la FRME, actuellement en dérive, sans que tu réagisses. Pourquoi ce silence ?

Noureddine Ziane : « Vous savez dans ce genre d’environnement de polémique qui couvre la FRME, il vaut mieux ne pas de se mettre en lumière pour éviter tout risque de mal interprétation de ma candidature. Ma candidature doit avoir un écho positif au sein des clubs, sinon il me faut ne pas insister. »

Tu nous confirmes ta disposition à être candidat à la présidence de la FRME si telle est la volonté de la majorité des clubs d’échecs marocains comme l’ont annoncé des cadres proches de toi ?

Noureddine Ziane : « En effet, je confirme ma candidature à la présidence de la FRME, comme je vous l’ai confirmé à Marrakech, à condition, toutefois, qu’elle soit bien accueillie par les clubs d’échecs marocains. »

Si tu venais à être élu à cette présidence fédérale, comment vas-tu t’y prendre pour remettre de l’ordre dans une fédération gravement mal en point tant sur les volets administratif, financier, technique qu’humain ? As-tu un programme bien défini à terme ?

Noureddine Ziane : « Il faudra commencer par le début. C’est-à-dire rassembler et mobiliser l’ensemble des composantes des échecs marocains. Se mettre au travail dans un esprit constructif. Il est certain que des réformes doivent être entreprises aux niveaux que vous citez. Il s’agira évidement de tourner une fois pour toute une page douloureuse et de reconstruire une Fédération moderne avec des hommes aux services de tous.

Oui, bien sûr, un programme est effectivement nécessaire, c’est le fondement de tout candidat à un poste de dirigeant. Je le dévoilerais en temps opportun.

Mais il y a un point sur lequel j’insiste : Ma candidature n’a qu’un seul but. Celui de remettre la FRME en situation de redonner aux pratiquants l’envie de jouer, d’apprendre. Aux cadres : l’envie de se former et d’élargir leurs connaissances. Aux dirigeants : l’envie de prendre des initiatives à même d’entretenir un développement continu de notre sport. Je ne suis ni pour ni contre les parties en conflit, je suis pour les échecs et rien que pour les échecs.

J’ai voulu une Académie des Echecs aux Etats-Unis et mon ambition actuellement et de faire quelque chose pour les échecs de mon pays. Si bien sûr les clubs le souhaitent. Ni plus ni moins. En d’autres termes la guerre des clans ne me concerne pas dans la mesure où j’agirai pour réunir et rassembler pour une cause qui est celle des échecs marocains. »

Les moyens ?

Noureddine Ziane : « Pour cela, j’ai ma (mes) petite(s) idée(s). Brièvement : Outre le soutien financier à titre personnel, il s’agira pour moi d’amarrer solidement la FRME à un grand partenaire national principal. Le sponsoring ne sera pas mis en marge des activités de la FRME. L’assainissement des finances de la FRME sera une autre priorité à mon sens. »

A quel « chantier » tu t’attaquerais en premier ?

Noureddine Ziane : « A côté des réformes citées précédemment, je pense particulièrement aux clubs d’échecs. Aux ligues. Loin de moi tous calculs électoraux. Ce n’est pas ma volonté. Ma bonne foi ne me le permet pas. Mais tout homme de bon sens doit en principe s’attaquer aux problèmes de fonds qui constituent un frein au développement d’un sport et à la gestion de celui-ci. A mon sens pour que la Fédération soit plus utile, plus efficace dans ses approches relatives à la gestion de la chose échiquéenne, il faut des clubs et des ligues « libérés ». C’est-à-dire, être, pour ces clubs et ces ligues, dans une position où prendre une initiative comme l’organisation d’une compétition, d’une formation ou toute autre activité de ce genre soit réellement possible pour eux. Il faudra y mettre les moyens. Mais cela sera un investissement rentable pour l’avenir. »

Tu sais sans doute que le ministère de tutelle considère les Echecs comme son dernier souci ?

Noureddine Ziane : « Cela aurait pu être autrement si la FRME avait eu une organisation forte, un nombre d’adhérent (clubs et pratiquants) plus substantiel. Avec seulement quelques 3000 licenciés, si je ne me trompe, comment voulons-nous une attention particulière de notre ministère de tutelle. Augmentons le nombre de nos licenciés d’abord, mettons en place des centres de formation (école d’échecs, cadres), ayons des clubs et des ligues qui « bougent », multiplions la communication, etc, il en sera autrement, cela est certain. »

Un mot pour la fin ?

Noureddine Ziane : « J’adresse mes salutations vives à tous les membres des échecs marocains. Je voudrais réitérer ici, puisque vous m’en donner encore l’occasion, ma volonté à apporter ma contribution pour remettre sur un pied solide cette noble discipline que nous aimons tous. Enfin, je ne peux manquer d’avoir une pensée pour Tarik Rrhioua "Que son âme repose en paix" !

Merci, Noureddine Ziane.

Noureddine Ziane : « Merci à vous également ».

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Commentaires

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mercredi 2 décembre 2009 à 05h10, par  Youssef BOUKDEIR

J’ invite , donc , toutes les composantes de la grande famille échiquéenne , quelque soit leurs opinions , de favoriser le dialogue et de faire prévaloir l’intérét général et donc de prendre sérieusement en considération la candidature de Ziane soutenue par Hicham Hamdouchi.

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mardi 1er décembre 2009 à 15h59, par  Youssef BOUKDEIR

En attendant que Mr Ziane nous dévoile les grandes lignes de son programme et les moyens qui seront mis en œuvre pour mettre à niveau notre fédération aussi bien sur le plan financier, administratif que technique ; j’invite tous les présidents des clubs, les cadres, les anciens champions du Maroc qui sont aussi mécontents de la situation chaotique dans laquelle se trouve notre sport depuis quelques années, j’invite aussi les membres du bureau fédéral , ceux qui savent que c’est l’ancien président suspendu par la Fide responsable de ce chaos qui continue de gérer notre fédération …ils ne sont pas d’accord mais n’osent pas le déclarer ouvertement , ils sont pour le changement mais n’ont pas encore trouver l’issue convenable . Mr Ziane est soutenu et appuyé par notre GMI Hicham Hamdouchi capitaine de notre équipe nationale, en effet Hicham en tant que Marocain qui aime son pays, déçu par le non aboutissement de toutes les tentatives précédentes menées par nos cadres nationaux, cette fois il prend la décision et s’adresse à la grande famille échiquéenne marocaine pour leur proposer de soutenir Noureddine Ziane à la tête de la FRME. Comme tant d’autres, j’ai le souhait que Hicham nous revient, que nos lions qui forment l’équipe nationale rugissent, que nos jeunes champions retrouvent la joie de jouer et la rage de vaincre, que nos cadres entraîneurs et arbitres se remettent à la tâche, que nos vaillants présidents des clubs revivent la joie d’antan, c’est là mon vœu et sans doute c’est celui de plusieurs d’entre vous, soyons unis pour l’intérêt des échecs Marocains.