Rechercher dans le site
fontsizeup fontsizedown

Un audit des fédérations est primordial... (dixit MJS !)

Interview:Les paroles sont là mais la réalité est toute autre.
mardi 17 mars 2009
par Boujemâ Kariouch
popularité : 1%

GIF - 10.6 ko En "errant" sur la toile, ici et là, nous avons découvert, par hasard cet article que nous soumettons à votre perspicacité. De la parole à la réalité ou de la réalité à la parole, il y a un pas qui n’a pas encore été franchi par le département de tutelle.

Jamais le Ministère n’aura connu, avant la nomination de l’actuel ministre de la jeunesse et des sports autant de "révoltes" émanant des fédérations sportives nationales. Pas contentes, mais pas contentes du tout ces grandes et petites dames de fédération sur la gestion du sport marocain par le MJS.

Dans le présent article d’aucuns constateront des contradictions dans les propos de la ministre de la jeunesse et des sports avec la réalité sur le terrain. Notamment en ce qui nous concerne nous autres des échecs marocains et de notre "pauvre" fédération.

La FRME laissée, sans pitié, par le MJS, déchiquetée par les loups affamés d’argent et de destruction.

Alors quand la ministre de la JS dit : "L’audit financier des fédérations est une action primordiale », je n’y crois pas tout simplement.

Et quand elle dit pas touche à l’article 22 (car c’est sans doute trop officiel et voyant) et que ses fonctionnaires font mieux que l’article 22, en empêchant une fédération de "tourner"..., il y a une grosse contradiction.

Admirez :


Nawal El Moutawakil : « L’audit financier des fédérations est une action primordiale »

Le sport national, après une analyse des résultats durant les dernières participations aux différentes manifestations sportives, n’a pas connu de régression et n’a pas enregistré non plus d’amélioration, ce qui explique le besoin d’un réel changement.

Plus de trois mois après la tenue des Assisses nationales du sport, où vous en êtes dans le processus de la mise en œuvre des recommandations de la Lettre royale ?

Nawal El Moutawakil : Effectivement, la Lettre royale adressée aux participants lors des Assises nationales du sport est une véritable feuille de route pour toutes les actions futures de notre département.

Ainsi, plusieurs actions ont été menées au sein du ministère et on peut citer par exemple :

• Refonte des textes de lois régissant l’éducation physique et le sport ;

• Elaboration des projets de textes législatifs et réglementaires relatifs à la lutte contre le dopage et la violence dans le sport ;

• La mise à niveau du Centre national des sports Moulay Rachid ;

• Relance de la formation des cadres, notamment par la mise en place d’un certificat de gestion et d’administration selon les nouvelles technologies du sport ;

• Les audits des fédérations dans le but d’un diagnostic objectif pour pouvoir les orienter et les accompagner dans leurs missions ;

• Nomination de nouveaux responsables à la direction des sports pour assurer le suivi d’une nouvelle dynamisation du sport et l’établissement de contrats-programmes avec les fédérations concernées à travers les axes prioritaires de mise en œuvre de la stratégie à l’horizon 2020.

Avez-vous l’impression que le message est bel et bien transmis aux différents intervenants dans le secteur du sport ?

Nawal El Moutawakil : Les directives royales ont été diffusées au plus grand public et aux instances sportives internationales par plusieurs moyens, notamment le site Web du ministère (www.mjs.gov.ma). Maintenant, c’est à tous les intervenants (le CNOM, les fédérations, les départements concernés et la société civile) de se mobiliser pour nous accompagner dans leur mise en œuvre effective selon un timing à court, moyen et long termes.

Certains responsables continuent d’annoncer par-ci par-là que notre sport va de mieux en mieux, est-ce que vous ne pensez pas qu’il vous sera difficile de faire évoluer les choses avec des responsables qui sont allergiques au changement ?

Nawal El Moutawakil : Le sport national, après une analyse des résultats durant les dernières participations aux différentes manifestations sportives, n’a pas connu de régression et n’a pas enregistré non plus d’amélioration, ce qui explique le besoin d’un réel changement pour rehausser le niveau des résultats et des structures de base qui gèrent les différentes activités sportives.

Vous avez ordonné d’effectuer des audits financiers d’un certain nombre de fédérations. En attendant que ce contrôle soit généralisé à l’ensemble des autres fédérations, quelles sont les conclusions du travail déjà effectué ?

Nawal El Moutawakil : L’audit financier pour les fédérations est une action primordiale et normale pour un diagnostic objectif. Tout d’abord et en premier lieu, c’est une analyse du mode de gestion des finances des fédérations et des méthodes comptables utilisées et enfin des qualifications du personnel chargé du suivi financier.

Cette première action pourra sans nul doute nous renseigner sur les points forts et les points faibles de la gestion financière des fédérations et, par la même occasion, nous donner l’opportunité d’établir des projets de mode de gestion à travers l’unification des manuels de procédure, l’adoption et l’adaptation des plans comptables et la gestion des ressources humaines.

Vous avez, à plusieurs reprises, affirmé que vous ne pouvez pas recourir à l’article 22 pour remettre de l’ordre dans certaines fédérations de crainte de représailles des instances internationales qui interdisent aux politiques de s’immiscer dans les affaires du sport. Comment vous allez faire pour remettre de l’ordre dans certaines fédérations où la lutte des clans est le maître mot ?

Nawal El Moutawakil : L’application de l’article 22 suppose que le ministère a épuisé toutes les voies de recours possibles sans être en mesure d’adopter une solution appropriée avec les représentants d’une discipline sportive. A notre avis, remettre de l’ordre est une mission qui nous incombe en vue de mieux restructurer et unifier les statuts des fédérations concernant les points suivants :

• La durée du mandat des présidents ;

• Les élections et les droits de vote ;

• Une ligne de conduite avec des critères de base de gestion administrative ;

• Un plan comptable unifié pour toutes les associations sportives. Une petite « guéguerre » s’est installée depuis quelque temps entre la FRMB et le MJS. Le dernier problème en date est la coupure de l’électricité qu’a connue le centre de formation de ladite fédération.

Existe-t-il réellement un différend entre la fédération et le ministère de tutelle ou s’agit-il juste d’un malentendu ?

Dans toute cette affaire, il y a lieu de souligner que tout simplement, l’administration a ordonné au complexe Moulay Abdellah, comme à tous les autres Services gérés de manière autonome (SEGMA), de rationaliser leurs dépenses en électricité et en eau. C’est ce qui a été engagé par la direction du complexe.

Aujourd’hui, le centre de la Fédération royale marocaine du basket-ball est alimenté en électricité après la souscription d’un contrat avec le fournisseur d’électricité REDAL (Veolia).

Par Abderrahman Ichi | LE MATIN

Lien de l’interview




Commentaires

Navigation