L’année 2006 est derrière nous. Pour nous tous. Nous, de la grande et de la petite famille échiquéenne marocaine. L’année 2006 a été autre que celle de l’aboutissement de grands chantiers de restructuration et de redynamisation, axées sur un relèvement du niveau de qualité de notre sport aux standards internationaux. La situation de notre sport n’a pas bougé d’un iota. Bien au contraire les besoins et les attentes espérées par les composantes échiquéennes nationales sont restés cruellement inassouvis. En terme de résultat, la Fédération Royale Marocaine des Echecs a réussit, en 2006, la performance de se mettre à dos toute l’élite nationale : cadres, joueurs et beaucoup de dirigeants. 2006 restera aussi et surtout, pour moi, et sans doute pour beaucoup de personnes, l’année le la « Fracture ».
Une fracture entretenue de main de maître par l’esprit rancunier et aveugle du président fédéral. Une fracture qui a pris en otage les échecs marocains. Enfin, une fracture « polluante » qui fait suite à une année utilisée par la Frme à sanctionner à tout bout de champs, à démonter pièces par pièces le petit capital de confiance acquis par nos précédents présidents fédéraux et nos dirigeants de ligues et de clubs, à trafiquer aveuglément des papiers pour une cause illégitime, à crier sur les toits des arguments provocateurs et à haute teneur en soufre et à distribuer aveuglément ici et là des titres forcément et fortement contestés. Sans compter les insultes présidentielles jetées sur des personnes propres et plus qu’honorables.
Dans ce labyrinthe de dédales à n’en plus finir, dans lequel notre sport n’est pas prêt d’en voir la sortie, la pratique des échecs en tant que tel, en tant que sport noble, reste le dernier des soucis fédéraux face à la contestation grandissante et légitime. C’était en 2006. On ne l’oubliera pas de sitôt cette année plus que les précédentes. 2006 à oublier ? Non ! A en tenir compte pour que 2007 ne lui ressemble pas.
Qu’en sera-t-il pour 2007 ? En d’autres termes, sortirons nous de ce labyrinthe ? Ou tout simplement verrons nous un nouveau président compétent qui se mettra à l’œuvre pour réparer la fracture qui n’a fait que trop de dégâts ? Ce sont des questions dont les réponses dépendront, bien sûr, des présidents des clubs d’échecs nationaux. Qu’à Dieu ne plaise, croisons les doigts et attendons cette fameuse assemblée générale si elle se tient, car nous sommes en janvier 2007 et toujours rien à l’horizon.
Ceci étant, il n’en demeure pas moins que le paysage échiquéen national a besoin de toute urgence d’un nouveau souffle.
Les Echecs marocains sont diminués d’un grand pan de leurs forces vives et il devient évident que l’actuelle fédération ne pourra pas continuer longtemps comme ça.
La prochaine assemblée générale sera donc décisive pour l’avenir des échecs marocains. C’est évident, nul ne peut dire le contraire. La responsabilité qui sera entre les mains des présidents des clubs nationaux n’aura jamais été aussi cruciale qu’en ce moment. Une lourde responsabilité dont l’essentiel sera de déterminer la future orientation vers laquelle devra se diriger notre sport. Avec ou sans Amazal ? Brrr, j’ai froid au dos devant cette échéance qui nous attend. Encore une fois touchons du bois et remettons-nous en à la conscience propre et objective de nos présidents de club pour assainir notre fédération. Car cela ne dure que trop.
Nous sommes tous conscients de l’enjeu capital de cette A/G. La situation des échecs marocains tire aujourd’hui vers un seul et unique sens : le changement. Mais le danger de se voir confiner à nouveau dans l’actuelle négation fédérale est permanant. Celui d’un dérapage qui serait dû à une campagne pro-amzaliènne déclinée sur des thèmes à « versions dirigées » nous guète. N’oublions pas la belle qualité présidentielle : la parlotte. L’homme sait parler. A sa manière, mais il sait parler et surtout dénigrer. Le peaufinement de ses versions fait qu’elles se mettent sur pied au moyen de « preuves » bien échafaudées. Avec l’art et la manière. Pour appuyer des arguments qui, normalement, ne tiendraient debout, le temps d’une petite réflexion logique, dans tout autre endroit que notre assemblée générale.
Enfin, je voudrais revenir sur l’agression verbale téléphonique et de l’irrespect du président fédéral, le 17 janvier dernier, envers M. Boukdeir et envers Dieu (M. Boukdeir se trouvait en ce moment-là à la Mosquée) pour dire simplement que ce comportement nous éclaire et nous confirme la nature d’un homme qui soi-disant dirige une fédération nationale. Le plus cruel c’est que c’est de notre fédération qu’il s’agit. M. Boukdeir a eu un désagréable privilège que je n’ai pas eu malgré mes nombreux articles, parfois acérés critiquant la gestion intolérable du président fédéral. Quoique certains « intermédiaires » ou « samsars » on cru bon de défendre l’indéfendable d’une manière odieuse auprès de ma conscience qui est inébranlable.
Et c’est vrai que M. Boukdeir joue et gagne !! Il a raison. La vérité n’a pas de prix.
Boujemâ Kariouch de retour (après une pénible convalescence)





