Deux ans déjà depuis que nous avons découvert au printemps 2005, avec une joie qui depuis n’a fait que grandir, le nouveau-né que quatre de nos meilleurs joueurs, Tarik Rrhioua, Mohamed Tissir, Ismaïl Karim et Abdelaziz Onkoud venaient d’offrir à la famille échiquéenne nationale : Maroc Echecs. Rapidement, ME s’est imposé sur la scène échiquéenne marocaine comme seule interface de communication et d’information possible, en l’absence honteuse et malheureuse d’une telle initiative de la part d’une fédération nationale en dormance ! Deux ans que nous vivons une aventure formidable grâce à la dynamique engendrée par la locomotive ME, au rythme de scoops échiquéens tantôt glorieux, quand il s’agit des exploits de nos compatriotes au Maroc ou à l’étranger, tantôt lamentablement honteux quand il s’agit de révélations des multiples manigances et supercheries qui gouvernent la gestion des échecs nationaux au niveau fédéral.
Les moments forts de l’année
A l’instar de la première, cette deuxième année aura été riche en information et en discussions, grâce aux contributions sous forme d’articles ou de commentaires d’un nombre de plus en plus grand de lecteurs, de rédacteurs et d’administrateurs. Le nombre de ces derniers a grimpé de 4 membres fondateurs en mars 2005 à 12 administrateurs à l’heure actuelle :
Abdelaziz Onkoud (France, fondateur)
Ali Sebbar (Maroc)
Ezziani de Fès (Maroc)
Isamël Karim (France membre fondateur)
Mohamed Moubarak Ryan (Maroc)
Mohamed Tissir (Dubai, Paris, Barcelone, Madrid, etc, membre fondateur)
Mourad Métioui (Belgique)
Nabil Hasbi (France)
Tarik Rrhioua (France, membre fondateur)
Youness Fareh (Canada)
Youssef Boukdeir (Maroc)
Zoheir Slami (Maroc)
Le site connait une affluence de plus en plus grande, avec une moyenne de 570 visites sur les six derniers mois et un nombre total de visites qui a dépassé la barre des 220.000 visites depuis sa naissance sur la toile.
ME a organisé deux concours de la composition échiquéenne, à la mémoire de deux anciens présidents de la FRME récemment disparus, deux personnalités qui ont marqué l’histoire des échecs marocains de leur emprunte, MM. Mustapha Bakkali (1924-2005) et Kamal Skalli (1950-2004). De nouvelles rubriques sont venues enrichir le site cette année, telles que les cahiers techniques et la chronique du fou cloueur de Boujemâ Kariouch, la "الإبرة والهشيــم" ("l’aiguille et la botte de foin") de M. Mohamed Moubarak Ryan et le « وجهة نظر » (point de vue) de M. Youssef Boukdeir, rubriques en langue arabe qu traitent des actualités échiquéennes nationales, la rubrique « Maroc Olympiades » qui retrace l’histoire des participations de la sélection nationale à la compétition olympique, les « péripéties turinoises » de Onkoud qui le temps de la 37ème olympiade de Turin nous a régalés avec des articles satiriques qui ont relaté quelques moments forts de la présence de la délégation marocaine en terre italienne, ou encore « Problemaz », rubrique consacrée à la future revue de la composition de même nom qui a été relancée par le talentueux Abdelaziz Onkoud.
De plus en plus de lecteurs nous ont rejoint dans l’aventure ME au cours de cette deuxième année. Des marocains, des français, des canadiens, des internautes du monde échiquéen francophone et probablement aussi arabophone puisque la langue arabe est de plus en plus présente sur le site, ce qui permet la participation d’un plus grand nombre d’acteurs, pour le plus grand bien des échecs nationaux. Maroc Echecs a donc continué sur sa lancée malgré le dimanche noir du 26 février 2006, malgré les attaques et les accusations. On nous a accusé de comploter contre la fédération, de publier des insanités et des obscénités !! On nous a même traité de « site à caractère… ». On nous a déclaré la guerre, nous avons vite fait de riposter.
A la guerre comme à la guerre
Cette deuxième année aura été celle de la guerre ouvertement déclarée à la FRME, une instance en perte de moyens et de compétences. Une fédération qui n’en fait qu’à sa "tête". Cette année aura été l’année de tous les excès, de toutes les folies de la part de la FRME. Encore une fois, elle a montré toute sa mégalomanie et toute sa haine ! Non contente de ne rien proposer comme activité aux échéphiles marocains, la FRME va compenser son inaction, son « année blanche » (plutôt noire selon l’expression de Moubarak), par une série d’actions vigoureuses visant à sanctionner, suspendre clubs et joueurs, saboter toutes les initiatives prises par les gens de bonne volonté qui veulent bien faire.
Nous gardons ainsi un souvenir très amer du fiasco de Khémisset, une manifestation qui se voulait être le « Festival » de l’Enfant et qui a été entièrement sabotée par la FRME. Une occasion ratée que la fédération a plutôt utilisée pour étoffer son agenda de scandales à la chaîne et qui font légion sur la scène nationale depuis quelques années.
Vingt ans de suspension pour le Maître Elamri, bête noire de la fédération qui va plus tard non seulement réussir à obtenir gain de cause auprès des tribunaux, mais qui sera probablement la personne à remercier en fin de compte pour son combat sans relâche qui finira certainement par venir à bout de la nébuleuse fédérale illégitime.
Cinq ans pour Onkoud, l’instigateur de ME, le rebelle, l’ingrat,…qui s’est réfugié en France dans le seul but d’attaquer la fédération et ses grands hommes !! Dans une lettre adressée à la FIDE, La fédération est allée jusqu’à s’opposer fermement au transfert vers la fédération française des échecs de Onkoud car il aurait « transgressé tous les principes du noble jeu et utilisé tous les moyens pour salir l’image des échecs au Maroc » (sic).
Deux ans de plus pour le Maître Ali Sebbar après une année sabbatique injustement imposée, Ali, une figure nationale aimée de tous sans exception, un modèle de sacrifice, de droiture et de politesse, une personne dont l’élocution et la culture forcent le respect, un talent échiquéen qui dans d’autres pays aurait déjà décroché le titre de GMI depuis belle lurette, suspendu pour avoir soi-disant proféré des injures à l’égard de sa sainteté le président dont la bassesse du langage n’est plus à démontrer. Demandez à Messieurs Boukdeir et Idrissi de vous rafraîchir la mémoire si vous aviez oublié. Non contente de la première suspension de deux ans, la FRME et ses commissions changeantes se sont acharnées sur Ali, l’ont embêté et humilié que ce soit à Bouznika ou à Khémisset, multiplié par deux sa sanction …

Ali Sebbar, un immense talent !
En le privant de représenter la pays aux olympiades de Turin, alors qu’il a terminé deuxième derrière Tissir au National de Tétouan 2006, la FRME a également sanctionné le jeune et talentueux Mokhlis El Adnani, un joueur au palmarès éloquent, un autre espoir national étouffé depuis son très jeune âge, sans raison valable… ou plutôt pour la raison plus que probable qu’il ne veut pas jouer dans le club du président et qu’il s’est rallié à ceux du côté de la vérité ! Une terrible injustice qui dépasse tout entendement !

Le MF Mokhlis El Adnani,
vainqueur de la 5è Coupe de Chefchaouen, juillet 2006
Dans son élan de suspensions, la fédération a également suspendu des clubs au palmarès prestigieux tels que l’Ittihad Riadi ou le FUS et oublié d’en convoquer d’autres pour les priver de concourir avec le club du président pour la Coupe du Trône. Les commissions disciplinaires préfabriquées ont sévi à droite et à gauche et puni tous ceux qui avaient osé défier la fédération omnipotente. Mais la saga des suspensions a été étrangement sélective, obéissant aux humeurs et intérêts des membres du bureau fédéral. La saga des suspensions a été à ce point arbitraire et ridicule qu’elle a récemment poussé le Maître International Moubarak Ryan à demander à la fédération, non sans une certaine ironie, de le suspendre lui aussi, lui qui n’a pas arrêté de critiquer sur ce forum les dysfonctionnements de la fédération. Il a été immédiatement suivi dans sa démarche par le très respecté cadre national multivalent qui a consacré toute sa vie à servir les échecs nationaux, Monsieur Boujemâ Kariouch.
Ras le bol général
Heureusement, face à toutes ces injustices, la nation échiquéenne marocaine n’est pas restée oisive. Grâce entre autres à ME, un vent de révolte s’est levé, une tempête devrais-je dire. Un ouragan qui a fini par atterrir dans les salles des tribunaux. La deuxième année de ME aura coïncidé avec la plainte au sujet du dossier des falsifications des normes pour l’obtention de titres d’arbitre international, plainte envoyé à l’ACP et relayée par cette dernière vers la Commission d’Ethique de la FIDE qui n’a pas hésité de qualifier le dossier de « Dirty case » (sale affaire), le désaveu de l’élite dont notre GMI Hicham Hamdouchi, une élite qui s’est indignée de la gestion calamiteuse de la fédération, une élite dont certains représentants avaient pris clairement position auparavant en s’éloignant de toutes les activités de la FRME. C’est le cas de notre premier MI national, Maître Moubarak, double champion du Maroc, qui a déclaré ouvertement son boycott de toutes les activités de la FRME jusqu’à nouvel ordre. C’est le cas notamment du MI Mohamed Tissir, triple champion du Maroc et champion en titre, qui a préféré bouder les olympiades de Turin pour montrer clairement sa position. Les présidents de 5 ligues sur les 8 que compte le royaume ont emboîté le pas de l’élite et se sont donné rendez-vous à Tanger pour débattre des moyens d’actions à entreprendre dans le but de sortir la fédération de sa léthargie. Leur lettre ouverte « Recommandations de la Réunion de Tanger », publiée sur le site en langue arabe, a été suivie d’une lettre adressée au premier ministre, lettre dans laquelle ils sollicitaient son intervention pour sauver ce qui peut encore l’être.
Tout cela a atterri devant les juges, faute de possibilités de dialogue, à jamais perdues malheureusement. « Ce n’est pas moi » a déclaré le président à propos des falsifications à grande échelle. Je n’ai fait que transmettre, je ne suis qu’un facteur ! Il persiste et signe, tout n’est que mensonge, il poursuit deux journaux prestigieux pour calomnie, accuse les contestataires de complot contre sa personne et sa fédération, lance une guerre sans merci contre les présidents de ligues révoltés, façonne son bureau fédéral à sa guise, crée des commissions sur mesure, suspend, insulte au téléphone, envoie ses acolytes nous insulter sur le site et ailleurs, désinforme dans la presse nationale, crie à celui qui veut l’entendre qu’il est le maître légitime de la fédération et qu’il y restera jusqu’au dernier soupir, qu’on veuille de lui ou pas !
L’affaire, les affaires car on les compte plus, sont dans les mains des juges sur qui nous comptons pour sauver ce qui peut encore l’être.
Pendant ce temps, Maroc Echecs continuera d’exister que la Fédération le veuille ou pas, ME continuera de servir la cause des échecs et des joueurs d’échecs marocains où qu’ils soient, ME compte sur vous tous, chers amis des échecs, pour continuer à enrichir le site et contribuer chacun à son échelle à ce renouveau des échecs nationaux que nous sommes entrain de vivre. Mesdames, Messieurs, je réitère mon appel de l’année dernière : ne nous boudez pas ! Nous avons besoin de vous, anciens et nouveaux, nous avons besoin de vos témoignages, de votre participation active à la réhabilitation de la gloire des échecs marocains.
ME est et restera votre site à tous. Ensemble, continuons à oeuvrer pour la construction d’un meilleur avenir. Ensemble, allons de l’avant et montrons au monde entier ce que nous pouvons faire, ce que nous savons faire ! Le chemin est encore long, mais j’y crois tellement !
Bon anniversaire Maroc Echecs et que le succès continue !
Maroc Echecs, il n’y a que ça qui compte !

