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Le "Président" s’explique...Mise au Point à l’Opinon.

Publié le mercredi 25 avril 2007.


AVANT PROPOS.

Jeudi 19 avril 2007 ; à la veille de mon départ à Rabat pour prendre part au "Marathon International du Blitz", un ami m’informa de la publication par le quotidien national francophone très coté " L’Opinion" d’un article recueillant une virulente déclaration de monsieur Mustapha Amazzal, président " en instance" de la FRME. J’ai imméditement décidé d’envoyer une "Mise au point" au rédacteur en chef de ce journal, alors que je suis, en principe, plutôt réticent à rectifier ce que publie notre presse nationale sur les Echecs, car nombre de journalistes abordent ce sujet avec une certaine légèreté, alors que d’autres affichent un parti pris flagrant dont les raisons sont - par ailleurs - faciles à détecter...( voir mon précédent article : Piètre Journalisme)

Le vendredi 20, Abdellatif Cherraf, journaliste ou "collaborateur" de l’Opinion récidive avec un article tendancieux, faisant "les échos" à la veille de l’AGO, annonçant exlusivement qu’elle est prévue le 06 mai 2007 !

Jusqu’à ce mercredi 25 avril, "L’Opinion" n’a pas daigné publier cette mise au point. J’ai donc décidé de la faire partager avec mes amis échéphiles navigant à travers Maroc-Echecs. Sans Commentaire !...


Tétouan le 20 avril 2007

A

Monsieur le Rédacteur en Chef de « L’Opinion »

Mise Au Point

Dans son édition datée du jeudi 19 avril 2007, L’Opinion publia à l’intérieur de sa page sportive (17) un article signé par monsieur Abdellatif Cherraf, intitulé : « Fédération Royale Marocaine des échecs : Le président s’explique… ». L’article en question est apparemment neutre, car il évoque la crise fédérale avec une certaine prudence ; Néanmoins en contactant uniquement le président contesté monsieur Mustapha Amazzal, lui donnant la parole exclusive pour s’attaquer à ceux qui s’opposent à sa politique, il a brisé cet équilibre. Ce traitement de faveur contraste avec l’attitude objective qui a toujours caractérisé la couverture sportive de L’Opinion supervisée par un grand journaliste pointilleux et averti, en l’occurrence monsieur Najib Salmi.

C’est pourquoi je voudrais vous adresser cette Mise au Point, en espérant qu’elle sera publiée dans votre prochaine édition.

Lors de sa longue « explication » recueillie par monsieur Cherraf, Mustapha Amazzal accuse certains présidents de ligues « mal intentionnés » de vouloir faire obstacle à « son travail » qui se limite à faire imposer la tenue des assemblées générales de ces propres ligues, en conformité avec la Loi n° 06-87, relative à l’éducation physique et le sport ; Mais sans trop s’attarder sur les véritables motifs de cette « croisade » menée, tambour battant, par le président en exercice contre les cinq ligues contestataires (sur les 8 existantes), il faut « balayer devant ses portes avant de vouloir nettoyer chez les autres… » comme l’exprime judicieusement l’adage populaire marocain ! En effet la Fédération d’Amazzal, refuse obstinément de tenir sa propre Assemblée Générale Ordinaire, qui devait se réunir avant le 15 octobre 2006, au titre des règlements en vigueur que monsieur Amazzal veut imposer aux autres. C’est l’un des points de discorde qui oppose ce président à la majorité des échéphiles marocains, dont un certain…Hicham Hamdouchi, GMI et meilleur joueur arabe et africain épaulé par la plupart de joueurs marocains d’élite, des arbitres, et des cadres nationaux. Au lieu de défendre ses comptes financiers contestables, et justifier son bilan catastrophique à leur égard, monsieur Amazzal préféra la tactique de la fuite en avant, en reconstituant son bureau fédéral le 06 octobre 2006, au mépris de la loi susmentionnée, et en contradiction flagrante avec l’article 15 du statut de la FRME, qui stipule que seule l’Assemblée Générale de la Fédération est habilitée à élire ou changer le tiers de ce bureau en séance plénière !

Ce point, pourtant important sur le plan juridique, ne constitue que la face apparente de l’Iceberg. La Fédération Royale Marocaine des Echecs est vraiment sur la dérive ; Ses ressources ont diminué, sa gestion financière est calamiteuse et exige un audit de la part de l’autorité de tutelle ; n’en serait –ce que pour enquêter sur le retrait par monsieur Amazzal , en personne, un matin de juin 2006 d’un chèque de 251.000 dhs en billets de banque, violant ainsi toutes les règles comptables régissant les fédérations sportives, et les associations reconnues d’utilité publique. D’autres opérations similaires l’ont suivi, jetant un véritable doute sur l’intégrité morale de son auteur

Mais… l’intégrité morale de toute la fédération est déjà entâchée suite à la révélation en décembre 2005 du « Scandale des Normes Falsifiées d’Arbitrage » ou monsieur Amazzal a osé signer et cacheter des attestations fabriquées de toutes pièces à l’intention de la FIDE (Fédération Internationale des Echecs) dans le but de fournir des normes fictives à certains de ses proches pour l’obtention de titres d’Arbitre International. La Commission d’Ethique au sein de la FIDE, saisie par l’ACP (Association des Joueurs Professionnels) poursuit toujours son enquête. Espérons que seules les personnes impliquées et les commanditaires en seront sanctionnés…

D’autre part la Fédération dirigée par une personne impulsive a battu tous les records de sanctions abusives ; dont certaines dépassent l’entendement : 20 ans, par exemple, pour avoir exprimé ses opinions à travers la presse ou le site maroc-echecs.com, forum par excellence de tous les échéphiles marocains. Ou même à perpétuité pour des accusations non moins futiles. Des soi-disant « commissions disciplinaires » sont constituées par le président lui-même, pour statuer sur des accusations dont il est le plaignant : être juge et parti, est une curieuse façon de concevoir la discipline dans une fédération sportive, dédiée au noble jeu.

Mais au-delà de ces accusations basées sur des preuves solides, l’important pour nous est de sauver notre fédération du marasme actuel ; Rien ne sert de se cacher derrière les questions de procédure. Cette année est la pire dans l’histoire de notre instance échiquéenne fondée en 1963…Une année blanche sans compétitions officielles, sans championnats, individuels et par équipes, sans programmes nationaux et internationaux…C’est sur son inactivité sportive que notre honorable président doit s’exprimer devant les médias, au lieu de jouer l’innocent et parler de « l’épanouissement des échecs ». Quand à la dilapidation de l’argent public, la falsification à grande échelle, et la formation de bureaux illégaux, c’est devant les tribunaux compétents qu’il devra s’expliquer…

Avec mes salutations les plus sincères.

Signé : Mohamed Moubarak RIAN

Maître International

Ancien Champion du Maroc



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