J’ai appris de sources fiables que M. Aziz Zelmat, assesseur au sein du bureau fantôme de la FRME, a adressé par pli recommandé sa démission de l’instance "dirigeante" de la Frme. Il fallait s’y attendre. Les raisons évoquées sont personnelles. Soit. Mais qu’on ne s’y trompe pas. Cette démission opportune, je pense qu’elle présente en soi, non seulement une sorte de ras le bol par rapport à une situation devenue intenable au sein de la Frme, mais aussi un rejet normal, par un homme qui n’a jamais trouvé les réponses auxquelles il aspirait pour entrevoir ne serait-ce qu’un brin d’espoir pour un déblocage salutaire de notre sport. D’aucuns pourront dire pourquoi il n’a pas démissionné plus tôt . Ils ont raison. Cependant il faut savoir que celui-ci n’est pas un homme qui peut retourner sa veste du jour au lendemain sans qu’il en soit bien convaincu. Toujours est-il que l’incompréhensible retard de l’AGO de la Frme, la situation fantôme du bureau fédéral et les rapports moral et financier tendancieux ont eu sans doute un effet décisif dans sa sage décision.
Connaissant très bien M. Zelmat pour l’avoir invité dans le bureau du Club IZK lorsque j’en assurais la présidence, puis pour l’avoir accompagné lorsque celui-ci assura positivement cette même fonction, je peux attester que l’homme est imprégné par une passion pour les échecs mais aussi par une vision porteuse de bénéfices pour les échecs.
Homme pragmatique n’ayant pas d’expérience dans les problèmes du genre de ceux concoctés par amazzal et compagnie, on l’a souvent accusé d’être un pro-amazzal inconditionnel de par ses positions personnelles. Telle celle à propos de la question soulevant des points d’interrogation sur "l’alternative amazzal".
Depuis le début des problèmes, il a bien tenté de convaincre amazzal d’assouplir son comportement. En vain. Mais devant l’amplitude des "affaires", il a pris du temps pour réagir, mais il a réagi tout de même en homme de bienséance.
J’aurais l’occasion de le rencontrer lorsqu’il aura un moment de répit dans ses activités professionnelles et il est certain que j’en apprendrais plus sur les motivations de cette heureuse démission.
Ce que je souhaite, c’est que cet acte salutaire serve d’exemple aux autres membres du bureau fantôme et qu’ils rejoignent le bon sens dans lequel se meuvent ceux qui aspirent légitimement à des échecs marocains dignes de ce que nous voulons pour nos enfants au lieu de se terrer dans la médiocrité et l’illégalité. Daigneront-ils enfin comprendre et se convaincre qu’ils font fausse route au côté d’un homme dont il lui reste beaucoup à apprendre ce que sont le Maroc et les Marocains d’aujourd’hui ?
Après MM. Idrissi, Lameti, Mouissou, Boukdeir et maintenant Zelmat, à qui le tour ?
Boujemâ Kariouch





