Finalités pédagogiques du Jeu d’Echecs
1-Cultiver les qualités d’observation et d’analyse.
2-Entraîner l’élève à la pensée déductive.
3-Inciter l’élève à la rigueur logique.
4-Apprendre à l’élève à bâtir une chaîne de déductions,à déceler éventuellement une faille dans le raisonnement, à développer, de façon constructive, son esprit critique.
5- Montrer à l’élève, par exemple, les incertitudes que comporte une induction mal contrôlée.Stimuler son imagination (induire, généraliser, concevoir une méthode, trouver , illustrer )
Ces phrases relevées dans les commentaires officiels des programmes de mathématiques pourraient tout aussi bien caractériser ce qu’apporte le jeu ’échecs à de jeunes esprits. Conformément aux instructions officielles, il fait appel au "souci constant du raisonnement, qui se joint, dans tous les cas, à un effort de synthèse", ici, en l’occurrence, la décision du coup à jouer.
le jeu d’échecs élabore avant tout des schémas de pensée dans lesquels mémoire, imagination, motricité, observation, logique, esprit critique, attention, analyse sont étroitement imbriqués.
Que nous apporte le jeu d’échecs ?
Par la beauté des combinaisons et la profondeur des analyses, parce qu’il est le reflet des luttes de notre vie, en même temps qu’une gymnastique de l’esprit, le jeu d’échecs est considéré à juste titre comme le roi des jeux.
En Suisse on le pratique également dans l’enseignement pour développer les qualités suivantes : attention, concentration, esprit logique mathématique, jugement et plan, imagination et prévoyance, créativité, maîtrise de soi, volonté de vaincre ou de résister face aux difficultés, courage et esprit de décision, esprit d’analyse et de synthèse, grâce au calcul mental des variantes, intelligence, organisation méthodique de l’étude.
voici les étapes indipensables pour reussir ce projet :
trouver un Animateur formé au Jeu d’Echecs.
former des Professeurs référents de l’établissement.
prêter du matériel échiquéen.
fournir les documents pédagogiques adéquates.
organiser les championnats des collèges.
""Extraits du projet du developpement de l’international dans le département du Rhône pour les établissements scolaires via le Jeu d’Echecs""
Comment la Fédération Française des Echecs a organisé son système de formation ?
La Fédération Française des Echecs a désigné un responsable de la formation.
La Direction Nationale de la Formation gère les titres et les diplômes agréés par la Fédération Française des Echecs.
Elle valide et coordonne les stages qui sont organisés par les clubs, les comités départementaux et les Ligues. Elle gère le suivi technique des dossiers, corrige les examens et décerne les titres aux candidats.
La Fédération Française des Echecs délivre deux types de diplômes qui valident des compétences trés différentes :
• Les Diplome d’Animateur de la F.F.E. (DAFFE) Animateur (1er degré), Educateur (2ème degré) et Professeur (3ème degré).
Ils s’adressent à des personnes souhaitant acquérir les compétences pédagogiques nécéssaire pour initier des personnes aux échecs. Le contenu est plus pédagogique que sportif et doit permettre à l’animateur de pouvoir animer des leçons auprés de scolaires ou pour des débutants dans un club.
• Les Diplômes d’Entraîneur de la F.F.E. (DEFFE) Entraîneur (1er degré) et Maître-Entraîneur (2ème degré). Ils s’adressent à des personnes ayant déjà un bon niveau échiquéen (minimum exigé 2000 elo pour entraîneur, MI pour Maître entraîneur) désirant entraîner réellement des joueurs de compétition souhaitant avoir les meilleurs résultats sportifs possibles.
Comment la Fédération Française des Echecs a organisé son secteur scolaire ?
La pratique des Echecs relève tant de la réflexion que de la mémorisation, du raisonnement, de la visualisation, de la concentration, et bien entendu de l’affrontement. De ce fait le jeu d’Echecs est l’un des plus complets. Toutes les tâches que peut accomplir le cerveau humain sont mobilisées à travers la pratique. Ces tâches peuvent du reste être mises très tôt en activité, puisqu’à trois ans déjà, l’enfant peut être happé par cet intérêt, et savoir comment bouger un fou.
La pratique du jeu d’Echecs en milieu scolaire est un outil de réussite scolaire, hypothèse émise par beaucoup de parents et d’enseignants, en tirant des parallèles entre l’apprentissage du jeu et les activités de raisonnement, de calcul, ou de mémorisation que demande l’école.
La stratégie, la mémorisation, les aspects attentionnels sur le traitement visuo-spatial et de l’imagerie mentale sont des paramètres qui se lient à la dimension ludique de l’affrontement. De ce fait, il faut se sortir de l’idée que ce jeu mobilise des capacités exceptionnelles. C’est un jeu intéressant parce qu’il contient une foule de compétences. Les Echecs sont du reste à la portée intellectuelle de chacun, et aide à acquérir tant la capacité de concentration que de méthodologie dans la prise de décision.
En France, le secteur scolaire est en plein développement mais un gros travail de fond et de masse reste à faire.
Le secteur s’articule de la manière suivante
•Interventions :en primaire et en secondaire
•Compétitions
A.Championnats des ACADEMIES.
1. Phase départementale :
Compétitions individuelles de masse, sous forme d’opens. Classements et qualifications des établissements pour la suite, c’est à dire les phases académiques, en formant les équipes à partir des meilleurs joueurs de l’open. Acteurs principaux : CSD et Président du comité départemental.
2. Phase académique.
Compétitions par équipes, catégories Ecoles, Collèges et Lycées. Système toutes rondes dans la mesure du possible. Qualifications des champions d’académies. Acteurs principaux : CSA et Président de ligue.
3. Phase inter-académique.
Les rencontres se déroulent sur un après-midi entre deux équipes et sont organisées autour de 4 parties de 2x20 mn par rotation des échiquiers par groupes de 4, à l’intérieur de chaque équipe. Les lycées par équipes de 4 ayant disputé les phases départementales et académiques sont quant à eux directement qualifiés pour la finale de Tain l’Hermitage, sans avoir à jouer de phase inter-académique
4.Finales nationales.
Ecoles : 16 équipes de 8 qualifiées.
Collèges : 16 équipes de 8 qualifiées.
Lycées : 20 équipes de 4 qualifiées.
Système suisse par équipes de 7 rondes.
Acteurs principaux : DNS et responsables ligue recevant (Président ligue, Président club organisateur et CSA).
Titres de champions de France.
B. Compétitions des établissements
Compétitions par équipes de 16 joueurs : Ecoles et Collèges et de 8 joueurs : Lycées.
Compétitions débutant directement par une phase régionale.
Parties rapides.
Phases éliminatoires réalisées à l’intérieur de six groupes géographiques.
Finales nationales rassemblant 8 Ecoles ou Collèges de 16 élèves et 16 Lycées de 8 élèves.
Acteur principal : DNS aidé par les CSA , les Présidents de ligue et les Organisateurs des finales.
Titre de champion de France
Extraits tirés du site de la ffe
L’expérience marocaine.
Au début de l’année 1999, un projet pilote est lancé dans une école à Casablanca « école Lala Aicha », le protocole de ce projet a été initié par les organismes suivantes : le ministère de l éducation nationale, le ministère de la jeunesse et du sport, la banque Wafabank, et la fédération royale marocaine des échecs. La présence de tous ces organismes promettait de très bons résultats.
Les cours étaient assurés par Zouheir Naciri et moi-même , on intervenait 6 fois par semaines excepté le dimanche, 6 classes bénéficiaient d’un cours hebdomadaire, notre support de travail était un livre canadien d’apprentissage en 11 leçons que Monsieur Jaafari nous a conseillé et nous a offert même des photocopies de ce livre. On a avait en tout plus de 140 élèves. L expérience a duré 6 mois, (Janvier juin). On disposait d’une grande salle isolée, et on avait le matériel nécessaire pour travailler dans les meilleures conditions.
Vint fin juin , j’ai réfléchi sur la manière d’encourager nos élèves, rien n était prévu au départ, j’ai parlé avec Naciri , puis avec la président de la frme, j ai proposé de distribuer des jeu d échecs aux élèves brillants, j’ai demandé à Karima (ancienne secrétaire de la fédération) de nous concevoir des diplômes, j’ai fait une autre demande à monsieur Jaafari , l invitation de trois filles au championnat du Maroc féminin qui allait se déroulait à Fès et l’invitation trois garçons pour le championnat du Maroc masculin prévu à Casablanca.
Le projet est reconduit. je ne sais pas si cette expèrience a été exporté vers d’autres villes marocaines, ou a été généralisé dans les écoles de Casablanca ?
Peut être que la fédération peut nous éclairer dans ce volet, sauf si elle persiste à rester en dehors des débats.
Les expériences de quelques villes marocaines
Je vais laisser la parole aux personnes qui étaient plus que moi proches de ces expériences, je compte sur eux pour enrichir ce paragraphe !! , de ma part, je vais parler de l’expérience de la ville d’Azemmour, que je connais très bien et que j ai relaté dans ma page personnelle.
La revoici
« L’école des échecs d’azemmour : Cette école d’échecs a été inauguré en septembre 1988, l’école a reçu 24 jeux d’échecs (28 ?) et 8 pendules (10 ?).Trois salles ont été réservées aux échecs, 2 échiquiers muraux. Un cadre agréable pour jouer, se rencontrer.
Malheureusement, une dotation de livres d’échecs n’a pas été prévue, le responsable de cette école devrait être le club de Chabab Azama, spécialement azeddine Charaf qui avait les clés du lieu. Toute une génération de jeunes joueurs d’échecs azemmouris a fréquenté ce lieu.
Abdelkrim Karkab, Mustapha ElKihel qui a remporté un titre national moins de 12 ans, Najib Morsi, Takafi Issam,Onkoud Chouaib,Ouanjli lamiaa,Zneiter Ibrahim, et beaucoup d’autres.
Je me souviens beaucoup de cette période qui a duré 4 ans,1988-1992, J’ai forgé des vraies amitiés échiquéennes avec d’abord Abdelkrim karkab.On était du même quartier,on se rencontrait beaucoup.Il avait un jeu d’échec, on sortait dans la nature et on jouait des dizaines de parties.J’avais l’habitude de noter mes parties, j’ai pu ainsi garder une précieuse documentation de mes débuts.
Après c’était le tour de Najib Morsi...on avait presque le même age...et nous avions passé des moments agréables dans le jeu... on faisait des matchs 4, 6, 8 ou même plus à l instar des matchs de championnat du monde lol.
Et puis il m’arrivait une situation originale ; je commençais à travailler avec Mustapha Elkihel, un très petit garçon de 9 ans, brillant dans les études... et apprenait rapidement tout ce que je lui soumettais.
Mon départ pour les études à Marrakech en 1991, a petit à petit coupé mes relations avec ma ville ; je passais le plus de mon temps à Marrakech, désormais un cycle vient de se terminer.
Après, j’avais toujours suivi les infos de mon premier club...rien n’allait ...le club n’arrivait plus à s’affirmer. Il était victime de son immobilisme....
L’école était toujours là, une belle structure pour les jeunes azemmouris...un passé court mais très intéressant .Malheureusement l’école n’existe plus, elle était transformée en une habitation ! Telle était la destinée d’une école d’échecs condamnée à mort depuis sa création. »
