Cet article n’est pas un rapport sur l’assemblée générale ordinaire de la Fédération Royale Marocaine des Echecs en ce jour, terrible, du 20 mai 2007 au centre d’accueil de Sidi Maârouf à Casablanca. Non, car je ne puis faire un rapport comme je le fais d’habitude. Ca me bloque. Je ne m’en sens par la volonté. Je ne sais pas pourquoi.
Maroc Echecs et nos amis rédacteurs se feront un devoir (pas un plaisir) d’en relater le déroulement.
Ce que je peux faire c’est décrire à ma modeste façon mes sentiments sur cette assemblée générale qui en vérité n’a rien d’ordinaire. En cela, je m’en doutais, que le lieu du déroulement fut effectivement un « blocus ». Un vrai de vrai ! Quant je suis arrivé devant le centre d’accueil, j’ai été surpris par le nombre de policiers et d’agents de sécurité qui filtraient la grille d’entrée. On est le 20 mai, rappelez vous un certain attentat du 16 mai à Casablanca. Peut-être est-ce une mesure de sécurité au cas où… Allah Ihfedna. D’autant plus que j’avais aperçu MM. El Amri et Sirine à l’intérieur. Si au moins j’avais vu ces Messieurs dehors, j’aurais compris qu’il leur était réservé : un accueil « spécialement chaleureux ». Mais non. C’était tout simplement la volonté d’amazal, il avait donné l’ordre pour qu’un seul représentant par club soit admis à l’intérieur. M. Raji, y veillait avec zèle au milieu des gens de la sécurité publique et privée. Figurez-vous que quand je me suis porté devant la grille d’entrée principale du centre, M. Raji m’a demandé si j’avais une convocation. Je la sors du cartable, la le lui montre et enfin il me laisse passer. Quelques minutes après avoir signé la feuille de présence, reçu mon badge, je ressors pour aller au café d’en face saluer les amis. Et là, au côté de MM. Semlali, Azzouzi et d’autres personnes, je leur dis regardez le groupe qui se fait accueillir par M. Raji avec accolades et sans convocation !! Alors que moi…Deux poids, deux mesures ? C’est de visu. Et puis, c’est normal. Puisque Kariouch égale Maroc Echecs. C’est trop d’honneur ! Oh M. Raji, bien des gens ont été choqués. Je sais bien que vous suivez vos instructions fidèlement. Je ne vous en veux pas, entre meknassis on reste toujours frères.
Et là, vous allez voir les photos de la honte. Je vous jure que moi-même j’ai eu honte de moi jusqu’au fond de mon âme. Je me suis dit qu’est-ce que je fais là.
Regardez mes amis les photos suivantes :

Qu’en pensez-vous cher Lecteurs ! Vous comprendrez pourquoi je ne me sens pas l’âme de faire un rapport normal sur cette assemblée générale, tellement la honte me serre le cœur et l’esprit. Comment de telles personnes ne puissent ne pas être acceptées à rentrer tout au moins dans la cour du centre dénommé accueil. Les sourires de Ali Sebbar, Samir Bnainou et Pierre Beiso contrastent avec le visage de M. Youssef Boukdeir. C’est le sort que réserve amazal « le démocrate » à ses contradicteurs. Voilà la dignité humaine aux échecs. A la Fédération Royale Marocaine des Echecs. Comment avec une telle mentalité vouloir le bien des échecs marocains. De quoi amazal avait-il peur ? Pourtant ses plus irréductibles pourfendeurs, les suspendus à vie, étaient à l’intérieur en l’occurrence MM. Abdelhafid El Amri et Ahmed Sirine en se tenant « tranquilles » comme le montre la photo suivante.

MM. Ahmed Sirine et Abdelhafid El Amri ont, je ne sais par quel miracle, pu accéder à l’intérieur du centre. Bien sûr ils représentaient leur club. Mais tout de même.
Plus même, savez vous que M. Hajaj a lui aussi passé presque la journée dehors dans la rue !
Regardez la photo suivante :

L’ASSEMBLEE GENERALE COMPLICE ?
L’assemblée générale débute avec l’habituel retard, vers les 11h30. Alors que je me suis réveillé à 4h du matin pour arriver à l’heure indiquée sur la convocation/passeport. J’aurai pu dormir deux heures de plus. Cela ne fait rien. Les échecs mènent à tout, sauf là où on le veut. C’est connu.
Je prends ma place près du haut parleur pour bien entendre ce qui va être dit. Mon, ami Saïd Nafri « interdit d’entrée » lui aussi, n’a pu m’être d’aucun soutien.
Amazal prend la parole, demande à l’assistance de contribuer au bon déroulement de l’assemblée dans une ambiance fraternelle. Au moment ou cette même assemblée générale est particulièrement « encadrée » par de nombreux éléments sécuritaires !!! Au moment où des hommes qui ont donné de leur sang et de leur sueur pour notre sport se trouvent « enfermés » à l’extérieur, empêchés de suivre les travaux de cette AG tant attendue et qui s’annonçait « palpitante ».
Quelle que soient les divergences, on se doit de les résoudre poursuit-il. Et il ne lâche pas la parole.
Je prends une photo, amazal lève sa main en me criant boujemâ. C’est-à-dire arrête de photographier. Ce que je fais pour le moment.
11h40 : Amazal déclare le quorum atteint et l’AG ouverte.
Sur 89 clubs affiliés à la Frme au titre de la présente saison, (laquelle 2005/2006 ou 2006/2007 ?) 58 clubs en situation règlementaire et 6 clubs enregistrés en tant observateurs.
Parlant depuis dix minutes amazal se voit poser une question que tout le monde attendait. C’est Mohamed Chakroun qui demande si la situation administrative de la Frme est légale et dans l’affirmative où est le document correspondant.
Amazal demande un « point d’organisation » et répond à M.Chakroun sans répondre à sa question en décrochant vers le récit d’une plainte effectuée contre lui par MM. Sirine, Boukdeir et Tissir. M. Chakroun reprend fermement la parole soutenue par M. Azzouzi pour demander une réponse à sa question. La réaction irritée d’amazal suscite l’intervention du représentant du département de tutelle qui déclare solennellement que son département reconnaît la légalité du bureau fédéral. Plus, il accepte qu’un groupe de présidents s’approchent de la table officielle et ausculte le document présenté sensé prouver la situation règlementaire de la Frme. Le groupe retourne à sa place. Amazal jubile en son intérieur cela se reflète dans ses yeux brillants. En passant M. Azzaouzi se fait accrocher par un bonhomme qui aurait gagné à se taire.
Quelques secondes plus tard, amazal craque ! Des larmes coulent sur son visage tendu. Il sort, suivi de quelques personnes. Il reprend sa place trois minutes plus tard. Le représentant du Département de tutelle (DT) lui prodigue quelques paroles d’encouragement. C’est bizarre de voir le premier responsable des échecs marocains en larmes. C’est tout dire de la santé de la Frme. Etait-ce sincère ? Oui, je le pense, car les évènements dans lesquelles il s’est mis les pieds continuent à le dépasser. C’est lourd en effet de porter seul de tels problèmes et conflits de toutes sortes.
Cependant, ces petites larmes auront pour conséquence un sensible attendrissement sur le pauvre président victime de toutes sortes d’ingratitudes, d’injustices et d’accusations. Victime ? C’est un gros mot pour ce cas. Car nous savons qu’il tout mais sûrement pas une victime. Et nous savons qu’il en est autrement pour ce président diviseur...
Et puis comment expliquer le soutien sans faille de Monsieur le représentant du Département de tutelle apporté au président fédéral. C’est bizarre. Mais c’était clair.
Après une pause de 20 minutes pendant lesquelles aucune attention n’a été portée aux gens : ni boissons, (sauf deux verres et deux petits thermos de café noir sans sucre – la misère quoi) ni possibilité d’aller se faire un repas léger car il est 13h environ et toutes les boutiques avoisinant le centre sont fermées, l’AG reprend ses travaux avec des ventres vides. L’on sait que quand le président fédéral prend la parole c’est pour longtemps. Une estimation que je me suis amusé à faire (à 12h45) porte à 68,90% de temps de prise de parole présidentielle contre 31,10 % à l’assemblée générale.
Arrive le moment où je vais prendre la parole. Après avoir parlé des problèmes concernant mon club, celui me concernant personnellement pour lequel j’ai apporté des preuves incontestables (retenez ce mot) en montrant des documents FRME et FIDE dans lesquels mon nom est inscrit en tant qu’arbitre adjoint dans une compétition nationale organisée par la Frme à Settat, alors que je n’ai jamais été présent à ce championnat. Amazal s’étonne, me demande les documents, je les lui remets, il les regarde brièvement et les mets à côté de lui sans rien dire. Personne ne réagit sur ces preuves, même pas le représentant du Département de tutelle. Alors, je sens en moi une profonde injustice et je me jure de contacter par tous les moyens les membres, un à un, de la Fide. En dépit de cela, je me relance et dit les quatre vérités à amazal sur les fondements qui ont construit les problèmes actuels et qui ont pour origine, lui et seul.
Enfin, toujours en homme de bonne volonté, à l’instar d’autres personnes sensées, je lui demande d’ouvrir les portes de la réconciliation de manière intelligente. Je suis applaudi (c’est une première). Je reprends ma place.
Zouheir Slami intervient à ma suite et relate avec force de sentiment l’éclaboussement dont il a été l’objet par le titre AI « offert » à son insu par la Frme de manière scandaleuse. Il reprend sa place. Aucune réaction de l’assistance.
Mais qu’est-ce que c’est que ça ? Une assemblée générale est sensée soutenir les siens, demander des explications ou des réponses sur ces trafics de normes d’AI surtout lorsqu’il y a des preuves incontestables. Monsieur le représentant du Département de tutelle à pourtant déclaré quelques instants auparavant que les « problèmes » doivent être réglés au niveau intérieur, au sein de la Fédération sans s’en remettre aux tribunaux ou ailleurs. C’est ce que Zoheir Slami a fait devant l’AG. C’est ce que moi, Boujemâ Kariouch ai également fait devant l’AG. Mais il n’y a pas eu de réaction. Oualou ! Cela veut-il dire que tout le monde accepte ces faits et s’en fait complice ? L’intérêt supérieur de notre sport exigeait des explications par n’importe qui présent dans la salle. Mais personne ne l’a fait !!!!!
Pour ce qui concerne le président ou le bureau fédéral, n’en parlons pas. Ils n’ont jamais pris en considération les gens c’est pour cela qu’il y a tant de plaintes contre la Fédération. Alors, je me pose la question suivante : Dois-je ester moi aussi en justice pour que mon nom soit retiré de ces documents de la FRME et de la FIDE ?
Aucune réponse également sur mon intervention concernant mon club qui dégringole en D2, victime de l’inorganisation administrative et technique de la Frme. Aucune réponse sur le fiasco du 5ème Festival des Enfants à Khémisset. Seul un « oui » d’amazal lorsque je lui ai demandé de confirmer qu’il m’avait donné « carte blanche » que les délégations participantes puissent être orientées dans les cinq minutes après leur arrivée vers leur lieu d’hébergement afin de ne pas poireauter durant des heures, ce qui atténuerait le caractère sportif de cette manifestation. Et ce avant de recevoir un coup de téléphone nous enjoignant de ne « rien faire » !!! Déstabilisent ainsi du premier coup une telle manifestation pourtant sensible et importante. Parce que touchant nos enfants.
J’étais dégoûté mes chers amis. Je vous le jure. Je voulais partir le plus vite possible de cette salle. En plus de 30 années de fidèles et loyaux services, de sacrifices énormes, je dis bien énormes, effectués toujours avec amour et plaisir avec optimisme, avec espoir, je mesure en ce dimanche 20 mai 2007 à 15h38 la profondeur de la déchéance des échecs marocains. Il ne fallait plus rester dans cet endroit érigé en espace de non droit ayant une image carcérale.
Il le fallait. Je suis parti. Avec les 13 clubs signataires de la pétition. Par respect pour les échecs marocains, pour mon club et pour moi-même.
Faisant un semblant d’approuver la réconciliation, amazal apporte des conditions normales mais aussi d’autres inacceptables et fomente des paroles blessantes envers ses « opposants ». Décidément la diplomatie, l’arrondissement des angles ça n’est décidément pas des valeurs d’amazal. Alors comment espérer une réconciliation de confiance et sincère ?
Maintenant que les rapports moral et financier ont été approuvés sans contrôle, surtout sans audit (Je suis persuadé qu’un audit des comptes fédéraux donnerait la pleine mesure du caractère défaillant et illégal de la gestion d’amazal), je suis certain qu’amazal ira s’isoler quelque part et répètera « Ouf !!! » au moins mille fois.
Les mains libres, les coudées franches, le « bâton » va reprendre de plus beau. Alors avis aux amateurs ! En premier lieu : Maître Mohamed Riane et Boujemâ Kariouch qui en ont déjà fait la modeste demande.
Avant de terminer, je voudrais très sérieusement réitérer, ici, ma consternation pour toutes ces nobles personnes dont le visage, que je vois toujours, derrière la grille d’entrée du centre n’arrivait pas à sortir de leur étonnement.
A suivre : L’AGO « Ici et là »
Boujemâ Kariouch





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