Si l’assemblée générale ordinaire du 26 février 2006 fut bénéfique à tous les niveaux pour le président de la fédération Royale Marocaine des Echecs par l’acquiescement de ses mesures répressives contestables, celle du 20 mai 2007 fut de toute certitude une AGO de la honte, mais aussi elle fut celle de l’approbation aveugle de rapports moral et financier suspects dépassant les limites du raisonnable. Est-ce que la prochaine AGO dépassera celle de 2006 et 2007 dans le ridicule. Un ridicule qui ne tue plus avec lequel tout est permis ? De ce que nous avons vécu ce dimanche 20 mai 2007 cela ne fait pas de doute.
Nous aurons largement l’occasion d’y revenir.
En attendant, j’invite nos chers lecteurs à m’accompagner pour une petite promenade en observations diverses dont certaines seront illustrées par des photos.
A l’entrée du Centre d’accueil de Sidi Maârouf, lieu de l’AG, deux policiers dans leur véhicule veillaient au grain. Prêts à embarquer "d’éventuels fauteurs de trouble". Quand je vous disais, dans mon précédent article, que les échecs mènent à tout sauf là où on veut. Si El Amri avait bougé le petit doigt, il aurait eu droit à une visite inopinée au commissariat du quartier, accompagné d’un sourire amazalien. Même chose pour M. Sirine.

Le président du Club Hadaf de Tanger, M. Tarik Hajaj, qui n’est autre que le fils et la relève de Mohamed Hajaj s’est vu refuser tout simplement l’accès au centre parce qu’il porte le nom de Hajaj. La situation régulière de son club et la convocation à l’AG entre ses mains n’y a rien fait. Légalité où es-tu ?
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Le café situé en face du centre a connu de bonnes affaires pendant cette journée qui n’était pas ordinaire. Les clients échiquéens, le garçon de café en redemande.
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Dans ce même café, j’ai rencontré sans arrières pensées M. Semlali, le vice-président de la Frme. Il m’a paru habité par la lassitude. Il m’a dit qu’il s’est démobilisé en raison de ses activités professionnelles, n’étant plus le président du Club Tazi et que le temps lui permet rarement de se libérer pour les échecs. Très effacé et très discret lors de cette AG, il s’est placé dans le dernier rang en suivant en silence ce qui ce passait devant lui. Je ne vous cacherai pas que malgré tout j’ai de la sympathie pour lui. Je le connais depuis longtemps. Je reste intimement convaincu que ce qui ce passe à la Frme n’est pas en accord avec ses principes. Sa pro-amzalite est sans doute un carcan secret dont il ne peut s’en défaire.
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Je ne peux manquer de parler de mon "père" échiquéen qui avec MM. Allal et Ahmed Zemrani m’a façonné à ce que je suis aujourd’hui. Malgré mon « coup de poignard dans le dos » pour avoir quitté le Club Chabab El Waï de Meknès en allant créer le Club Jeunesse PTT de Meknès et l’élargir au Club Ecole Sportive Meknassi d’Echecs, nos relations sont toujours paternelles. Son fils Mouhcine arbitre Fide n’était pas présent à l’AG. Je lui dis tu as bien fait. Et je lui dis aussi : "Sort de cette Fédération scandaleuse !".
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Même chose pour Hassan Merzougui, avec qui j’ai eu le plaisir de discuter. Je ne sais pas ce qui le retient au côté d’un homme pourtant à l’opposé de ses propres convictions. Cependant, il m’a déçu lorsque je lui ai montré les documents de la Frme et de la Fide qui indiquaient que j’étais son assistant dans l’arbitrage de la phase qualificatif au championnat national individuel Senior à Settat alors que je n’y étais pas comme il le sait. Il m’a répondu que c’était une erreur !! Oh Hassan, tu aurais pu dire autre chose, mais pas ça !
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A mes amis cadres qui ont participé aux stages de formation des entraîneurs à Fès ou à Settat et dont quelques-uns étaient présents à cette AG : On a bien discuté sur cette formation qui reste sans tête à ce jour, bien mais je leur dis aussi : "accrochez-vous" Maintenant que la Frme s’est taillée un nouveau costume sur mesure, elle va sans doute vous le faire ce dernier stage, c’est déjà programmé. Mais rappelez-vous : pas de "philosophie", tenez compte du concret, du pratique et surtout de la particularité de l’esprit de l’enfant marocain. Cela est nécessaire à ce niveau de stage III.
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Du jamais vu dans une assemblée générale des échecs. Un commissaire de police en personne, des policiers dont certains en véhicule, des Mokhaznis, des agents de sécurité d’une entreprise privée, des contrôleurs de la Frme. A l’heure où j’écris ces lignes, je n’en reviens toujours pas.
Mais il ne faudra pas "oublier" de noter les dépenses de ces mesures sécuritaires extraordinaires dans le prochain rapport financier…
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Le trio arbitral : Mohamed Bahja (AN), Lamrani Nejjar (AN), entre eux Slami Zoheir (AI /AN ?) et en face de ce dernier, Hicham Fourane (AI).
Que dit Hicham Fourane, le président de la Commission Nationale de l’Arbitrage, à l’AI Slami Zoheir qui à refusé ce titre d’AI. Peut-être ceci :
"On a voulu te donner de l’épaisseur en te boostant car tu es un Pentium 4 qui tourne seulement à 500 Mhz".
Que pense Zoheir Slami dans la position qui est la sienne. Peut-être : "La Frme mérite un formatage en bonne et due forme".
Lamrani Nejjar, léger sourire résigné semble, peut-être, dire : "Quand on fait un débugage rien n’est impossible".
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Quelques instant après le début des travaux de l’AG, amazal s’est énervé à la suite d’une intervention brève et directe. Il se lève, fait quelques pas et demande la présence d’un agent de sécurité à l’intérieur de la salle. Celui-ci arrive sans comprendre de quoi il est question. Le représentant du département de tutelle calme les esprits et comprenant la maladresse du président lui demande de faire sortir l’agent de sécurité.
Cela ne lui suffit pas d’avoir un système sécuritaire à l’extérieur, il en veut aussi dans la salle de l’AG. Pourquoi pas deux ou trois gardes du corps à ses côtés comme les stars de cinéma et de la chanson. Car c’est un bon acteur et un bon chanteur. Et puis la table où devaient être normalement à ses côtés les membres du bureau est presque vide. Les vigiles auraient pu occuper les chaises vides à côté de M. Takiddine, absent un moment. Voyez par vous-mêmes :

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La table des journalistes couvrant les travaux de l’AG. Vers les 13h00, il n’en restera que deux.

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Vérification du récépissé du dépôt du dossier règlement du bureau fédéral par un groupe de présidents de clubs avant que le président ne verse ses larmes…

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M. Pierre Beiso, que tout le monde le connait et respecte pour son dévouement sans bornes pour les échecs marocains s’est étonné pour ne pas dire qu’il était choqué de se retrouver interdit d’assister en simple observateur à l’AG. "La fédération est un organisme sportif d’utilité publique et donc le caractère naturel de l’AG doit être publique et ouvert". A qui le dites-vous M. Beiso ? Appelé à ce propos, le Caïd de la circonscription n’a rien pu faire.
Sur la photo, discussion avec le Caïd qu’on ne voit pas car caché par Chafik Idrissi.

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Je terminerai par les photos suivantes :
Les seules qui m’ont fait plaisir à Casablanca.
L’ex-président Mekki Azzouzi et le nouveau président de la Ligue du Gharb, le double champion du Maroc Abdellah Aït Hmidou. Une réconciliation des plus exemplaires car l’intérêt de la Ligue du Gharb a primé ! Bravo Messieurs !
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La photo que je ne peux accepter :
Celle de M. Youssef Boukdeir du super Club Tihad Riad de Casablanca, arbitre International, ex-directeur technique national, haut cadre d’une des plus grandes sociétés du Maroc. J’aurai pu comprendre si on ne m’avait pas laissé entrer au centre, moi, mais M. Youssef Boukdeir ! Pas lui !!!

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VOUS AVEZ RAISON, MESSIEURS : IL VAUT MIEUX SE COUVRIR ET EN RIRE
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Merci chers lecteurs de m’avoir accompagné dans cette petite promenade.
Boujemâ Kariouch




