Le poète de la capitale ismaélienne nous gratifie une fois de plus d’un doux poème qui nous décrit la scène échiquéenne marocaine comme un désert dans lequel les gens errent comme des fantômes sans morale ni scrupule, des êtres sans âme autour desquels tout n’est que misère et ennui, des êtres qui se sont résignés et accepté l’humiliation, des fantômes sans cervelle qui se laissent avoir par des larmes de crocodile…
En attendant l’aube et sa lumière, en attendant de sortir des ténèbres, le poète meknassi, fidèle à sa nature, reste optimiste, pardonne aux gens leur aveuglement et espère, continue d’espérer, contemplant le temps qui passe et qui semble s’excuser de l’impasse, de la mauvaise passe, du mauvais temps, de la nuit qui a trop duré…
Merci Abou Almaali, puissent tes mots illuminer ce ciel assombri et atteindre les oreilles des fantômes abasourdis !


الشاعر ابو المعالي يقرأ قصيدته في ملتقى وطني شعري بمدينة فاس سنة 1993

