LA FALSIFICATION EST-ELLE LA CONSECRATION DE LA LEGALITE ?
Mes sentiments respectueux à Messieurs les présidents et dirigeants des clubs et associations d’échecs du royaume.
Je considère qu’il est de mon devoir de vous adresser cet article par l’intermédiaire du site Maroc – Echecs qui, jusqu’à preuve du contraire, reste le meilleur moyen de communication globale avec l’ensemble des composantes de la famille échiquéenne nationale.
Je m’adresse à vous personnellement, sans autre but, que de solliciter votre conscience sur un fait grave qui constitue une atteinte à l’esprit de droit. Comme vous le savez, le 20 mai dernier, au cours de l’assemblée générale ordinaire de la Fédération Royale Marocaine des ةchecs, j’ai pris la parole sur trois points. Le troisième concerne les documents que j’ai présentés en levant les bras et qui m’ont été demandés par le président de la Fédération. Ces documents que j’ai remis au président sont les suivants :
1er Document : 1ère Illégalité !

Ce document, tout le monde le connaît, c’est un imprimé fédéral servant à enregistrer une norme pour le titre d’arbitre international et qui est transmise à la Fide par la FRME qui est la seule habilité à le faire pour le Maroc. Comme on le voit, mon nom est enregistré en qualité d’arbitre adjoint lors de ce championnat national individuel, phase éliminatoire qui s’est déroulée du 3 au 8 juillet 2004 à Settat.
Le deuxième document suivant copié sur le site de la Fide montre que l’instance internationale a reçu cet imprimé qui contient les mêmes informations que celui de la FRME :
2ème document : 2ème Illégalité !

3ème document : Légalité !
Enfin, un troisième document que je n’ai pas remis au président fédéral, mais que je vous montre, atteste sur l’honneur que je n’ai pas été présent à Settat.

Voilà, Messieurs les président et dirigeants des clubs et associations d’échecs du Maroc : trois documents ont ne peut plus clair.
Mais comment ce document de la FRME est-il
tombé entre mes mains se diront beaucoup de personnes ?
Eh bien voici comment : En 2005 a eu lieu un stage de recyclage d’arbitres arabes à Agadir. Notre Club avait deux représentants : Jamal Messala et Sanae Laqdadra. Lors de leur retour à Khémisset, on a discuté de ce stage mais c’est en 2006 que j’ai découvert ce document dans leur dossier de travail que leur avait remis la Fédération. Un pur hasard ! La Fédération s’en servait pour illustrer les exemples lors de ce stage d’Agadir.
Ainsi, depuis octobre 2006, j’eu connaissance que moi aussi la Fédération m’avait trempé, à mon insu (il faut le dire, jamais je n’eus connaissance de tels faits), dans ce qu’on appelle maintenant les falsifications de l’arbitrage marocain.
Il n’y avait pas que Zoheir Slami pour ne que parler de lui car il a protesté et refusé le titre d’arbitre international, au contraire d’autres titrés. Il n’y avait pas que les documents d’arbitrage signés à blancs (ce qui est tout autant grave devant la justice). Moi aussi, je tombais du ciel ! Pourtant Abdelaziz Onkoud avait demandé à un certain moment que je revérifie mes normes (elles sont deux à être enregistrées auprès de la Frme, mais pas à la Fide !!!), ce que je fis sans rien trouver de louche à ce moment, jusqu’à ce document de Settat en octobre 2006.
Alors, n’ayant reçu aucune réponse directe du président de la Fédération le 20 mai 2007, ni de soutien de l’assemblée générale sur cette falsification (que je fais seulement paraître aujourd’hui, notez-le bien), dans ce silence assourdissant, je m’en remets auprès de votre conscience devant ces faits pour vous dire très respectueusement et sans espérer rien :
Pouvez vous accepter de « passer » à la trappe cette falsification dont est victime une personne qui a toujours respecté les clubs et leurs gens, qui a toujours répondu avec un immense plaisir et avec un grand enthousiasme à tous ceux et celles qui lui demandaient quelque chose, qui aime notre sport au point de se sacrifier pour lui ? Qui est également votre cadre national, dirigeant comme vous : secrétaire général du Club IZ Khémisset, ex-président et fondateur de l’IZ Echecs, ex-président fondateur de la Ligue du Gharb, etc.… C’est-à-dire une partie de votre foie échiquéen.
Pouvez-vous vous taire, Messieurs les présidents et dirigeants devant une falsification incontestable ? Devant une telle pratique grave et systématique qui n’a jamais été le fait d’un président de la FRME depuis la création de cette dernière ! Avons-nous le droit de passer sous silence cette malversation ? Déshonorante pour toute la famille échiquéenne, grande et petite, qu’on le veuille ou non.
J’ai eu beaucoup de peine, croyez-moi. J’en ai encore. Et encore plus devant l’inertie ambiante face à ce problème délicat et préoccupant qui nous salit tous. Sachant qu’amazal est le président de tous. Responsable des échecs marocains, avec ses ligues, ses clubs, ses cadres, ses joueurs et joueuses, ses enfants et leurs parents.
Dois-je faire comme vous : me taire ? Dois-je m’engouffrer avec ceux qui préconisent la réconciliation avec le président de la fédération, comme on le propose déjà avec zèle par ailleurs, sans que je reçoive de justificatifs sérieux à cette falsification me touchant ou tout au moins sans recevoir une lettre d’excuse, comme en raffole le président et comme je l’ai fait moi-même sans complexe, en me disant pourquoi pas si c’est pour calmer les esprits fédéraux, et ce en début d’avril 2006, parce que j’avais pensé faire œuvre utile en réalisant jusqu’à trois du matin un rapport technique sur la phase 1 du championnat national par équipes D1 de Khémisset et qui était publié à Maroc Echecs, alors unique support où faire passer l’info, offusquant terriblement le président de la fédération qui, en moins de deux a failli me suspendre, alors que le but était l’information pour les clubs et les joueurs en vue d’une préparation technique sereine pour les prochaines rencontres ? Je n’avais pas signé le rapport, il y avait dessus le logo de la FRME, c’était pour elle, pour combler sa défaillance criarde en matière de communication notamment. Je ne savais pas que le président était « particulièrement » haineux à ce point envers le site Maroc Echecs ! Faut-il passer l’éponge ? En avons-nous le droit ?
Tant et tant de questions qui aboutissent toutes à un NON logique et digne.
Car il s’agit de l’honneur pour lequel je ne puis tergiverser. L’honneur pour lequel beaucoup de personnes sont mortes en d’autres circonstances. L’honneur des échecs marocains et de ses composantes qui doivent se sentir concernées à plus d’un titre. Car c’est de la réputation de leur sport qu’il s’agit. A trop vouloir faire bien, on en fait trop. C’est ce qu’a fait le président fédéral.
Vous avez accepté un rapport financier de la Frme qui pourtant est truffé de défaillances énormes et de chiffres douteux parce que évident pour tout un commun des mortels. Savez vous qu’un simple « petit audit » ou contrôle des comptes vous ferait regretter la confiance facile que vous lui avez accordée encore une fois le 20 mai ?
Vous avez accepté de ne jeter aucun œil perspicace sur la gestion fédérale que tout le monde critique lors de rencontres...parce que banale, médiocre et non porteuse d’amélioration de notre sport. La voie facile à guider vos comportements.
Et le plus grave, vous laissez passer « cette falsification » dont vous avez eu la connaissance ainsi que toutes les précédentes qui ont entaché atrocement la réputation non seulement des échecs nationaux mais de notre pays. Pourtant c’est net. C’est écrit noir sur blanc ! N’a-t-on pas dit l’indifférence est cousine de complicité ?
Que le président de la Fédération soit bien, bon ou mauvais, il a tout de même fait, non pas « une faute » comme il l’a tenté de l’avouer, comme ça en passant, sans soulever de remarques sérieuses lors de l’AG, mais un acte puni par les lois marocaines, par au minimum 1 an de prison x (multiplié par) tant de documents faux avec préméditation !
Je n’ai pas la prétention de vous faire la « leçon », mais le devoir, même si je resterai le seul au monde à le faire, avec tout le respect que je vous dois, de vous dire tout simplement et amicalement : « Que sommes nous devenus ? » Sur le site fédéral, le titre d’un article sur l’AG est : « LA CONSECRATION DE LA LEGALITE ». Parce que vous avez approuvé les rapports démocratiquement et couvert le président d’une légalité toute relative qu’il exploite diaboliquement.
"La consécration de la légalité. " et les Réflexions sur la portée et la teneur des recommandations de l’Assemblée Générale Ordinaire du 20/05/2007 produites par M. Challot m’amènent à me demander où commence la démocratie et la légalité et ou s’arrête un acte de civilité. En d’autres termes : "la légalité de la tendance majoritaire a-t-elle prééminence sur les lois d’un état de droit ?" Ou encore l’AG peut-elle se permettre le luxe de fermer les yeux et d’approuver une série de falsifications de documents par son président parce qu’elle se considère souveraine dans la structure de la FRME ? A méditer.
En ce qui me concerne, je n’abdiquerais pas. Sinon cela serait un manque de respect pour moi-même pour ma religion, ma conscience et mes principes mais aussi et surtout un manque de respect pour notre sport et ses valeurs, pour notre pays.
En attendant une réponse de la commission d’éthique sur mon dossier et ceux déjà en sa possession, j’envisage d’ester en justice, de faire la grève de la faim si cela est nécessaire. Bref, tout ce qui est en mon modeste pouvoir pour rétablir le droit, mon droit et celui des échecs marocains. Puissiez vous écouter votre cœur.
Avec mes respects.
Boujemâ Kariouch
P.S. : Pour ce qui est de la Commission Nationale de Bonnes Intentions (dans le respect strict des Règlements et Lois en vigueur ajoute-t-on …sans rougir de la contradiction (beaucoup de choses se cachent dans ces termes et il fallait commencer d’abord par soi-même…)), le coche a été raté lors de l’AG qui aurait du expressément constituer avec un certain équilibre cette commission sur place en définissant avec précision son mandat dans un délai imparti. C’était l’unique solution qui aurait été acceptée pas tous. En laissant l’initiative au président, partie prenante, si l’on peut dire, de constituer « méthodologiquement » cette commission on est assuré de son échec. Car qui dit réconciliation dit concession. Ce n’est surtout pas le style du président. Alors il ne faut pas se faire d’illusion là-dessus.

