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LA CHRONIQUE DU FOU CLOUEUR N°27

27. Les forfaits des clubs

Publié le lundi 25 juin 2007.


Le championnat national par équipes de première et de deuxième division pour la saison 2006/2007 a débuté le 26 mai de cette année. Il s’est terminé le 24 juin 2007. Dans un laps de temps court les clubs ont lutté sur l’échiquier, soit pour l’accession en division supérieure, soit pour éviter de plonger dans celles inférieures. Les équipes bien préparées et/ou constituées de joueurs de haut niveau joueront les premiers rôles en animant une compétition considérée comme majeure dans le programme de la Fédération Royale Marocaine des ةchecs.

Une compétition majeure, disions-nous. Oui, mais une compétition qui tend à se miner de plus en plus par les forfaits de clubs. Rien que pour le début de la présente saison échiquéenne on a enregistré 2 forfaits pour la D1 (Groupe Nord), 8 pour la D2, répartis comme suit : 2 pour le Groupe Nord, 2 pour le Groupe Est, et 4 pour le Groupe Sud. Soit au total 10 forfaits.

Et encore, on ne parle pas des équipes qui se présentent amputées d’un joueur.

Dix clubs forfaits sans que l’on en connaisse (sauf pour un) les raisons.

Quels sont ces clubs ? Voici une petite exposition de ces "exclus" :

DIVISION 1 (2 clubs)

Groupe Nord : (2clubs)
Ittihad Riadi de Tanger,
Najah de Meknès.

DIVISION 2 : (8 clubs)

Groupe Nord : (2 clubs)
Ittihad Zemmouri de Khémisset,
Chourouk de Tanger.

Groupe Est : (2 clubs)
Riadiate d’Errachidia,
Birouni de Meknès.

Groupe Sud : (4 clubs)
Ousmane d’Agadir,
Forssane Laayoune,
Koutoubia de Marrakech,
Club Municipal Raja d’Agadir.

La troisième division connaîtra sans doute son lot de retraits dès l’annonce des résultats par les présidents des ligues d’échecs.La troisième division connaîtra sans doute son lot de retraits dès l’annonce des résultats par les présidents des ligues d’échecs.

Observons un paradoxe : Sauf pour Khémisset et Errachidia, les clubs absents en championnat sont issus de grandes villes du Royaume qui jouent un rôle très important dans l’économie du pays. Et pourtant.

Les faiblesses de moyens financiers, l’absence de joueurs, pour diverses raisons propres, sont les justificatifs les plus communs aux clubs absents.

Pourtant, l’on sait que beaucoup de responsables de clubs mettent la main à leur poche pour ne manquer sous aucun prétexte la participation de leurs joueurs à une compétition nationale.

Quels sont les problèmes qui entravent et assaillent les clubs et les empêchent d’évoluer avec, bien sûr on des répercussion dans la programmation fédérale des compétitions nationales ?

Peut-on résumer cette situation par le questionnement suivant :

Est-ce l’ambiance morose qui couvre notre sport ?
Est-ce seulement le manque le moyens financiers ?
Est-ce la FRME qui ne soutient pas les clubs ?
Où est-ce encore l’incompétence des responsables de ces clubs à trouver les moyens nécessaires ?
Peut-être est-ce l’indifférence des élus locaux et des pouvoirs publics ?
Sur qui faire porter le chapeau ?

Répondre à ces questions revient à mettre le doigt (ou les doigts) sur une problématique des plus complexes où plusieurs aspects se tiennent intimement liés et qui va au-delà de notre sport... Tout en sachant qu’il n’y a pas une cause mais des causes à cet état de fait qui assurément gangrène les activités échiquéennes nationales.

Je laisserai donc le débat ouvert.

Boujemâ Kariouch


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