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Championnats arabes de Dubaï

LA PARTICIPATION MAROCAINE
publication samedi 11 août 2007. Enregistrer au format PDF
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Championnat Arabe masculin, moins de 18 ans
Championnat Arabe féminin, moins de 16 ans
DUBAI (EMIRATS ARABES UNIS) DU 01 AU 09/08/2007

Comment définir la participation marocaine à Dubaï ? Positive ? Négative ? Avec ou sans « mais ». Pour ma part, je ne puis positiver cette participation dont j’espérais mieux que les résultats réalisés par Mehdi Aïthmidou et Fadoua Arif dans cette joute arabe. Non pas que je les savais « bien encadrés » par la Fédération, mais je me basais sur leur évolution naturelle en dépit des rares occasions de jouer à un haut niveau. Aussi et surtout sur le fait qu’ils appartiennent à des familles imprégnées profondément par la pratique échiquéenne avec un référentiel riche. Ainsi, par ce qui précède et de part ce que je connais deux personnellement, l’espoir était en moi qu’ils arriveraient à se hisser dans les cinq premières place tout au moins. Ce n’était pas trop leur demander.

Malheureusement, ce ne fut pas le cas. Les circonstances « heureuses » qui font qu’un jeune joueur (se) marocain (se) remporte un championnat arabe avec un titre à la clé ne se présentent pas toujours. C’est le travail de base et de longue haleine qui compte. C’est la leçon à tirer de la participation de Fadoua (championne arabe de l’édition précédente) et Mehdi (4ème Elo du championnat arabe) à Dubaï. Une énième leçon qui sans doute n’aura aucune répercussion sur l’organisation et l’évolution technique du secteur jeunes toujours inexistant dans l’organigramme fédéral.

Evidemment, ces deux jeunes espoirs nationaux qui tiennent encore la route grâce à l’encouragement total de leurs parents et seulement de leurs parents, et ce, en dépit de la démission totale de la Fédération dans le secteur des jeunes, ont fait tout leur possible pour « s’accrocher » au juste milieu de leur tournoi respectif. Rien que pour cela ils méritent toutes nos louanges.

Mais, je ne vous cacherais pas, qu’au-delà des encouragements et des louanges qui leur ont été prodigués, à juste titre, je suis particulièrement en colère. Oui mes chers amis, une colère noire. En cela qu’il est inconcevable d’envoyer des enfants représenter le drapeau national sans préparations adéquates ou tout au moins minimale. Alors que c’est l’une des principales responsabilités qui incombe règlementairement à la Fédération. Si l’on se réfère à ses statuts. Ayons le courage de le reconnaître. On pourra justifier à l’envi ces résultats « décevants » de nos deux jeunes champions, mais on ne pourra pas « blanchir »la Fédération d’avoir failli à ses responsabilités.
Comprenez bien qu’il ne s’agit pas pour moi de saisir une « belle » occasion pour « taper » sur la Fédération. Non. Il y a bien longtemps que j’en ai fait mon deuil. A quoi ça sert depuis les deux dernières AG. C’est une constatation.

Quelle préparation psychologique ont-ils reçu ?
Quelle préparation technique spécifique à cette compétition arabe ont-ils reçu ?
Quelles informations sur le niveau du tournoi et sur leurs adversaires ont-ils reçu ?

La préparation d’un joueur à ce niveau se fait en trois étapes : l’avant tournoi (préparation globale sur 7 jours au minimum), au cours du tournoi (suivi technique et psychologique, conseils, analyses, etc) et l’après tournoi (bilan).

Que fallait-il à la Fédération pour établir un programme sur cette base logique et nécessaire ? Simplement un peu de bonne volonté accompagnée d’un suivi. C’était une obligation.

Ce ne sont pas les cadres, les lieux et le temps qui manquaient pour encadrer ces joueurs à ce niveau. Loin de là. Pourtant. Pourtant force est de reconnaître l’incapacité flagrante dans la gestion fédérale de cette représentation marocaine à Dubaï. Comme tant d’autres chaque année que fait le bon Dieu. Et quand on sait que le président fédéral et le président de la soi-disant commission de l’arbitrage se sont hissés, cette année, avec trompettes et tambours dans des commissions de la Fide, celle du développement et celle technique, on mesure l’hypocrisie de la situation. Pas celle de la Fédération. La nôtre à tous !!!

Depuis des années et des années on en est toujours à de telles situations dégradante, immuable. En envoyant les joueurs représenter leur pays aux compétitions internationales ou continentales avec argents de poches comme bonus, la Fédération pense qu’elle donne « une fleur » qu’on ne peut pratiquement refuser ou critiquer. Y a-t-il jamais eu un joueur (se) qui a refusé une participation en criant « Vous ne m’avez pas préparé à cette compétition ! ». Non, parce que le voyage et le séjour priment sur les échecs, malheureusement.

Les 4,5 points réalisés par Fadoua et Mehdi dans leurs championnats respectifs, l’ont été par leur seule volonté. Avec l’apport d’un encadrement spécifique de la FRME, 2 points au moins auraient pu s’ajouter à ces 4.5 pts.

Alors je dirais à Messieurs les Clubs d’échecs marocains : Voilà, voilà, vous faites des efforts pour former vos jeunes, alors que la Fédération à totalement marginalisé ce domaine pourtant vital pour l’avenir des échecs marocains. Est-ce donc un travail pour rien ? Posez-vous la question ! Posons-nous la question. Elle restera sans réponse convaincante. Parce que la FRME est « bikheir » (bien) pour la majorité clubs marocains et pour le département de tutelle.

Enfin pour conclure d’une manière générale, je réitérerai une fois de plus à tous les membres de la famille des échecs marocains une évidence reconnue par ceux qui veulent bien ouvrir les yeux :

« Vous continuer à jouer aux échecs en tant que jeu. Mais pas en tant que sport digne de ce nom »

Alors amusons-nous bien.


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