Pour nos lecteurs voici, une traduction officieuse (sans déformer l’esprit des termes traduits) relative aux "motifs" sur lesquels s’est basée la Commission d’Ethique (CE) de la FIDE pour rendre son jugement sur l’affaire des "Arbitres marocains". C’est édifiant et en même temps cela donne à méditer sur la gravité des faits, illustrés par des termes sans quiproquos émanant de la CE.
Ceci étant, on remarquera "l’énormité" des actes présidentiels qui pourtant n’ont suscité aucune réaction, je dis bien aucune réaction des clubs marocains, contrôleurs du temple fédéral. Un aveuglement qui aujourd’hui remet en question l’aspect organisationnel fédéral.
Il apparait à première vue que ces motifs émis par la CE de la FIDE auraient pu être aussi ceux des clubs si seulement ils avaient réagi "normalement" lors de la dernière AGO de la FRME contre ces fraudes et truquages du président fédéral.
Pour ma part, ce que je retiendrais pertinemment c’est les termes suivants :

Je vous laisse lire ces motifs et méditer sur leur teneur !
" …La Commission d’Ethique est convaincue que les déclarations d’arbitres et joueurs contre le FRME et son Président M. Mustapha Amazzal sont crédibles, donc en particulier :
Etant donné les déclarations d’arbitres qui confirment leur absence dans quelques tournois, ou - dans le cas de M. Youssef Boukedir - sa présence n’étant pas comme un arbitre ;
Etant donné les déclarations de joueurs qui avaient connaissance des arbitres absents bénéficiaires de norme d’Arbitre International, concernant le nombre de joueurs dans les championnats nationaux (Casablanca 2002 : 32 ; Sharja 2003 : 44 ; Agadir 2003 : 20 ; Mohammedia 2003 : 36 ; Mohammedia 2004 : 12).
Vu que les assertions de la FMRE manquent d’explications concrètes au sujet de la présence d’arbitres, sur la nomination de témoins, sur la soumission " des rapports " moraux et des initiatives d’enquêtes :
La FRME n’a pas fait d’assertions concrètes à propos de la majorité des faits affirmées et au sujet de l’absence présumée des arbitres Haou, Mouhsine, Slami et Boukdeir.
La FRME n’a pas nommé de témoins ni donné d’autres preuves, mais a juste indiqué qu’il n’y avait pas de preuves ou qu’elle a eu confiance en les confirmations et les signatures.
La Fédération n’a pas soumis les rapports " moraux annuels " qui montrent les participants (y compris arbitres) de tournois (voyez lettre de M. Abdelhafid El Amri). Dans le cas du Championnat des Hommes Individuel National de Casablanca 2002, la FRME déclare que M. Djelloul Bendelal a participé comme arbitre. Dans le cas du Championnat National Individuel d’Hommes de Mohammedia du 15 au 22 juillet 2004, la FRME admet que M. Zoheir Slami était présent mais pas comme arbitre.
La FRME n’a pas rapporté de sujets d’enquêtes internes au sujet des cas susmentionnés.
Vu qu’il y avait beaucoup d’autres violations et infractions de règlements :
**Certification d’une norme pourtant non confirmée par un Arbitre International ; **Candidature pour l’attribution du titre d’Arbitre International en faveur de M. Youssef Boukedir, signé le 28 août 2004, le dernier tournoi pourtant (c-à-d 1er de Prix S.M. Le Roi Mohammad VI des Echecs) n’a pas toujours été fini, et ainsi de suite, ce qui montre une attitude inexacte de la FRME quant au règlement de la FIDE.
Plus loin l’Ordre (Le Conseil de l’Arbitre) est convaincu que M. Djelloul Bendelal a signé des normes dans des rapports vierges et les a cédés à la FRME pour des candidatures n’importe quand.
L’Ordre considère que M. Djelloul Bendelal et M. Mustapha Amazzal ont fait des déclarations contradictoires :
M. Mustapha Amazzal a confirmé ces rapports vierges utilisés. Il a même envoyé un spécimen à l’Ordre !
Une comparaison de tous ces rapports vierges utilisés dont la norme du rapport du Championnat National Hommes de Casablanca 2002 confirmé par des expositions quant aux cachets dans la saleté au bord de lettres et signatures. Il y a plusieurs documents différents, pas plusieurs copies d’un document.
Cela résulte en deux hypothèses :
L’hypothèse 1 :
M. Djelloul Bendelal était Arbitre Principal dans le tournoi du 17 au 23 juillet 2002 à Casablanca ; alors il est le créateur de tous les documents vierges.
L’hypothèse 2 :
Les cachets et signatures sont faux et M. Djelloul Bendelal n’est pas le créateur ; alors il n’était pas Arbitre Principal dans le Championnat du 17 au 23 juillet 2002 à Casablanca.
Dans les deux cas, les affirmations de Djelloul Bendelal ne sont pas correctes. L’Ordre est convaincu que M. Djelloul Bendelal a signé les rapports vierges et qu’au moins un de ces rapports vierges a été utilisé pour le Championnat de Casablanca.
A l’opposé, il n’y a aucune évidence claire et suffisante que M. Djelloul Bendelal a été impliqué dans la préparation et la signature de la norme du titre d’Arbitre International fausse directement intéressant des Arbitres Marocains.
Par conséquent, sur cette partie la charge contre lui doit être abandonnée.
Il n’y a aucune évidence claire et suffisante que M. Youssef Boukedir, M. Mostapha Haou et M. Rachid Mouhsine ont soumis, ou ont aidé et soumis aux organes FIDE compétents une candidature du titre d’Arbitre International basée sur la falsification ou truquage des rapports de norme au titre d’Arbitre International. La FRME, dans toute demande par les candidats, a paru soumettre par sa propre initiative les demandes d’IA, titres candidatures, même si M. Youssef Boukedir, M. Mostapha Haou et M. Rachid Mouchsine étaient les bénéficiaires de cet acte.
Par conséquent cette charge contre eux doit être abandonnée.

Il est peut être utile de se souvenir que les règlements FIDE pour le titre d’arbitre sont :
L’article 3 Exigences pour le titre d’Arbitre International :
3.6 Expérience comme chef ou arbitre adjoint dans au moins quatre événements FIDE tels que :
a) La finale du Championnat de Individuel National (pas plus que deux).
b) Tous les tournois FIDE officiels et équivalents.
c) Tournois pour titre International et équivalents.
d) Festivals des échecs Internationaux avec au moins 100 adversaires.
5.3 Les candidatures doivent être soumises au Secrétariat FIDE par la fédération du candidat. La fédération nationale est responsable pour le prix.

M. Djelloul Bendelal comme Arbitre International a violé l’article 2.2.2, 2.2.3 et 2.2.10 du Code d’éthique de la FIDE parce que, en signant des rapports vierges, dont l’un d’eux utilisés par la FRME, son comportement n’inspire plus la confiance nécessaire. Il a manqué à l’exécution de ses fonctions d’une manière impartiale et responsable et endommage la réputation de FIDE et sa Fédération des échecs nationale…

Boujemâ Kariouch

