Hicham Hamdouchi réaffirme son boycott :
Le choix et l’insertion de Hicham Hamdouchi dans la liste des joueurs sélectionnés aux jeux panarabes prévus en Egypte en Novembre prochain, est une manœuvre malhonnête qui vise à désinformer l’opinion publique, tout en sachant la position ferme de Hicham Hamdouchi vis-à-vis de la FRME, clairement affichée par sa signature de la déclaration des joueurs : "indignation et désaveu" parue sur le site de Maroc Echecs, reprise dans la presse nationale, et adressée en courrier aux instances compétentes.
Pire encore, cette manœuvre cache un coup sale de la FRME qui prépare, en cas du refus plus que probable de Hicham de jouer dans cette comédie, une nouvelle accusation mensongère du genre "manque au devoir national" ou le prétexte habituel : le programme chargé de Hicham Hamdouchi.
Hicham Hamdouchi ne cautionnera pas la dictature et les scandales de la FRME. Et sa décision de boycott est irrévocable , son retour est conditionné par la démission du bureau fédéral de la FRME responsable de la faillite actuelle de notre organisation.
Rappel : Indignation et désaveu
C’est avec regret que nous soussignés, quelques-uns des meilleurs joueurs marocains actuels, exprimons notre profonde indignation et notre désaccord total avec la politique actuelle pour le moins douteuse de la fédération royale marocaine des échecs et à sa tête M. Mustapha AMAZZAL.
De par sa gestion qui laisse à désirer, son manque total de stratégie de développement du sport et ses nombreux dysfonctionnements aussi bien à l’échelle nationale qu’internationale, le présent bureau fédéral a conduit les échecs marocains droit vers le précipice.
En l’absence de toute perspective de redressement de la situation des échecs au Maroc vu l’absence de toute stratégie de la part du bureau actuel de la FRME visant à améliorer la gestion de l’affaire échiquéenne et sortir notre noble sport de son marasme actuel et dans le but de restituer l’image des échecs marocains.
Nous avons décidé de boycotter toutes les activités de la FRME et revendiquons la réunion d’une assemblée générale extraordinaire pour élire un nouveau bureau fédéral.
Nous lançons ici un appel solennel à toutes les bonnes volontés, responsables et décideurs au pays, particulièrement "Le Secrétariat d’Etat à la jeunesse" , et au sein de la FIDE, pour qu’ils interviennent d’urgence et ordonnent l’ouverture d’une enquête pour sauver ce qui peut encore l’être.
Hamdouchi, Hichem g 2576
Tissir, Mohamed m 2444
Draoui, Najib f 2402
Onkoud, Abdelaziz m 2396
Karim, Ismael 2366
Elbilia, Jacques f 2351
Rrhioua, Tarik f 2290
Ali, Sebbar 2290
Le précipice tant annoncé est là sous nos pieds :
La Fédération Marocaine des Echecs et M. Mustapha Amazzal sont sanctionnés par l’exclusion pour la Fédération Marocaine des Echecs d’être représentée dans les évènements FIDE (par exemple, les congrès et les compétitions FIDE) par son Président M. Mustapha Amazzal et ce, pour une période de trois ans prenant cours à partir du 1er octobre 2007.
La vérification de toutes les candidatures pour le titre d’Arbitre International qui ont été soumises par la FRME entre 2001 et 2006, durant la présidence de M. Mustapha Amazzal. Si toutes les conditions ne sont pas remplies, les Commissions compétentes de la FIDE pourraient considérer l’annulation du titre.
M. Mustapha Amazzal a violé l’article 2.2.1 du Code d’éthique de la FIDE, en commettant une fraude au sein de l’administration de sa fédération nationale, affectant par la même d’autres fédérations. A travers son comportement, M. Amazzal n’inspire plus la confiance nécessaire et a ainsi violé l’article 2.2.2. du Code d’éthique de la FIDE. M. Mustapha Amazzal a violé les articles 2.2.3 et 2.2.10 du Code d’éthique de la FIDE parce qu’il a manqué à l’exécution de sa fonction d’une manière impartiale et responsable, ce qui a mis la FIDE et la fédération marocaine dans une situation injustement défavorable, préjudiciant ainsi à leur réputation.
Voir traduction de la décision de la commission d’éthique
Mustapha Amazzal doit démissionner :
Dans les pays démocratiques, quand un scandale éclate au sein d’une administration, d’un ministère, d’une fédération, le PDG, le ministre ou le président ne manque pas de démissionner tout de suite, même s’il n’a rien à voir directement avec le problème.
Car l’autorité qu’il exerce sur ses subordonnés résulte automatiquement en une part de responsabilité dans tout ce qu’ils font. La démission est alors un geste symbolique, une sorte de mea culpa qui endosse la responsabilité entière et qui a comme but de sauver l’honneur de l’institution et de lui rendre une certaine crédibilité.
La FRME doit assumer le choix de sa sélection et sera par conséquent la seule responsable de tout fiasco lors des jeux panarabes d’Egypte 2007.

