Une énième fois, me joignant notamment, à mon cher ami Mourad Métioui très sensible sur le sujet, je lance un vibrant appel à tous mes amis (dirigeants, joueurs, arbitres et cadres) dont la conscience est claire et nette mais qui "n’osent" pas, pour différentes raisons qui leur sont propres, à s’engager pour crier leur vive désapprobation devant l’immense régression que connaissent les échecs marocains depuis 2001. Un appel d’un de leurs "anciens" qui a cravaché dur dur toute une vie de sacrifice pour essayer d’apporter un petit plus à notre discipline commune et qui convaincu jusqu’au plus profond de son âme de la négation amazaliènne, se désole à longueur de mois, à longueur d’années du silence qui contribue à laisser en "liberté" non surveillée un irresponsable détruire notre bien commun que sont les échecs dans leur noblesse et leur splendeur naturelles.
Je connais de nombreuses personnes de caractère qui s’indignent de la situation affligeante que connait notre sport, mais pourquoi s’indignent-elles seulement sans réagir un tant soit peu à leur niveau. Au moment où elles peuvent contribuer à entrainer une réaction en chaîne contre le mal qui ronge les échecs marocains dans toutes ses composantes. Un homme qui manie sans gêne un sécateur, coupant consciencieusement les branches de l’arbre échiquéen national.
Ces personnes nombreuses, ne se sentent-elles pas concernées par l’avenir de leur discipline ? Au delà des conflits qui parsèment le chemin échiquéen national et qui ont tendance à se multiplier en raison du pourrissement de l’état de notre sport, il s’agit en fin de compte du bafouement des valeurs sportives et morales qu’est sensé porté en son sein la pratique des Echecs.
Par une fédération, et surtout par un président qui n’a jamais voulu vraiment faire œuvre de rassemblement, de diplomatie, de souplesse et qui à lui seul (j’insiste là-dessus, LUI SEUL) porte la totale et entière responsabilité de tous les problèmes que nous vivons depuis des années et ce, avec votre soutien indirect. Bercé par l’illusion que vous l’approuvez d’où sa manière de faire les choses « une main de fer dans un gant de velours ». A la manière d’Anatoly Karpov dans son style de jeu. D’où sa rigidité, d’où sa fermeté en acier trempé, d’où, d’où.
Amazzal, ou que d’occasions d’éviter l’élargissement du fossé, que d’occasions ratées de maîtriser les critiques et autres conflits pour les retourner et les réorienter vers un ciel clair et ensoleillé.
Amazzal ou la gestion archaïque et des plus médiocres et qui rassemble ainsi des hommes médiocres autour de lui. Pour plus de destruction au sein des échecs marocains.
Ne voyez-vous pas mes chers amis que cet homme est un falsificateur avéré quelque soit la raison qu’il puisse vous donner.
Ne voyez vous pas mes chers amis qu’il vous offre un sport indigne de vous, de nous tous. Ce n’est pas ce que nous méritons pour les sacrifices de tous les jours que nous prodiguons tous à quelque niveau que ce soit pour que vive et prospère notre sport.
Il ne s’agit pas de Maroc Echecs ou d’El Amri ou de je ne sais qui ou quoi d’autre, il s’agit d’abord et seulement des valeurs échiquéennes qui n’existent plus dans la pratique des échecs marocains. Des échecs marocains souillés en pleine déchéance. Un état de fait qui se répercute jusqu’à votre ville ou votre localité mettant en jeu vos efforts personnels.
Je puis vous garantir en toute sincérité que la Fide va entériner le jugement de la commission d’éthique pris à l’encontre d’amazzal et de la Fédération. Si ce n’est pas le cas, je m’engage publiquement (je pèse bien mon engagement) à ne plus mettre les pieds au sein des échecs marocains.
Cet homme incapable devant cette décision suprême de présenter sa démission naturelle pour que notre sport reprenne un nouveau souffle tellement il étouffe.
Or, vous, les premiers concernés et les premiers à en pâtir vous n’avez pu bouger le petit doigt contre ce président complètement irresponsable.
Avec mes amis, que vous connaissez tous bien de part leur stature échiquéenne consistante, je mène ce que je considère comme une œuvre dans l’intérêt de notre sport. Sans doute pour chacun de vous c’est une lutte, un combat. Pendant que d’autres diront de mauvaise foi que c’est un dénigrement gratuit, une tentative de renverser un homme bien, une vengeance, etc… Les termes m’importent peu. C’est ma conscience qui compte. C’est mon devoir de me joindre aux gens de bonne volonté pour protester contre le gâchis dont nous sommes tous victimes. J’œuvre par conviction, sans pression, volontairement, parce qu’il le faut, parce que aussi et surtout, je le dois aux Echecs qui ont fait de moi ce que je suis. C’est la première fois de ma vie que je me trouve dans cette situation pénible.
J’aurais pu me joindre à ce président hors norme, le soutenir, participer à toutes les activités, devenir arbitre Fide puis international etc. C’était facile. Je n’avais qu’à ouvrir la bouche, ou plutôt la fermer. Mais non.
Je ne pouvais pas trahir les échecs marocains. Beaucoup de personnes connaissent ma motivation et en sont convaincus. Ils savent ce que je pense pour EUX, ce que je voudrais faire pour EUX. Et ils regrettent que j’aie les mains et les pieds liés à l’instar d’autres hautes compétences nationales marginalisées.
Et c’est pour cela que j’en appelle à votre sens d’hommes libres mes amis, d’hommes qui se sacrifient pour un sport qui mériterait mieux. Qui se sacrifient pour rien, sans aucune perspective. A 50 ans, avec 35 ans de vie échiquéenne d’échecs ne puis-je vous demander de réagir ? Il le faut, c’est une obligation pour moi de par l’immense respect que je ressens pour vous. Pour votre travail. Parce que vous êtes mes amis de toujours et que vous me manquez énormément ! Essayons de sauver ce qui reste de notre sport. Nous le pouvons car c’est nous qui comptons, c’est nous qui « produisons » les échecs marocains. Courage !
Merci de votre attention !
Boujemâ Kariouch

