Nous distinguerons pour les besoins de navigation de la FRME, loin de la terre mère du Maroc où il fait si bon vivre :
Le marin d’eau douce.
Le marin d’eau de vaisselle.
Le marin de haute mer
S’embarquer pour le tribunal arbitral du sport de Lausanne (TAS), c’est s’embarquer pour la haute mer sans la connaître, afin de gagner quatre mois de répit, à compter de la déclaration d’appel.
La FRME contre le comité d’éthique de la FIDE dans l’affaire des arbitres Marocains se pourvoyant en appel devant le TAS, n’a que dix jours après le délai d’appel de vingt et un jours pour produire un mémoire de motivation et ne pourra rien ajouter au-delà de ce délai. Par conséquent, la FRME va pouvoir au mieux produire des témoignages tardifs qui seront d’autant plus suspects, qu’ils n’auront pas été invoqués auparavant.
Donc, pour faire la photographie d’avant le match, nous avons la FRME avec un dossier déjà vide en première instance, « enrichi » de nouveaux arguments douteux rassemblés à la hâte, qui en aucun cas ne pourront réfuter et renverser les positions du comité d’éthique de la FIDE.
Après le match, c’est-à-dire aux alentours de janvier 2008, nous aurons donc, deux condamnations internationales au lieu d’une seule, et n’espérons pas que les sanctions seront minorées, bien au contraire.
Il aurait été plus facile pour notre marin de continuer à naviguer en eau de vaisselle, même avec une seule condamnation internationale, en jouant le rôle de l’innocente victime d’une justice aveugle et anti-marocaine, soutenue par l’ennemi intérieur.
Nous ferons le constat du manque de culture juridique, judiciaire et internationale de l’actuel président de la FRME et de ses conseillers, dont le manque de bon sens devenu aveuglement, confine à la version moderne du suicide des baleines.
Mais au-delà de ce constat, nous considérons que c’est toute la communauté marocaine des échecs qui va payer la note pour des années.
Aujourd’hui je me range une nouvelle fois au cotés de mes amis :
Onkoud : Vers l’incertain (26.09.2007)
Kariouch : La faillite totale (27.09.2007)
Pour envoyer sur le banc des accusés les dirigeants marocains, auxquels je déclare qu’on leur demandera des comptes. N’oubliez pas les deux listes (les bons et les méchants) ouvertes par Abdelaziz Onkoud qui vont prendre toute leur signification en janvier 2008.
Ne pensez pas que la condamnation à 20 ans de suspension que vous avez votée contre El Amri en assemblée générale, soit oubliée.
Ne pensez pas que toutes les autre condamnations prononcées en commission contre les meilleurs de nos fils et contre lesquelles vous n’avez rien dit, soient oubliées.
Vous êtes les complices objectifs du MAGZAL et le fait d’être la majorité, ne vous innocentera pas lors de la refondation des échecs marocains, d’ailleurs l’on n’a pas besoin de nous car vous ne faites rien, si ce n’est que de mendier des miettes, plutôt que chercher des ressources pour vos clubs, organiser des tournois et former la jeunesse. Vous êtes la génération perdue des échecs marocains, car votre droit de vote n’a fait que servir la privatisation de la FRME, dans laquelle je n’ai repéré aucun talent visible, aucune manifestation digne d’intérêt, aucune politique pour les jeunes, aucune récolte internationale.
Le bilan que je fais n’est pas encore terminé, s’y ajoutent les championnats nationaux truqués, la falsification devenue mode de gouvernement, des comptes financiers glauques et un simulacre de démocratie sous encadrement policier.
Ma prise de position est publique, elle date de mon appel au boycott de la FRME le 23.04.2007.
Je ne suis pas un opposant à la FRME, car l’opposant est celui qui dans le cadre d’un gouvernement légal et d’institutions justes, appartient à la minorité en combattant loyalement le pouvoir en place. Je suis un ennemi de la FRME, car je considère qu’elle a détourné les institutions échiquéennes, qu’elle bafoue notre justice sportive et l’on découvre et l’on découvrira encore, la falsification dans tous ses agissements.
J’ai pour allié maroc-echecs, l’élite des joueurs marocains et ces hommes qui inlassablement se dévouent pour la cause des échecs marocains et pour sa jeunesse, et je me dois de vous faire la confidence qu’après plus de quarante ans d’échecs, durant lesquels j’ai rencontré toutes sortes d’hommes de multiples nationalités, ces hommes là m’ont pris le cœur, car si au Maroc l’on trouve parfois le pire, l’on y trouve aussi le meilleur.












