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De la FRME et de la FIDE

Publié le jeudi 22 novembre 2007.


Ce matin à CASABLANCA, tout est calme dans le jardin des échecs, pas une ride ne vient troubler la surface des bassins.

Poutant, l’histoire cache encore aux regards des hommes le résultat de leurs actions. Il est d’ailleurs toujours remarquable, qu’après des combats acharnés, la vérité s’impose à la conscience collective et que les hommes fassent enfin, ce qu’ils auraient dû faire sans se déchirer.

La trame de l’histoire sportive veut que la FRME se tourne vers la FIDE en lui démontrant qu’elle ne reproduira pas ses fautes passées, qu’elle adopte désormais une juste conduite et que pour cela, elle a besoin de son aide bienveillante et de sa grâce, pour les sanctions qui la touchent.

Le calme qui précède la tempête ?

Si AMZAL s’estimait innocent dans l’affaire des juges marocains, il aurait dû faire appel auprès du Tribunal Arbitral du Sport de LAUSANNE, pour un coût total de 500 Francs Suisses, soit 8 800 Dhirams.

Il aurait pu demander la même chose au T.A.S, qu’à la commission d’enquête de la FRME, avec un bénéfice total pour lui-même, pour la FRME et pour toute la communauté marocaine des échecs, en cassant le jugement du C. E. de la FIDE, avec tout le panache qu’apporte enfin la vérité, sur tous les mensonges qui l’ont retenue.

Aujourd’hui, nul ne peut remettre en cause ce jugement, car le Royaume du MAROC a adhéré le 12 février 1959 à la CONVENTION de NEW YORK, pour la reconnaissance des sentences arbitrales étrangéres, du 10 juin 1958. Ratification finale le 7 juin 1959.

Par conséquent, le jugement du C.E de la FIDE du 29 juillet 2007, a dans tout le Royaume l’autorité de la chose jugée.

Si la commission d’enquête de la FRME innocente AMZAL et démontre implacablement que les falsifications ont en vérité été commises par une bande de petits coquins ignorée lors de l’instruction, il sera quasiment impossible d’introduire une demande de révision et ce du fait de l’autorité de la chose jugée.

Passons sur le caractère juridiquement grotesque d’une demande de révision, s’appuyant sur les travaux d’une commission d’enquête de la FRME, livrant des coupables tardifs, au profit de son président blanc comme neige.

Le Ministère de la Jeunesse et des Sports n’a pas intérêt à laisser pourrir la situation actuelle, qui voit les échecs marocains condamnés pour deux ans et les joueurs privés d’Elo, du fait de l’un de ses propres fonctionnaires, qui a fait semblant de démissioner au profit de son Second Vice-Président, à la place statutaire du Premier Vice-Président !

L'elite nationale, avec une moyenne ELO potentielle autour de 2430 ! Une graine de champions qui risquent de tourner le dos definitivement ط£آ la FRME.

L’élite nationale, avec une moyenne ELO potentielle autour de 2430 ! Une graine de champions qui risquent de tourner définitivement le dos à la FRME.

Le bon sens voudrait, de faire le ménage de ce Président, de ses barons et du carré de ces Présidents de clubs, tels qu’ils se sont dévoilés, lors de l’A.G.E. du 28 octobre 2007. Cela, pour se tourner vers la FIDE en lui présentant une FRME purifiée, avec un projet ambitieux de développement sportif, assorti d’une demande de grâce.

La FIDE a tout intérêt a réduire sa faiblesse sur le continent africain, pour être une grande fédération sportive internationale à couverture universelle. En plus, en réduisant la peine du MAROC, repartant d’un bon pied après le jugement de son Comité d’Ethique, la FIDE tirerait un grand prestige institutionnel en transformant une sanction stérile de deux années, en une convalescence active et pleine d’avenir.

De toutes les facons, l’histoire est en marche et le MAROC des échecs fera sa réforme profonde, quels que soient les combats retardataires qui lui seront encore livrés.

Pierre BEISO


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