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Quel avenir pour le sport marocain ?

Remise à jour
jeudi 6 mars 2008
par Mourad Métioui
popularité : 5%

A travers un commentaire intitulé "Les échecs et le sport au Maroc, quelles sorties de crise ?", le professeur Lameti nous faisait part le 13 février dernier d’une intéressante interview de M. Aziz Daouda suite à la débâcle de l’équipe nationale de football à l’occasion de la dernière Coupe d’Afrique des Nations.

M. Lameti nous invitait à prendre part, en tant qu’échéphiles et sportifs touchés de plein fouet par la crise généralisée du sport marocain, au débat de fond suscité par l’article, débat qui devrait porter sur les réformes devenues indispensables des fédérations sportives toutes disciplines confondues, notamment en matière de modernisation de leur organisation et de leur fonctionnement.

Malheureusement, à part quelques articles satiriques et/ou visionnaires qui imaginent des scénarii variés pour les développements à venir de la FRME (lire les derniers articles de Boujemâ, Idrissi et Boukdeir) et qui se limitent tout au plus au descriptif pur avec, au mieux, des analyses restreintes et des projections à court terme, l’intervention de M. Lameti aussi intéressante qu’elle soit, n’a suscité aucune réaction de la part de nos lecteurs. Nada, Niet, pas le moindre commentaire sur le site ! J’ose espérer que certaines personnes ont peut-être pris contact avec M. Lameti, ne serait-ce que pour le remercier de sa proposition, et qu’ils n’ont peut-être pas jugé utile d’afficher une position par rapport à la réflexion suscitée, mais je crois qu’il y a trop de « peut-être » dans cet espoir et que c’est plutôt un rêve éveillé que je fais là et qui associe à la fois un désir et une angoisse.

Est-ce parce qu’on a trop souvent vainement dépensé notre énergie ? Est-ce parce qu’on n’y voit plus l’utilité après des années de réflexions et de débats ? Est-ce parce qu’on ne croit plus aux palabres et qu’on a envie de voir les gens agir plutôt que de continuer à réfléchir ? Avons-nous perdu tout espoir de construire une alternative. Peut-être bien une fois de plus ! Mais une société qui ne réfléchit plus, quelque soient ses besoins et ses priorités, n’est-elle pas vouée à l’échec ? Compter sur les autres pour régler nos problèmes, n’est-ce pas un abandon, une pire utopie ?

Avons-nous capitulé les amis ou bien ne faut-il plus trop nous demander de réfléchir, nous les joueurs d’échecs ? Sommes-nous incapables de sortir de notre bulle et de regarder par delà notre petit monde de mystérieux illuminés éphémères, souvent appréciés d’aucuns par le semblant d’intelligence que nous dégageons mais aussi souvent catégorisés par d’autres comme de malheureux autistes qui passent le plus clair de leur temps à pousser du bois et à taper sur des pendules. Malheureusement, par notre attitude asociale, c’est cette dernière image que nous véhiculons trop souvent et qui ne cesse de nous isoler davantage.

Ne pouvons nous pas nous élever, même sporadiquement, au dessus de la mêlée, nous qui disposons d’une multitude de potentialités et de cadres à même d’enrichir le débat sur le plan national, aidés en cela par notre propre longue et riche expérience de 44 ans de survie fédérale ? N’est ce pas là notre responsabilité comme le signale si bien Lamalif ? Son appel pour participer à une réflexion collective sur les réformes à proposer pour notre (nos) fédération(s) sportive(s) serait-elle à ce point utopique ?

Plus qu’un outil d’information et une force de contestation importante, ME est un espace de réflexion. Utilisons toutes nos compétences pour proposer des pistes de réflexion, de changement. A l’instar de M. Lameti qui s’engage à continuer sa réflexion sur la crise des échecs et des sports à travers un essai sur la réforme de la comptabilité des fédérations sportives, créons des groupes de réflexions spécialisés dans telle ou telle matière et regroupons nos forces et nos « méninges » dans la sérénité et le sens du devoir pour assurer un meilleur avenir aux échecs en particulier et au sport en général.

Dans tous les cas, quelque soit notre position et notre point de vue, ne pas réagir à l’appel de Lamalif est inacceptable. A vos claviers donc, peut-être !

Mourad Métioui


Première parution : 22 février 2008


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Commentaires

Logo de <FONT COLOR="#884444"><B>Mourad Métioui</B></FONT >
dimanche 16 mars 2008 à 20h48, par  Mourad Métioui

Non Pierre, je suis désolé, mais tu te trompes. Tu ne sembles pas avoir compris l’hsitoire des deux vitesses. Ce n’était pas ça notre débat, ça c’est TON débat. Et ton débat, tu aurais très bien pu le mener ailleurs que sous cette tribune qui se voulait un lieu de réflexion académique, snob peut-être pour certains, mais nécessaire pour beaucoup d’autres, pour le futur. Ton "action" tu aurais pu continuer de la mener avec nous dans un autre débat, sous l’autre vitesse, mais pas contre nous, pas au coeur d’un débat auquel tu n’as pu participer car trop porté sur les chantiers du moment. Tout ce que tu as réussi à obtenir, c’est de faire fuire et le prof et le spécialiste... Comment veux-tu qu’on construise quoi que ce soit si l’on s’entourait que de béni-oui-oui qui te disent tout le temps amen et ainsi soit-il. Avec qui comptes tu investir ? Comment veux-tu refonder la fédération si tu ne crois plus en la fédération ? Comment veux-tu que les gens te soutiennent alors que tu ne sembles plus croire en quiconque sauf en ton projet.

Tes chantiers ne suffiront pas car les joueurs ont besoin d’une fédération et la fédération a besoin d’un "business process engineering" radical. Nous devons séparer les tâches essentielles des tâches optionnelles. Comme tâches essentielles, notre fédération sportive doit organiser des championnats nationaux, par équipes, individuels, jeunes, adultes et féminins, de parties rapides et normales, l’envoi et le soutien aux compétitions internationales des champions du Maroc individuels, jeunes et adultes, la participation d’une équipe nationale aux olympiades et aux championnats panarabes et africains, le classement ELO, les contacts avec la FADE et la FIDE,... Ensuite seulement, et de façon optionnelle, la fédération devrait éventuellement soutenir des structures come l’Amadeus, en matière de formation des jeunes...

Hélas, pour tout cela, il nous faut un candidat à la présidence avec un projet. Il nous faut quelqu’un qui ait une expérience du lobbying et de la recherche de sponsors. Quelqu’un qui ait une expérience de gestion, qui ait beaucoup de diplomatie, qui soit ouvert aux propositions et aux idées, qui écoute les autres, quelqu’un qui ait beaucoup de temps à consacrer à la fédération. Quelqu’un qui accepte de reprendre la fédération avec ses problèmes et son lourd passé entâché de scandales... Hélas c’est beaucoup pour un seul homme dans l’état actuel des structures et des statuts de la fédération. Beaucoup de "bons" candidats ont échoué dans cette mission à cause de la rigidité des statuts et des mentalités. C’est que le problème est de taille, le problème est plus que structurel, le problème est fondamental et le traitement doit être radical. Se battre et débattre, agir et réfléchir, nous avons besoin des deux. Alors cessons de casser des initiatives sous prétexte que cela nous éloigne du débat, de l’autre débat. Et puis, celui qui n’aime pas l’un ou l’autre débat n’a qu’à s’abstenir au lieu d’anénatir et de semer la discorde.

A bon entendeur, salut !

dimanche 16 mars 2008 à 13h46, par  BEISO Pierre.

Mekki, j’ai préféré sortir,"Voir loin,agir prés.",avant de te répondre.Car notre contribution à ce débat a été riche,puis snob,intellectualisante et précieuse. Je m’insurge contre l’étalage de références académiques et de dissertations scolastiques sur la macro-économie,alors que nous devons proposer clairement à la communauté des échecs,des solutions efficaces pour sa comptabilité et sa trésorerie.

Ceci est une étape importante à la refondation des échecs nationaux,mais réclame peu de travail et peut s’effectuer en quelques jours.

La réforme importante n’est pas technique,mais structurelle.Elle consiste à faire intégrer la future FRME au réseau international des échecs sportifs modernes et de nous doter d’un circuit marocain,véritable plate-forme d’échanges et de promotion de notre discipline.Seule et unique option à la consécration de notre élite,vitrine nationale et internationale de notre discipline.

C’était ça notre débat.

Car si nous réformons au mieux nos statuts,notre comptabilité,notre trésorerie et nos ligues,sans avoir préalablement aménagé la place de cette dimension internationale qui nous manque et nous empêche de grandir,nous resterons tout petit et serons incapables d’obtenir aide et ressources nouvelles. Voir l’exemple turc,chinois.....

Pour cela,il faut investir,investir et investir.C’est ce dont doit prendre conscience notre communauté.

Allons en paix,Mekki,je ne veux aucune place dans la FRME,ce n’est pas par la FRME que les échecs marocains pourront triompher,c’est par le travail à la base,on n’a jamais vu une maison se construire par le toit.

Pierre BEISO.

dimanche 16 mars 2008 à 00h08, par  Lameti Mohamed

Salut

Ma dernière intervention était bien la dernière pour le débat et elle le reste d’ailleurs, mais ta mise au point m’a interpellé pour ajouter :

-Primo : Le débat au départ était circonscrit autour d’un thème particulier, et en principe tous les intervenants étaient libres d’exprimer leurs idées dans le respect de cette proposition, comme d’ailleurs la rédaction du site l’a aussi souligné dans la ligne éditoriale du "billet mensuel". le débat a été riche si l’on s’en tenait à l’objet fixé.

- Secundo : Dès le début on a toujours tenu à dire , et on l’a d’ailleurs répété, que si l’on débattait de propositions relatives à une reconstruction future de notre sport, on ne cherchait point à entrainer les autres sur ce terrain, d’autres étaient mieux placés, du moins mieux que moi, pour débattre des problèmes chauds et urgents. Ils doivent aller jusqu’au bout dans la défense de leurs idées, le site ne doit pas servir d’exutoire.

- Tertio : Certains sont intervenus dans un premier temps, avec plus ou moins de bonheur, dans le sillage et les contours du thème pour faire,curieusement, volte face vers la fin,cela a fait sortir Azzouzi de ses gonds, mais je l’invite à considérer certaines dérives comme une rançon des débats libres et ouverts. .On a fait dire à d’autres ce qu’ils n’ont pas dit, et ce n’était pas là du tout des divergences dans les idées que tout démocrate ne peut que respecter. les finances ou la comptabilité ne constituent pas une panacée, je suis ,peut être mieux placé que d’autres pour le savoir. Mais on a seulement voulu défendre l’idée qu’ une réforme des finances et de la comptabilité constitue un chantier important et que la recherche dès aujourd’hui de solutions alternatives à ce niveau contribuerait au progrès de notre sport. D’autres chantiers doivent être explorés et Métioui en a donné des exemples , je participerais à d’autres débats aussi en fonction de mes prédispositions et mon expérience.

Maintenant qu’on a arrêté notre débat, on ne peut pas dire qu’il avait réfréné l’ardeur des autres pour approfondir la réflexion et la critique sur les problèmes actuels des échecs. J’avais parlé d’une "réflexion à deux vitesses", mais certains n’ont peut être pas compris ou ont fait la sourde oreille en continuant à détourner le débat.

Sur ce ,je remercie tous les participants et les assure que cette fois-ci c’est ma dernière intervention sur ce thème ,et j’espère être capable d’apporter quelques idées sur d’autres sujets proposés par nos amis "échéphiles". Lamalif

samedi 15 mars 2008 à 23h51, par  BEISO Pierre.

Merci MOURAD,je suis trés heureux que nous arrivions à mille visites,je n’en espérais pas tant lorsque tu nous a rappelé,qu’il ne fallait pas abandonner le monde des idéés.

Je vais vous livrer la synthèse des idées que je défends quotidiennement,pour la refondation des échecs marocains,ce en favorisant l’outil,ou le chantier,l’AGIR PRES,tout en ne perdant pas de vue l’itinéraire choisi,VOIR LOIN.

Pour moi,la réforme des échecs marocains ne peut pas être technique,elle doit être structurelle.

Ensuite,elle doit être marocaine,selon le génie propre au grand peuple historique marocain.

Elle passe par l’école,les échecs avant d’être un sport,sont un outil de développement humain,de rattrapage scolaire et d’éducation.

Elle doit couvrir l’ensemble du territoire marocain.

Elle doit intégrer la dimension transnationale et internationale,qui régit chaque discipline Sportive.Elle doit intégrer un circuit marocain,véritable plateforme internationale,oû pourront s’aguerrir nos élites montantes et dignement revenir notre élite existante.Mais encore nous permettre de prendre du poids avec la FIDE, la FADE,les fédérations soeurs,provoquer des jumelages.. Sans circuit marocain,apprécié de l’étranger, nous resterons d’aimables mendiants ne pouvant jouer hors de chez eux.La règle d’or des relations internationale est la réciprocité.

Pour atteindre cela,tout devient une mise en oeuvre et une recherche de ressources : les chantiers.

Logo de <FONT COLOR="#884444"><B>Mourad Métioui</B></FONT >
samedi 15 mars 2008 à 21h33, par  Mourad Métioui

Bonjour à tous,

Tout d’abord un tout grand merci pour vos interventions nombreuses et fructueuses qui ont relancé le débat à un niveau "suprabullique", le temps de quelques semaines. Les visites ont frôlé le millier, preuve s’il en est de l’intérêt que ce débat suscite chez bon nombre de nos lecteurs.

Si peu d’entre eux ont réagi, c’est certainement parce que la discussion a jusque là essentiellement porté sur des aspects financiers de la gestion, un domaine qui n’est pas nécessairement le fort de tous. Chacun son métier, les vaches seront bien gardées !

Par respect à tous les spécialistes qui nous ont conduit dans les rouages des finances et de la comptabilité, par respect à l’engagement clairement avoué d’accueillir sur nos colonnes un débat à plusieurs vitesses et de permettre à tout le monde de réfléchir et de débattre en dehors des besoins particuliers du moment, par respect au sens même de l’article qui incitait à sortir de toutes les bulles, y compris de celle des échecs, et essayer d’avoir une vision théorique la plus complète possible, le plus professionnelle possible, sur la manière idéale de gérer une fédération quelque soit sa discipline, au delà des émotions et des aspirations à court terme de tout un chacun, beaucoup d’entre nous se sont abstenus de réagir et attendaient probablement que le débat touche l’un ou l’autre aspect pour lequel ils auraient quelque chose à dire : les structures, les statuts, la communication, le sponsoring, la formation, l’arbitrage, etc avant d’intervenir.

Seulement, lassés par la lenteur et la longueur du débat, d’aucuns ont, probablement sans le vouloir, vite oublié le sens même du débat et, impatients, ils ont repris le chemin de la bulle.

Pierre s’impatiente, Boujemâ fonce tête baissée dans la bulle. Mekki réagit à chaud...

Le but de cette discussion, messieurs, n’est pas de trouver des solutions immédiates aux problèmes de nos jeunes ni de proposer tout de suite à la FRME une formule magique qui ferait d’elle en un clin d’oeil une fédértion moderne et efficace. D’autes articles tout aussi récents, notamment ceux de Ali et de Karim, se prêtent mieux à ce genre de discussion "intrabullique" qui est également la bienvenue. Ne mélangeons donc pas les pinceaux et laissons les gens échanger leurs idées sur le site dans le respect et avec le discernement nécessaire qui nous permettra d’avancer sur plusieurs fronts.

Nous ne sommes pas petits, le trop plein de problèmes nous a peut-être aveuglés, mais nous continuerons de voir grand, pour notre sport, pour notre pays. Pour cela, il nous faut du temps, le temps de se parler, de s’écouter, d’apprendre les uns des autres et seulement ensuite de proposer des modèles, des visions.

« Une confrontation permanente entre théorie et expérience est une condition nécessaire à l’expression de la créativité. »

[ Pierre Joliot ] - La Recherche passionnément

samedi 15 mars 2008 à 17h25, par  mekki azzouzi

C’est dommage que vous preniez les choses de ce point de vue. Tant que le débat est riche et élevé tant en peut en tirer un profit, minime soit-il. Cette manière de voir contraste terriblement avec le but que vous vous êtes fixé de constituer une élite. L’élite ne se constitue pas avec de la médiocrité. Je crois avoir vu des articles qui parlent de base solide. Comment la construire avec cette de culture du tout petit ?

samedi 15 mars 2008 à 15h04, par  Boujemâ Kariouch

Je suis parfaitement d’accord avec Pierre. Il faut plus rester terre à terre, au niveau de notre fédération. Car le débat a tendance à s’éloigner de la réalité, en cela qui s’oriente maintenant (qu’il monte)sur des d’aspects par trop "consistant" pour notre sport qui est pour l’instant trop faible.

Il faut simplement une organisation efficience et pratique (concrète) au départ. Comme je l’ai proposé dans ma dernière intervention. Restons à la hauteur de notre Fédération et rien que de notre Fédération.

Boujemâ Kariouch

samedi 15 mars 2008 à 03h33, par  BEISO Pierre.

Messieurs,vous devez proposer des solutions claires et efficaces, à la communauté des joueurs d’échecs en souffrance,au lieu de quoi vous dissertez sur des références livresques,alors que le roulement annuel de la FRME est celui de l’épicier de mon quartier,et non celui de l’O.C.P.

Le besoin fédéral, c’est quatre heures par semaine d’une secrétaire-comptable,une journée par mois du chef comptable,quatre demi-journées par an de l’expert comptable et une journée par an du commissaire aux comptes.

Le trésorier vérifie le travail comptable,le rapproche du budget,exécute les paiements et les encaissements et vise les contrôles.

J’espère retrouver du plaisir à vous lire.Meilleures salutations.

Pierre BEISO.

vendredi 14 mars 2008 à 22h49, par  Lameti Mohamed

Salut Azzouzi

L’échange de points de vues a été fructueux, mais le débat est loin d’être clos. J’estime, pour ma part, qu’on ne doit pas abuser de l’espace de « Maroc-echecs » qui nous a offert l’occasion pour développer une expression libre sur l’avenir de notre sport, loin de l’immédiateté des problèmes urgents des échecs dans notre pays. Que cette dernière constitue la préoccupation majeure de beaucoup d’intervenants dans d’autres rubriques du site, parfois d’une manière concomitante ,est, je le répète, un choix légitime que je respecte et dont je suis avec intérêt les péripéties. Dans leur grande majorité, nos interventions se sont présentées sous forme d’idées directrices qui restent à développer. J’ai évité, dans la mesure du possible d’entrer dans un débat académique autour des concepts. Ainsi « Finances ou comptabilité ? »exigeait quelques éclaircissements théoriques, qui ne faisaient pas,à mon avis, l’objet de notre projet de départ. Je reconnais, toutefois, que tes idées sur le contrôle sont intéressantes. Je te propose aussi de te référer à l’intervention du directeur des affaires générales et économiques du ministère de l’intérieur, lors de la journée d’étude tenue il y a quelques jours au siège du parlement. On y découvre que même dans les sphères responsables du contrôle, les idées sont en train de changer.

Quant au choix entre la comptabilité publique et la comptabilité privée, je pense que les fédérations sportives se situent à un niveau de convergence de ces deux disciplines. J’ai bien retenu l’exemple que tu as cité ,et je te conseille de lire une contribution de P.Masquelier : « Histoire de la Direction de la Comptabilité Publique de 1870 à 1940 :de l’administration des choses au gouvernement des hommes »,in "Comptabilité publique, continuité et modernité", actes du « Colloque de Bercy » tenu les 25 et 26 Novembre 1993, Paris 1993. Les expériences étrangères sont toujours édifiantes, et en plus beaucoup de textes de loi au Maroc sont inspirés du droit français. Le passage de la comptabilité publique à la comptabilité privée en France dans les années 30 du siècle dernier, a suscité un débat sur le type de modèle à adopter, certains ont penché pour un système unique, alors que d’autres ont opté pour la diversité.

En fait et pour résumer, on a besoin d’un système financier et comptable qui tend à réaliser un compromis entre la flexibilité managériale et la rigueur du droit administratif. Certains principes comptables sont communs, les modes d’enregistrement peuvent différer, le contrôle de la tutelle doit être allégé et la régulation ( contrôle continu) peut prendre plusieurs formes selon les cas : CED (lui-même à réformer) ou instances internes…

Je pense que, globalement, beaucoup d’idées exprimées dans le débat peuvent constituer un préalable à des formulations plus pratiques à adopter dans le cadre d’une commission financière en tant qu’organe institutionnel responsable …mais rénové

Lamalif

vendredi 14 mars 2008 à 20h54, par  BEISO Pierre.

Nous en sommes ,aujourd’hui à 884 visites et 25 réponses.

MOURAD,ta bulle vient enfin d’éclater.

-1- Je remarque l’appréciable contribution de BENTARKA,qui nous initie à la fonction de "Revisor",c’est
- à-dire,la révision comptable,dont le mécanisme de contrôle est le Commissariat aux Comptes,au MAROC. Ce qu’il importe de mettre à jour,pour les pratiques françaises et anglo-saxonnes,c’est que depuis le début des années 90 du XX° Siécle,les modes de certification comptables des grands pays modernes sont devenus quasi identiques.Pareillement,pour le contrôle,souvenons-nous de la faillite de la banque de la famille royale anglaise et dernièrement la perte de cinq millions d’Euros,d’une grande banque française. Pour ces deux grandes banques,un homme seul a pu faire sauter leur Back Office.

-2- J’ai suggéré une synthése par famille de propositions,à notre riche débat.Donc ,Cher BOUJEMA, pourquoi désigner nos estimables amis AZZOUZI et LAMETI,que je salue ici,car ils sont parties prenantes de nos échanges ?

Je rappelle que nos propositions respectives ne sont pas les mêmes,l’intérêt est de bien nous démarquer, pour offrir à un moment donné le meilleur choix possible à la communauté marocaine des échecs.Il sera aussi nécessaire de rendre compte à notre communauté,d’une réalité incontournable du monde du sport contemporain et de notre discipline échiquéenne,à savoir la domination des flux de redistribution des droits TV et dérivés,avec ceux du sponsoring,à laquelle s’ajoute les rapports de plus en plus étroits,entre les fédérations sportives nationales et leur fédération internationale,ainsi que l’instance continentale africaine et pour nous qui possédons notre propre Olympiade,le Comité National Olympique Marocain. C’est cette dimension transnationale du sport contemporain,de plus en plus envahissante, que j’ai introduite en dernier dans notre débat,que nous ne devons plus ignorer ,au risque de nous éloigner encore un peu plus du reste du monde.Le MAGZAL a ignoré la dépendance internationale des échecs nationaux et des bénéfices nationaux à tirer de la compétition internationale. Comme pour le football,lorsque l’équipe nationale va bien,le football national va bien.

Pierre BEISO.

Logo de Mekki
vendredi 14 mars 2008 à 16h14, par  Mekki

M BENTARKA

Je vous remercie pour vos aimables propos et je me réjouit que tu sois d’accord avec moi sur le fait que le contrôle ne soit pas seulement coercitif mais qu’il ait également une dimension évaluative et une fonction de conseil

Tu as soulevé un point très important, doit-on élire un cadre spécialisé dans les finances ou la comptabilité pour gérer la trésorerie ? A mon avis se problème ne devrait pas se poser si les fédérations disposaient d’un staff constituait de comptable et de secrétaire administratif.

En principe le poste de Trésorier est un poste « politique » la gestion technique doit revenir au staff dont j’ai parlé. Les comptables devront préparer les budgets, passer les écritures et faire les bilans ou préparer les comptes de gestion sous la supervision du trésorier qui en fixe les orientations. Le même scénario pourrait être appliqué au secrétaire général.

En réponse également à M BOUJEMAA au sujet du contrôle je crois que j’ai déjà abordé ce sujet en prévoyant 2 contrôles l’un externe par le biais d’un cabinet d’expertise et l’autre interne qui peut prendre plusieurs formes et qui reste à discuter. Quant à dire que le contrôle entraîne une suspicion, je crois que celui qui fait correctement et convenablement son travail ne portera aucune appréhension au contrôle et comme je l’ai déjà dit et au risque de me répéter le contrôle doit avoir une dimension évaluative et une fonction de conseil

Logo de <FONT COLOR="#0000FF">Boujemâ Kariouch</FONT >
jeudi 13 mars 2008 à 23h53, par  Boujemâ Kariouch

Effectivement, le débat a tendance à s’élever dans l’enrichissement de l’analyse des outils pour une meilleur gestion des finances de la Fédération selon des normes universelles et donc crédibles. A l’opposé de la situation actuelle qui permet malheureusement de traficoter selon l’humeur du jour ou les visées sous tendues, les deniers publics que reçoit la FRME. Ce débat prouve aussi, s’il en est besoin,que le sujet mérite poursuite d’examen. Mais il faut rester au niveau de notre Fédération, pas du sport marocain. C’est un autre sujet bien plus complexe que notre problème qui nous suffit amplement.

Je demanderais à MM. El Mekki Azzouzi et Mohamed Lameti de faire une synthèse de ce débat afin de cerner l’essentiel des idées prononcées et adaptable à la situation réelle de notre fédération.

Sans doute qu’au niveau des finances de la Fédération, quelque soit la consistance du budget, il faut déjà mettre en place les éléments d’actions suivant :

1.L’identification des ressouces ;rentrées (recettes) prévisionnelles de la saison (ou de l’avant année sportive )subventions des pouvoirs publics, affiliations clubs et licences, aides, pour ce qui est du principal et de ce qe l’on connait déjà ;

2.La budgétisation de ces ressources (Dépenses) en rubriques, affectées à tels secteurs (compétition,arbitrage, fonctionnement, déplacement, imprévu, etc... C’est ce que l’on a déjà soulevé à savoir le "budget prévisionnel". On ne peut s’en passer.

3.A côté de cela, comme cela a été soulevé justement, par M.El Mekki El Azzouzi, l’outil de contrôle. Mais à quel niveau, sachant que l’Assemblée Générale ne contrôle que ce qui est mentionné dans le rapport financier. Qui doit vérifier et assurer de visu le suivi des recettes et dépenses et leurs exécutions justifiées et documentées ? Le Trésorier Général de la FRME et son Adjoint sans aucun doute. Le président de la FRME, évidement car il est le 1er ordonnateur. Mais comme ils constituent l’appareil excécutif qui va les contrôler pour leur donner crédibilité ou mettre à jours les abus ou les défaillances ? On parle du Conseil Fédéral s’il retrouve son statut d’antant. Comment ça marche en pratique ? Peut-être une commission financière ? Celle de la structure fédérale nommée par le président fédéral, ou une autre constituée par l’AG ou le Conseil Fédéral ? Comment faire aussi, pour que le bureau fédéral n’ai pas l’impression d’être surveillé en permanance, avoir le sentiment du manque de confiance. Car controle ne veut pas dire faire la police à tout bout de champs. Cela sera-t-il un handicap dans la gestion financière qui se ressentira sur d’autres secteurs de la gestion fédérale tout court ?

Vous voyez les choses ne sont pas simple.

Mais en tout cas, il est possible (et nécessaire) d’établir un budget prévisionnel quelque soit le calibrage fiancier de la FRME (Il y a bien un début à tout, non ?)

Donner pouvoir au Futur Conseil Fédéral pour assurer le contrôle, mais précisant bien comment, quant et pourquoi. C’est possible.

Tout cela peut ce faire dans un premier temps. Ensuite, il s’agira après chaque AG, d’effectuer les rectifications qui ne manqueront pas de se faire sentir par l’expérience. Jusqu’à arriver après deux ou trois année à une bonne gestion des finances fédérales.

Encore une fois je le redis, il y a lieu d’approndir le débat, mais au niveau national avec des experts en la matière et d’effectuer le PREMIER pas.

Pour finir, je proposerai une solution simple en matière de contrôle de la gestion financière qui éviterais sans doute des frictions ou des accointances. Effectuer un audit à chaque fin d’excercice du bureau fédéral (tous les 4 ans). Comme on dit, y a pas mieux. Le pré&sident fédéral aura alors intérêt à bien gérer les sous et surtout de nommer deux personnes très compétentes à la trésorerie de la Fédération.

Boujemâ Kariouch

jeudi 13 mars 2008 à 17h10, par  A.Bentarka

Salut Mr. Azzouzi

Depuis quelque temps, je suis ces débats fructeux sur la crise de notre discipline. Mais je ne puis vous cacher que j’ai beaucoup apprécié votre intervention sur le controle des finances ; de part son niveau d’expertise qui montre que vous etes sur un sol familier, je trouve que la clarté et la pertinence qui caractérisent la façon scientifique dont vous avez traité le sujet est trés informative. Merci. Votre contribution qui touche cet aspect concret de la vie associative est aussi une déviation dans le bon sens des issues entamés auparavant (non pas moins importants peut etre) tels, mentalité/comportement, hommes/textes, battre/débattre, etc. Ca pourrait peut etre s’agir d’une accumulation normale, si c’est le cas, le débat doit naturellement progresser, horizontalement aussi. Voir aborder les champs d’influence directe (loin de l’historique verticale de nombres de compétitions, de trophées, de participants...), en abordant les facettes comptables, comme vous venez de le montrer, en liaison avec les records de performances qu’on a tendance de suivre (d’une manière spontanée)indépendemment des effets réels des décisions, de la régularité des approches etc...

Le moteur de la bonne gestion est parfois éliminé, c’est le controle en premier lieu pour aboutir à une évaluation objective de la gestion des divers aspects. J’ai aussi apprécié la dimension du controle qui dépasse l’obligation de sanction ou correction. C’est un controle/coach qui dirige et partage la résponsabilité de la prise de décision....

Cependant, un point demeure sans réponse jusqu’ à maintenat ! Puisque les finances sont une spécialité à laquelle on ne peut élire quiconque pour assumer sa résponsabilité et sa gestion. Et si meme au sein de la FIDE, si le trésorier (the Treasurer) est élu, il y’a toujours la présence du réviseur (qui ne l’est pas), qui lui ““se trouve à la tete d’une Commission de Vérification désignée par l’Assemblé Générale prècedente. Le réviseur (the Auditor) jouit de l’autorité d’examiner les registres et livres et de demander les informations nécessaires à la gestion et management financiers. Il peut aussi etre attribué un controle financier additionnel de la part de l’assemblé generale ou du président””. Cette dernière resposabilité du réviseur est peut etre celle que vous appellez Mr. Azzouzi la dimension évaluative du controle...Ceci dit, ne devrons nous pas par exemple élaborer sur ce point tres décisif : qui sont les personnes qui ont les outils techniques et compétences de gérer les fonds des clubs, associations et féderations ? Nous avons tous déjà une réponse : pas n’importe qui peut ètre élu à cette position.

Mes amitiés à tous.

mercredi 12 mars 2008 à 23h52, par  BEISO Pierre.

Cher MOURAD,

Nous en sommes à ce jour,à 786 visites et 21 réponses.

Nous sommes bel et bien sortis de la bulle.

Pourra-t-on tirer une synthése de nos débats,en marquant les positions divergentes ,respectant l’opinion de chacun ?

Amicalement. Pierre BEISO.

mercredi 12 mars 2008 à 01h31, par  BEISO Pierre.

Cher Mekki,

Le débat monte,monte...bientôt,je ne vais plus pouvoir te suivre.

Nous avons admis,qu’une réforme technicienne n’était pas la réponse miracle aux avatars et débandades d’une discipline sportive à la coupe d’Afrique des nations. Chaque discipline sportive au MAROC,étant reliée via sa fédération nationale,aux fédérations internationales,possède une part externe et des modes de financement transversaux qui l’éloignent de toutes tentatives de nivellement autoritaire. Tous les ministères des Sports le savent,pour tous les pays du monde.Aujourd’hui les gouvernements n’ont plus la main,face aux circuits complexes de redistribution des droits TV et dérivés,à l’univers olympique et au sponsoring qui règle les grandes manifestations sportives internationales.

Une exception,les Jeux Panarabes,oû chaque gouvernement arabe paye les débours de sa délégation et accueille les jeux à son tour.

Pour les manettes de contrôle nationales,elles fonctionnent trés bien au MAROC. A preuve,le Premier Minitre qui vient de donner de la voix,au rapport de la Cour des Comptes.

Que reste-t-il de notre débat ? La bonne gouvernance certainement,oû pour chaque fédération sportive nationale visant à produire une élite capable de se frotter à la compétition internationale,doit apprendre à bien faire frire un tout petit poisson ,avant d’en acheter un plus gros.

Dans le domaine du sport contemporain,on ne gagne pas sur les stades,ou les aires de jeux par des réformes technocratiques nationales,mais en investissant et en ayant une vision à long terme pour sa discipline. Dernièrement,j’ai écrit un article dans ces colonnes,concernant une nécessaire vision pour les échecs marocains,aucune réponse,peu de débats à l’horizon,tout comme en novembre 2007,pour la refondation des échecs marocains ,que BOUJEMA a si parfaitement menée.

Il ne faut pas désespérer,prendre les journalistes et les intellectuels,pour ce qu’ils sont,c’est à dire des hommes utiles à la société,mais en aucun cas croire ,que leurs recettes puissent remplacer l’engagement de l’investisseur et du visionnaire. L’histoire de l’activité des hommes est décrite par les premiers et faite par les seconds.

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mardi 11 mars 2008 à 15h35, par  Mekki

Le débat est bien lancé. Pour diversifier les axes de recherche je développerais aujourd’hui le sujet du contrôle et qui à mon sens est très important, mais, mal compris.

Je voudrais tout d’abord revenir à ton intervention. Effectivement, mon expérience en tant qu’acteur associatif est bien présente dans mes propos, mais également mon expérience professionnelle puisque j’ai vécu le passage d’une comptabilité administrative à une comptabilité commerciale dans un organisme financier. A la date de sa création en 1941, son Dahir parlait de comptabilité administrative, son Dahir de réorganisation en 1977 demandait l’application de la comptabilité commerciale. En 1996 la comptabilité commerciale y fut introduite. Cet établissement à caractère administratif qui ne faisait pas de bénéfice et dont le bilan du point de vue comptable ne reflétait pas ses activités fut obligé d’appliquer la comptabilité commerciale. Il s’est avéré finalement que la comptabilité commerciale a été un échec. Pour un établissement dont le budget annuel avoisine les 20 milliards de dh la comptabilité commerciale n’a pas marché, donc le montant des ressources n’a aucune incidence sur la forme de la gestion. Aujourd’hui de nouveau des études sont faites pour revenir à la comptabilité administrative avec ses comptes administratifs et ses comptes de gestion qui donnent une image fidèle de l’activité de l’établissement, c’est pourquoi je ne suis pas être d’accord sur le fait de différencier les fédérations sur la base de leur taille ou de leur ressources, à mon avis toutes les fédérations doivent être soumises au même régime puisqu’elles tendent vers le même objectif.

Quant aux textes instituant le contrôle financier de l’Etat sur les entreprises publiques et autres organismes il a été abrogé par la loi n° 69 -00 publié au BO N° 5170 du 18 décembre 2003. ce qui m’amène à parler du contrôle.

Mais avant d’entamer mon point de vue sur le contrôle, il est, en premier lieu, nécessaire d’apporter une certaine clarification du concept « contrôle », qui est souvent confondu, arbitrairement, avec des significations connexes, à savoir tutelle, vérification, évaluation et audit.

Le contrôle des finances des fédérations ou des finances publiques, en général, n’est pas une fin en soi, mais un processus indispensable à la bonne gouvernance : surveiller la conformité, signaler les écarts et arrêter les mesures correctives et régulatrices tout en déterminant les responsabilités des parties en cause. Pour ce fait, différents types de contrôle doivent être mis en place pour s ‘assurer que les actes de recettes et de dépenses sont accomplis dans le respect des règles en vigueur.

Dans notre contexte, la notion de contrôle a subi un effet réducteur du fait de la signification dominante du mot « contrôle » dans le vocabulaire Français (synonyme de vérification, inspection, pointage). Alors que dans le vocabulaire anglais Le mot « contrôle » est synonyme de « maîtrise » et exprime le fait qu’une activité n’échappe pas à la direction qu’on lui assigne.

Contrôler c’est vérifier que les règles édictées sont respectées et les ordres donnés appliqués. C’est aussi maîtriser une situation et la diriger dans le sens voulu.

Le concept de contrôle peut revêtir une signification précise. Selon Francis-Jean FABRE «  Le contrôle des finances publiques », Presses Universitaires de France Paris 1968, p.8 il évoque, en effet, « l’idée de vérification, c’est-à-dire le fait de s’assurer qu’une chose est bien telle qu’on l’a déclarée ou telle qu’elle doit être par rapport à une norme donnée » . On peut dire qu’à coté de la conception étroite du contrôle, il y a une autre conception qui la dépasse, voir même, l’enrichit. A cette nuance du concept de contrôle, s’ajoute aussi une autre distinction à faire entre le contrôle qui signifie la simple vérification de la régularité des opérations contrôlées et l’Evaluation qui est un concept plus riche, plus souple et qui implique la recherche de l’amélioration de la gestion.

A notre niveau on doit tendre vers un contrôle qui ne consiste pas seulement à sanctionner les individus et à rectifier des procédures, mais vers un contrôle de dimension plus grande avec comme fonction le conseil et le suivi de performances.

Dès lors, les organes de contrôle peuvent et doivent même assurer des fonctions évaluatives. Ils doivent indéniablement s’orienter en plus du contrôle de légalité juridique et de régularité comptable, vers des appréciations d’efficacité et d’efficience. Cette approche constitue un élargissement sensible du contrôle en amont et en aval dans son acception traditionnelle. En amont en remontant à l’appréciation des objectifs. En aval, en s’intéressant aux effets réels des actions ou décisions prises et non seulement à leur aspects légaux.

Le contrôle de ce point de vue et à mon sens doit garantir :

1) Le devoir de bonne gestion : Ce mot d’ordre signifie que les fédérations doivent lutter contre le gaspillage des deniers publics en faisant preuve de rigueur et de crédibilité dans la gestion en clarifiant les missions et les objectifs qui leurs sont assignées, en renforçant l’implication des intervenants et en donnant les points de référence nécessaires à partir desquels peut être exercé un contrôle de gestion plus efficace et plus sain.

2) La bonne gouvernance.

Ce concept de la gouvernance prône l’obligation de rendre compte, la transparence, l’Etat de droit et la participation des parties prenantes. Il y est, donc, question de la manière de gouverner, de la bonne pratique pour conduire les affaires collectives impliquant une certaine participation responsable de tous les acteurs (CF BF et CLUBS) concernés.

vendredi 7 mars 2008 à 13h54, par  Lameti Mohamed

Salut Azzouzi

Ta dernière contribution vient à point. Elle me permettra de suggérer quelques orientations pour approfondir le débat. Je pense que ces premiers échanges nous ont permis de baliser le terrain et fournissent aussi une opportunité pour diversifier les axes de recherche sur le même sujet. Vous conviendrez avec moi que ce sera le cas après la lecture des remarques suivantes.

Il est compréhensible que ton intervention reflète le style et les acquis de ta propre expérience mais je suis sûr que tu es capable aussi de nous éclairer sur d’autres aspects relevant de la comptabilité commerciale comme tu viens de le faire, car il faut bien s’y référer comme j’essaierai de l’expliquer.

Tu as raison quand tu dis que les fédérations sportives sont des institutions sans but lucratif.

En premier lieu et du point de vue juridique ce sont des associations, mais du point de vue économique (se référer au « Nouveau système de comptabilité nationale au Maroc , Ministère de la prévision économique et du plan, 2002 ), elles doivent être classées soit avec les ménages, soit avec les sociétés (SQNF), soit avec les administrations publiques, soit avec les administrations privées sans but lucratif (IBSBL). Je ne m’étendrais pas sur les critères c’est trop long.

En deuxième lieu Le Ministère de tutelle exige explicitement des fédérations sportives d’appliquer les règles de la comptabilité commerciale et fait notamment référence à « l’arrêté du Vice- président du Conseil, Ministre de l’Economie Nationale et des Finances, du 31 janvier 1959, fixant les conditions d’organisation financière et comptable des associations subventionnées périodiquement par une collectivité publique, BO N°2415 du 6 février 1959) : inscription en partie double, comptes, journal, grand livre , balance trimestrielle, et bilan (actif et passif).

En troisième lieu, il y a des fédérations sportives qui sont loin dans la réalité d’être des institutions sans but lucratif, tant du point de vue de leurs fonctions que de l’origine de leurs ressources. Dans beaucoup de cas ces dernières sont très importantes et peuvent aussi provenir de la prestation de services et de la revente de produits ; comme il y a des fédérations dont les ressources substantielles sont constituées essentiellement des subventions du Ministère de tutelle. Dans ce dernier cas ce sont les principes de la comptabilité publiques qui doivent leur être appliquées et tu connais bien sûr les deux textes de référence :le premier portant règlement de la comptabilité publique , et le second organisant le contrôle financier de l’Etat ( 1960 modifié en 1962) , le Ministère de tutelle fait explicitement référence au deuxième ,on pourrait aussi ajouter les textes de loi relatifs à l’inspection générale des finances et à la cour des comptes.

Pour une troisième catégorie de fédérations, disposant de ressources faibles et de ressources humaines très limitées ,et où le principe de volontariat est primordial ,on pourrait mal concevoir une application stricte et rigoureuses des principes et modalités d’exécution de la comptabilité publique ,des solutions intermédiaires peuvent être plus opérationnelles.

Quant à ta remarque sur le contrôle d’opportunité elle est pertinente, et il faudrait réfléchir par le biais de la réforme des statuts à l’assurer dans le cadre d’institutions intermédiaires disposant d’un véritable pouvoir pour veiller justement au respect des choix et orientations de l’Assemblée Générale.Le Président et le Bureau Fédéral défendront devant cette instance leur programme qui vise à appliquer ces choix et ces orientations.

J’espère que ce survol bref nous permettra avec d’autres amis « échéphiles » de continuer ce débat qui commence à gagner en profondeur et devient passionnant

Lamalif

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vendredi 7 mars 2008 à 12h25, par  Mekki

A mon avis FINANCE est un terme générique qui désigne l’étude de la façon dont les individus, les entreprises et les organisations obtiennent des ressources monétaires et les investissent. Elle se distingue de la comptabilité par sa vocation prospective  : la finance prend en compte le risque. Elle s’intéresse donc aux différents acteurs et à la façon dont ils atteignent leurs objectifs par l’utilisation d’outils financiers. E t si je ne m’abuse c’est le principal objectif des fédérations c’est pourquoi je parle de finances bien que j’ai déjà dit qu’il faut aller étape par étape, car tu l’as si bien dit il manque les compétences mais pas parce qu’elles sont rares mais parce qu’elles évitent la gestion des fédérations qu’elles considèrent comme un domaine pourri ou si elles s’y investissent et sans cité de noms les meilleurs cadres de la fédération de football sont partis d’eux mêmes ou l’ont été forcés de le faire. Quant à la réforme par le bas elle prend des années, je serais pour la méthode à ce que se soit l’élite qui impose la réforme sans qu’elle soit fulgurante elle peut être progressive sans brusquer ni les mentalités ni les traditions entre guillemets. Il ne faut pas des bataillons de praticiens pour mettre en œuvre la finance, prenons par exemple la construction d’un immeuble combien faut t’il d’architecte pour en faire établir les plans ? 1 ou 2 alors que les ouvriers ? … comme partout ailleurs et dans tous les domaines l’élite constitue le haut de la pyramide, alors que la base est beaucoup plus large.

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jeudi 6 mars 2008 à 18h29, par  Pierre Beiso

Oui,Mekki,tu fais bien de recadrer le débat. C’est constructif.

Elevons- nous,au dessus des arcanes des B.I.C,pour Bénéfices Industriels et Commerciaux,des B.N.C,pour Bénéfices Non Commerciaux,de la C.P,pour Comptabilité Publique et du fatras de règles qui régissent au MAROC,les O.N.G.,pour Organisations Non Gouvernementale,auxquelles appartiennent les fondations et les associations à but non lucratif,comme la FRME ou aussi un syndicat,ou un organisme mutualiste,ou une coopérative.....

Nous sommes libres d’adopter la doctrine comptable de notre choix,pour tirer la meilleure représentation patrimoniale d’une fédération sportive,quant aux pertes ou aux bénéfices,ils ne sont nullement interdits, mais la distribution des bénéfices est interdite.Par conséquent,nous affectons nos pertes ou bénéfices, au solde à nouveau de l’exercice comptable à venir.

Les finances maintenant,ce mot subit un grand nombre d’abus de sens,mais il vient de l’ancien Français : "mise en valeur". Même si un particulier,parle de ses finances,les hommes de l’art entendent par ce mot, la fructification de l’argent dans des placements de différentes formes:actions,obligations,comptes à terme... ou bien les opérations de la comptabilité publique.

Donc,parler de finances pour les fédérations sportives nationales est un abus de sens,mais encore de langage,parce qu’aucune d’entre elles n’ont adopté de doctrines comptables pérennes,ni les règles de la comptabilité publique,ni l’encadrement budgétaire,ni la fructification des soldes de trésorerie. Ce n’est pas tant contre ce double abus que je m’éléve,le Professeur LAMETI ne m’en tiendra pas trop rigueur,mais contre l’idée plus sournoise que les finances,qui serait une science supérieure inconnue au MAROC,pourraient être le sauveur de nos fédérations nationales.J’ai trop vécu les effets de ce genre de tentative,pour recommander une réforme progressive par le bas,plutôt qu’une révolution fulgurante par le haut. In fine,restons réaliste,le monde marocain du sport ne posséde pas les bataillons de praticiens permanents de la comptabilité et de la gestion,pour mettre en oeuvre une belle inconnue nommée finance.

En la demeure,le MAROC a besoin de praticiens avertis et des cycles de formation qui les accompagnent, ce qui lui permettra de valoriser l’action des trop rares cadres,qui sont obligés de tout faire par eux-mêmes et qui de ce fait ,perdent de vue les intérêts supérieurs qu’ils doivent servir en premier.

Pierre BEISO.

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jeudi 6 mars 2008 à 13h59, par  Mekki

lorsque M LAMETI parle de finances, il ne parle pas des finances de la FRME mais des FEDERATIONS NATIONALES, il parle d’un projet global. Mais lorsqu’on parle de notre fédération, effectivement il ne faut pas brûler les étapes.

Quant aux provisions et amortissement du point de vue de la comptabilité elles ont pour fonction de présenter une image fidèle de la situation patrimoniale d’une entreprise. c’est ainsi que la comptabilité est amenée à prendre en considération les dépréciations que peuvent subir certains éléments de l’actif de l’entreprise, et ce, afin de respecter le principe de sincérité des comptes.La prise en compte de ces dépréciations en comptabilité revient alors pour l’entreprise a constaté l’existence de charges supplémentaires qui ne seront pas la contrepartie d’un flux réel ou monétaire constatée, mais qui seront calculées par l’entreprise elle-même sur une période déterminée. Je me pose la question de savoir à quoi serviront ces amortissements en cas d’acquisition dimmobilisations par exemple ? alors que les fédérations sont subventionnées par l’Etat ou par des sponsors c’est pourquoi je parle de comptabilité administrative.

Le contrôle se construit autour de bonnes habitudes, je suis tout à fait d’accord, mails il faut en lancer les bases.

Pour une fédération qui se respecte le travail administratif est fait par un cadre administratif 1 ou 2 secrétaires selon la taille de la fédération et le travail comptable par un comptable.Maintenat si on mélange les genres où est la bonne gestion que nous décrions tant ?

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