Je ne m’attendais pas à une assemblée générale ordinaire mais à celle de caractère extraordinaire étant donné les événements de ces derniers mois. C’est finalement une assemblée élective qui est programmé en début mai. On l’avait presque oublié celle là. De plus c’est à Rabat, non pas à Casablanca. Une nouveauté. Décentralisante.
Toujours est-il que les tambours et trompettes se mettent déjà à sonner à l’approche de cette, ô combien importante, réunion. La réunion de tous les espoirs ou celle de la dernière chance pour les échecs marocains.
La dernière réunion du bureau fédéral du 6 avril dernier à Casablanca fut, nous dit-on, orageuse. Ce qui ne prête guère à l’optimisme. Touchons du bois est restons optimiste pour notre part. Les illusions sont toujours passagères…
Elle fut tellement orageuse cette réunion du bureau fédéral que le président par intérim de la Fédération, M. Hassan Semlali décida de couper le circuit entre lui est le reste des membres du bureau fédéral.
C’est ce qu’il a annoncé dans un communiqué sur le site fédéral. Tu ne me parles pas, je ne te parle pas. Du jamais vu ! Il faut dire que M. Semlali en a vu des vertes et des pas mûres au cours de cette longue, très longue réunion de la peur. Ceux qu’on nomme les « hommes » de l’ex-président démissionnaire ou le lobby amazalien, c’est comme on veut, n’y sont pas allés de main légère. Les coups de gueule y en a eu toutes les quinze secondes : irrespectueux, entremêlés car tout le monde parlait en même temps, forts, bras levés au plafond, assis, debout à l’unisson. M. Semlali en a eu le tournis jusqu’à en perdre des kilos. Autant qu’une partie d’échecs avec l’ancien mode de l’ajournement. Cet homme taxé de tous les maux, de toutes les accusations, alors qu’il tente de son mieux de recoller les pots cassés par ceux qui le pourfendaient autour de la table, instruit tant il vrai par les consignes de stratégie ordonnée et planifiée. Cette cabale « lâchée » contre le président par intérim de la FRME devra nécessairement être dévoilée devant l’assemblée générale, celle de Rabat...
Une question : Est-ce que le secrétaire-général et de le trésorier général de la Frme présenteront leur rapport respectif à Rabat devant la « vraie » assemblée générale comme le stipule les statuts fédéraux ? Ca, c’est une bonne question parce que je ne le crois pas.
En effet, on nous annonce sous la houlette du 2ème vice-président une autre assemblée générale fantôme à Casablanca, entre camarades amazaliens, ayant pour but de relancer sur orbite leur protégé et ex-président démissionnaire dans une nouvelle pièce de théâtre des plus illégales sous la bienveillance d’une dizaine de clubs soumis. Les tribunaux vont encore avoir du pain sur la planche. Sans compter l’irritation que cela va causer à la tutelle, laquelle reconnait le droit de convoquer l’assemblée générale au président par intérim.
Il parait aussi que ces « fameux » rapports moral et financier seront envoyés aux Clubs. A quels Clubs ? Devinez !
Cette assemblée générale de Casablanca se déroulera-t-elle le même jour que celle de Rabat ? Sans aucun doute. Sinon à quoi va servir ce stratagème. Ainsi donc il y aura deux groupes de clubs ici et là. Les « privilégiés » de l’ex-président dont la constitution et le rôle sportif suscite à doute et ceux désireux que la légalité ne soit pas piétiné. Peut-être que comme ça la vraie assemblée générale de Rabat se déroulera calmement extirpée qu’elle sera germes de conflits.
On nous rapporte aussi que les présidents des commissions nationales, technique, arbitrage, information et règlement et le représentant de la commission d’enquête sur l’arbitrage, n’ont pas été admis à la réunion du bureau fédéral du 6 avril 2008. Non pas, par le président par intérim qui les a convoqués à assister à cette réunion de « travail » comme cela se fait toujours dans le cadre de la finalisation du programme des activités de la FRME pour la saison entrante, mais bel est bien par le refus ferme et déterminé du reste des membres du bureau fédéral. A un moment on aurait pu croire au 1er avril. Mais on était le 6 de ce mois. Une réalité qui montre que tout ce que décide Semlali n’est pas reconnu d’office quelque soit son bien fondé. Pourtant les présidents des commissions nationales de l’arbitrage et de l’information ont été nommés par ce même bureau présidé alors par l’ex-président…En tout état de cause ces Messieurs ont bien raison de protester contre cette grossière décision.
Le « reste » du bureau fédéral refuse la présence des présidents des commissions et comme si cela ne lui suffisait pas, il s’en prend à la secrétaire de la fédération pour qu’elle abandonne son poste. Alors que cette dernière ne s’est jamais impliquée dans les conflits et ne fait que son travail comme elle le fait d’habitude sous les ordres du président du moment. Que lui reproche-on à cette femme tranquille et travailleuse. Ne pas se soumettre aux plans amazaliens ? Ne pas procurer les documents voulus. Pourtant l’ex-président a déménagé illégalement tous les dossiers officiels de la fédération dans ses cartables de cuir avec même les dossiers d’affiliation des clubs et ligues.
Vraiment ces hommes qui constituent ce « reste » majoritaire du bureau fédéral mais tous nommés par le chef et non élus par l’instance suprême de la FRME n’ont plus aucun discernement, ils œuvrent sans gêne en hommes de paille pour faire table rase à tout ce qui tourne autour du président Hassan Semlali. Le résultat est qu’ils augmentent le nombre d’antis-amazal. Et ils ne le savent pas. Bravo, Messieurs. Il ne leur restait plus que Mme Nadia la secrétaire de la fédération.
Pour revenir à l’assemblée générale élective de Rabat, plus sérieuse celle-là. Y aura grand intérêt pour le bon déroulement de l’assemblée générale, que le Ministère de la Jeunesse et des Sports s’installe en nombre et en qualité au devant de la scène de cette réunion au cours de laquelle d’importantes décisions vont être prises.
La ligue du Nord-Ouest, lucide, à immensément raison de recommander la présence des inspecteurs qui ont assisté à la passation des pouvoirs entre Amazal et Semlali. Hautement consciente de son rôle, la Ligue du Nord-Ouest, se veut être une ligue responsable et prudente. Un bel exemple qui s’étale par ceux qui vraiment se sentent concernés par les problèmes et le futur de notre sport. Ce qui a été montré rarement depuis les turpitudes fédérales de 2005 et 2006.
Ainsi cette assemblée générale sera élective. C’est bizarre, mais je ne sais pas comment on n’y parviendra. Même si la réunion débute à 9h pile ! Et puis, si c’est le cas, qui aura le courage de se porter candidat à la présidence d’une fédération squelettique, malade, affaiblie par les luttes continuelles. Qui aura la folie de tenter de reconstruire notre sport sur la dépouille d’une fédération vidée de sa substance vive et profondément décrédibilisée ?
Je ne vois qu’un seule homme capable de la faire, s’il se présente à Rabat : L’ex-président démissionnaire. Eh oui ! Parce que l’audit, il n’en est pas question pour lui. Surtout pas !!! C’est une question de vie ou de mort.
Ainsi, de président démissionnaire à prétendant à la présidence de la FRME le pas sera rapidement franchi sans crier gare (Qu’il soit à Rabat ou à Casablanca ?), notre ex-président de 2000 à 2007 promettra encore le soleil et la mer sous les tropiques du triangle des Bermudes à la tête de la fédération mais avec une nuance près : poursuivre méticuleusement le massacre tout en éludant le venin de l’audit mortel. Mais est-ce que les statuts qu’il a lui-même changés lui permettent-ils de se représenter au suffrage d’une assemblée soit-elle à Rabat, Casablanca ou ailleurs ? Sûrement pas. Mais on ne sait jamais…
A moins que l’assemblée générale « pousse » l’actuel président par intérim Hassan Semlali à poursuivre son travail en tant que président mais sans intérim.
Ou bien, il en sortira une commission nationale composée de présidents de clubs, chargée de gérer les affaires fédérales et de dénicher ce fameux président « moul choukara » (littéralement : "l’homme à la sacoche" ou encore : homme qui possède des ressources financières et qui met la main à la poche et sous entendu qui a le « bras long »).
Ou bien encore, si l’assemblée générale tourne en queue de poisson, le ministère de tutelle assume sa responsabilité en nommant une commission provisoire chargée de la gestion des échecs qui peut durer des années et des années. Mais ceci est bien improbable. Les Echecs ne sont pas le football, le cyclisme ou l’escrime.
A moins que le FUS de Rabat nous donne un membre de son Comité Directeur, PDG d’une grosse boîte nationale qui par enchantement ferait renaître en majuscule dans notre sport les mots « unanimité » et « travail ».
Les paris sont ouverts.
En ce qui me concerne, je me pose toujours la question suivante qui à mes yeux reste la priorité des priorités : Et « l’audit dans tout cela » ?
Parce que :
Avec la prétention de l’ex-président à reprendre son poste ;
Avec le rapport de la commission d’enquête sur l’arbitrage, le caractère électif de l’assemblée générale du 4 mai 2008 ;
Avec l’incertitude qui couvre l’orientation des rapports moral et financier ;
Avec les suspicions des comptes financiers fédéraux ;
Avec la disparition du matériel de compétitions ;
Avec les suspensions de joueurs et dirigeants ;
Avec la guerre des clans qui affûtent leurs armes ;
Avec les mentalités souples, compréhensives, conciliantes, obtuses, têtues, fixes, rigides… etc, etc, etc, etc. ;
Je ne vois pas comment démêler ces fils entortillés comme jamais et qui nous étranglent.
