La Coupe de Chefchaouen a fait face aux lourdes contraintes du temps en particulier entre sa 2ème et 4ème édition, elle n’a pas plié face aux aléas inhérents à notre sport, elle a aussi supporté patiemment la mentalité officielle et instable par laquelle est jugée notre pratique échiquéenne.
Que de compétions de ce niveau ont disparu définitivement pour moins que ça.
Populaire et fière de l’être, il y a de quoi, la Coupe de Chefchaouen s’est introduite dans le cœur de ceux qui savent ou pas « pousser du bois ».
Son rayonnement s’accentue sans cesse, incitant ses créateurs à faire toujours plus haut et plus fort. Comme cela sera le cas pour la 7ème Edition qui se déroulera du 21 au 24 juillet 2008.
Le fort taux de demande d’inscription au dernier délai du 16 juillet à 20h, (soit plus de 180 demandes et qui sont suivies d’une autre demande-confirmation : « Est-ce que vous avez reçu mon inscription ? Suis-je bien inscrit ?), met naturellement en évidence cet engouement objet de notre présent Bloc-notes 64 n°11.
Au-delà des contraintes indépassables en matière de choix des participants basées inévitablement sur des aspects qualitatifs, d’équilibre catégoriel, de représentation locale, il y a lieu de se féliciter de l’ampleur que prend l’organisation de la Coupe de Chefchaouen tout autant que la ferveur dont elle suscite de plus en plus.
Cependant, il y a une chose qui me « frustre » tant en ce qui concerne la Coupe de Chefchaouen que le Marathon International de Blitz de Rabat qui, aussi, revêt une attractivité soutenue. Cette chose frustrante vient de ce grand déséquilibre entre l’offre et la demande.
Je sais bien que les organisateurs font des efforts importants avec les moyens qu’ils ont face à des contraintes qui ne dépendent pas de leur volonté.
Mais tout de même, ne peut-on pas creuser plus cet obstacle pour voir comment accueillir toujours plus de participants ?
Imaginez un Tournoi d’Echecs au Maroc avec 200, et plus même, de participants.
Le nombre constitue un levier de développement, surtout en sport. Il y a marketing et marketing…
C’est peut-être irréaliste de dire ça dans les circonstances actuelles… Mais il n’est pas interdit d’y penser.
Car, c’est bien les Grands Tournois qui font bouger les Echecs vers le haut.
L’engouement pour la Coupe de Chefchaouen le prouve.





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