Mais, cependant, tout un chacun prenait son mal en patience. L’AGO se tiendrait après les Jeux Olympiques de Pekin, lesquels constituent actuellement la priorité des priorités du département de tutelle. Elle aura lieu, sans doute, au milieu ou après le ramadan. Qu’à cela ne tienne. Pour quelques semaines de plus ou de moins, au point ou en sont les échecs marocains, ce n’est pas la mer à siroter.
L’examen de la situation règlementaire des clubs, par les responsables de la jeunesse et des sports, est terminé déjà depuis quelques semaines. Ce n’était pas une tâche ardue… C’est certain. Ce qui est certain aussi, c’est que la totalité des clubs « sains » penche en faveur du président par intérim, M. Hassan Semlali.
L’ équipe de l’ex-président démissionnaire, en l’occurrence le bureau fédéral le savait bien. Aussi a-t-il pris l’initiative, gratuite, il y a plus d’une semaine de rédiger un P.V., préparé à l’avance va sans dire, au siège de la Fédération dans lequel la destitution du président par intérim a été signée par tous ces honorables membres, et envoyée, illico presto, au Ministère de la Jeunesse et des Sports pour « cautionnement ». Un plan étiré, en un aller simple, de A vers B et de B vers C… Un plan méprisable en cela qu’il méprise l’instance souveraine qu’est l’Assemblée générale, autrement dit, les clubs. Ces derniers seront maintenant, si cela est encore nécessaire, édifiés sur « l’attention qui leur est portée » par ce bureau fédéral qui leur veut du bien au point de jouer à saute mouton sur leur dos. Un bureau fédéral voulant « légitimer » un bout de papier face à une assemblée de clubs. Pour éjecter, comme ça, comme un fétu de paille, un président par intérim qui se tue à redonner du sang neuf à une fédération pipée de sa sève et d’y mettre en plus de sa poche la somme de 10 millions de centimes en oxygène enrichi pour réanimer cette même Fédération.
Drôle de mentalité. Mais on se doute de la nature de ce scénario pur « de qui on sait ». On en a maintenant l’habitude. Le ridicule n’a plus de limite.
C’était tellement ridicule que cet agissement a simplement buté sur l’intrangissance du Ministère de la Jeunesse et des Sports.
Ce qui est louche par-dessous tout, c’est le fait que le bureau fédéral était certain d’avoir réussi, enfin, son « coup ».
Effectivement.
Les frétillements se multipliaient, sans doute, de la part du bureau fédéral pour savoir si le fax du Ministère était arrivé au siège de la FRME. Un fax ordonnant et datant la passation de pouvoir entre MM. Semlali et Mounib, un 2ème vice-président renaissant. On peut imaginer, l’ex-président ne se cachant plus pour des incessants coups de téléphone au local de la Fédération « Est-ce que le fax du ministère est arrivé ? ».
Un fax qui ne viendra pas pour la simple raison que la Fédération vit une problématique complexe que seule l’assemblée générale devra délier et non pas une manœuvre méprisante encore une fois de saute mouton. C’est la position stricte du département de tutelle.
L’équation s’est révélée fausse au grand dam de ce bureau fédéral et au profit de notre sport. L’Histoire des échecs s’enrichit de plus en plus d’anecdotes. Triste, il est vrai. Tant on se croirait dans une « Fédération bananière » ou les tentatives de prises de pouvoir illégales sont courantes.
Bien heureusement. Dans l’attente d’une autre anecdote.
Enfin, quelle preuve faut-il de plus pour confirmer la volonté d’œuvrer pour l’intérêt des échecs marocains du président par intérim M. Hassan Semlali. Le travail d’assainissement profond qu’il a déjà entamé depuis sa prise de fonction, ça compte. La somme de 100 000 dhs qu’il a mis à la disposition de la FRME pour résolver les problèmes urgents en cours. C’est pas rien. Alors pour les "turpitudes" d’en face"...
Allez, Bonnes vacances à tous ! De « A » à « Z ».














