Si les échecs marocains se pâment, l’histoire, elle, est bien d’ici. Ici en Rania, Cette colombe blanche qui explore les méandres de son talent brut. Un talent continuellement printanier qui ne cesse de s’éclore. Et qui monte, monte, lentement mais sûrement, voulant s’inscrire dans la durée (nous l’espérons), apposant sa marque de jeunesse fraîche et ouvreuse d’espoir.
Tout observateur attentif au parcours de Rania constatera une courbe de progression étonnamment régulière depuis trois ans. Qu’une compétition vienne à s’organiser dans une ville du Royaume, qu’à cela ne tienne, et hop, là voilà présente au garde à vous pour jouer, faire et donner le meilleur d’elle-même. Elle apprend, elle retient les leçons, elle s’améliore patiemment sous l’œil familial protecteur et attentif.
Timide sur les bords, redoutable sur les rangées et sur les colonnes ouvertes, audacieuse au centre, intrépide esprit combinatoire sur les ailes, hésitante mais calculatrice en finale, Rania fait des échecs une expression multidimensionnelle de son talent.
Rappelons nous avec plaisir le parcours de Rania à Abou Dhabi : De la 1ère ronde à la 4ème elle réalise 2 pts sur 2 (2 gains avec les blancs et de pertes avec les noirs, avec un certaine logique), elle se « met » en place alors, cherche son rythme en effaçant la fatigue du long voyage et la belle surprise du monde Emirati dans lequel elle se trouve et qui lui montre que dans son pays les échecs… Elle se concentre et trouve ses assises. C’est alors elle décolle littéralement : de la 5ème à la 9ème ronde, elle pulvérise tout sur son passage. 5 pts sur 5 !! La totale ! Dans le système suisse on sait ce que cela veut dire. Après chaque gain on rencontre un adversaire de plus en plus fort avec le même nombre de points possible. Quel parcours mes amis !!! C’est ce que je retiens en particulier et qui me donne énormément d’espoir pour cette jeune fille.
Un acquis de valeur pour le Maroc…
Et c’est bien pourquoi une virée dans la demeure de la Reine est trop tentante pour ne pas nous positionner dans cette optique.
L’occasion nous est offerte sur un plateau après cette prestation de rêve à Abou Dhabi pour offrir à nos Lecteurs en guise d’ouverture du Mois sacré du Ramadan un « Spécial Rania SBAI » avec un grand « S »
Nos lecteurs connaissent Rania Sbaï, la championne, issue d’une famille des plus nobles comme il y en a tant dans la ville de Tétouan et ou la pratique échiquéenne a de fabuleux atouts.
De sa petite sœur Yasmina, qui soit dit en passant commence elle aussi à « montrer son petit bout de nez » dans les compétitions nationales, à Papa et Maman, les Echecs sont Rois mais aussi Reines. C’est le cas de le dire.
Mais nos lecteurs ne connaissent, sans doute pas ou si peu, la face cachée de cette petite championne hors pair.
Ils découvriront, ici, un petit génie non seulement dans les échecs, mais aussi dans son parcours scolaire et aussi en matière de musique sa deuxième passion après les échecs. Sa capacité d’assimilation n’a d’égale que sa volonté de bien faire. Posément, sereinement, patiemment mais toujours dans une perspective. Est-ce là son secret ?
Sans doute, avec la sagesse et les encouragements paternels et maternels de Papa et de Maman, Rania possède le plus beau trésor du monde dans son cœur ! Parce que tout simplement « la feuille qui grandit a besoin de lumière ».
Et elle est entourée, effectivement de lumière vivifiante.
Que Dieu la garde, elle et toute sa belle famille. Que le Maroc des Echecs puisse ne pas rater cette fois son rendez-vous avec ses championnes.
Embarquement immédiat à destination du monde de Rania Sbaï. Vol n° T008. Suivez le guide.

C’ETAIT AVANT ABOU DHABI :















