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Interview Hind Bahji

publication lundi 26 septembre 2005. Enregistrer au format PDF
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Interview de Hind Bahji

1. Hind, tu peux nous raconter en bref, tes premières avec les échecs ?

Mon père adore le jeu d’échecs, c’est vrai qu’il ne le pratique pas souvent, mais il aime voir des parties, résoudre des problèmes de Mat en un ou 2 coup.

Alors, je dirai que mes premiers pas au échecs fut en l’observant, a cette époque je commencé déjà a m’y intéressé, cela était vers l’âge de 5ans si je me rappel bien.

Petit a petit j’ai pris goût au jeux au point de plus pouvoir m’en passer.

2. Je sais très bien que ton palmarès est très riche, tu peux le présentez à nos chers lecteurs ?

-Championne du Maroc : Tétouan 1998
- Championne du Maroc : Fés 1999
- Championne du Maroc : Bouznika 2000
- Championne du Maroc : Mohammedia 2001
- Championne du Maroc : Mekness 2005
- Championne du Maroc Cadette : Benslimane 1999
- Championne du Maroc junior : Casablanca 2000
- Championne du Maroc junior : Bouznika 2001
- 2 fois médaillé d’argent aux jeux panarabes, en Jordanie 1999 et en Algérie 2004
- 3ème au championnat arabe au yemen en 1999
- 3ème au championnat arabe a dubai en 2005

3. Il est évident que ce n’est pas facile de monter au podium du championnat arabe. Alors quel était ton programme préparatif pour ce championnat ?

C’est vrai que monter au podium n’était pas une chose facile, surtout que ma préparation pour ce championnat n’a duré qu’un mois en solitaire.

Etant donnée que cette année j’étais très prise par mes études (la préparation de ma soutenance qui s’est déroulée en mois de juillet)

4. En allant à Dubaï, quel était ton objectif ?

En fait j’avais deux objectifs, mis à part le plaisir de jouer
- Monter au podium
- Terminer le nombre de parties qu’il me reste pour
- avoir un classement elo international

5. Tu as eu quelques problèmes ou difficulté à Dubaï ?

Oui, le premier jour, on est arrivé à l’hôtel vers 10h du matin, et la première partie devait se jouer à 18h du même jour, j’étais très fatigué de plus du décalage horaire.

C’est l’une des raisons qui on soldé mon premier match par un nul dans une partie gagnante. L’autre problème c’est qu’on a joué 9 rondes affilés sans aucun jour de repos.

6. Après cette formidable 3ème place au championnat arabe individuel, quels sont tes projets pour l’avenir ?

Les années passées j’étais partagé entre mes études (Mon baccalauréat, mon diplôme bac+4) et ma passion pour les échecs, à présent je peux mieux gérer mon temps, mes études en master me laisseront (je le souhaite) suffisamment de temps pour jouer et participer à des tournois.

C’est ce qui me manque le plus, la compétition -le contact-

7. Comment vois tu l’avenir des échecs féminin au Maroc ?

J’espère qu’il sera meilleur les années à venir. Les joueuses marocaines ont un bon niveau, cela si on prend en considération qu’elle n’ont pas d’entraîneur et qu’elles participent à un nombre très minime de tournois.

Elles rivalisent pourtant avec les autres joueuses au niveau arabe, sachant qu’elles s’entraînent durant toute l’année. par exemple, les joueuses Imaraties ont des entraîneurs et leur entraînement se fait durant toute l’année.

L’équipe nationale Iraquienne a un salaire mensuel, se qui leur permet de se procurer les nouveaux logiciels et les livres adéquats à leurs jeux, de plus l’entraînement qui dure entre 3 semaines et un mois avant chaque tournoi.

Les libanaises, prenant le cas de kanarik, elle a le droit de participer au champ de liban masculin se qui la confronte avec des styles de jeux différents mais surtout plus tranchants.

Jusqu’à présent, on a eu de grande chance contre eux, mais je crains que ça ne changera si on ne trouve pas de solutions, surtout que leur jeu s’améliore de façon exponentielle.

8. A ton avis quelle est la bonne stratégie pour améliorer le niveau de nos joueuses ?

Plusieurs éléments entre en jeu, principalement l’amour du jeu car sans ça ce n’est pas la peine d’espérer quelque chose.

Mais la passion du jeu n’est pas suffisante, il faut s’entraîner, et cela est le rôle d’un entraîneur, et aussi pratiquer et pratiquer et pratiquer, car ce n’est que sur le terrain qu’on rencontres les vrais problèmes.


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