• Depuis le déclenchement de cette crise fédérale sans fin, J’ai essayé, tant bien que mal, d’analyser à travers Maroc-Echecs surtout, le plus objectivement possible les tenants et aboutissants de cette lutte fratricide confrontant, d’une part, un président contestée à l’intérieur, puis condamné à l’extérieur et son clan fédéral qui lui est dévoué, avec une poignée mouvante de clubs, dont certains furent créés de toutes pièces ou ressuscités de leurs tombes, pour alimenter les diverses assemblées générales, servant d’alibis aux sanctions les plus surréalistes ; et d’autre part de nombreux clubs et joueurs marocains d’élite, dont notre GM Hicham Hamdouchi, qui manquaient cruellement de coordination, à la recherche d’une voie de salut, susceptible de sauver notre fédération d’un naufrage annoncé.
• Suite à l’éclatement du scandale de la falsification des normes d’arbitrage, je fus le premier à exiger ouvertement la démission de M. Amazzal dans un article publié à ME, en décembre 2005, sous le titre « Crise Fédérale : pourquoi Monseur Amazzal doit partir » avec une version similaire en langue arabe ; mais il aura fallu deux ans de luttes, de débats et de protestations, suivis de l’enquête et le verdict de la FIDE, pour forcer sa démission au printemps 2008. On a assisté, pratiquement, à trois années blanches, souillant l’image de la FRME dans la presse nationale et dégradant sa réputation auprès de l’opinion publique. Nos joueurs professionnels et nos jeunes talentueux pleins d’ambition ont terriblement souffert de manque de compétition, notamment avec la suppression pure et simple de leur pays de la liste ELO international.
• Certains ont pu alors espérer voir le « bout du tunnel » ou la "fin du cauchemar..." avec la dynamique déclenchée par le départ forcé du président déchu, la volonté du changement affichée par M.Semlali président par intérim, qui devait laisser la place à une commission provisoire, en concordance avec les statuts de la propre fédération, suite au double rejet du rapport moral et financier, au cours de l’Assemblée Générale réunie le 2 novembre 2008 à Salé. Monsieur Lamti qui présidait aux destinées de la dite commission préféra jeter l’éponge, vu les énormes obstacles qu’il a dû affronter au cours de sa mission provisoire ,pour convoquer une assemblée extraordinaire, d’autant plus que Le Ministère de la Jeunesse et Sport a tout fait pour avorter ce courant de changement, soutenant, contre vents et marée, son propre fonctionnaire M.Amazzal dont les pratiques douteuses sont passibles de poursuites judiciaires sinon pénales. Monsieur Azzouzi, qui prit courageuement le relai, n’a pas pu, non plus, cristalliser les doléances d’une nette majorité desclubs appelant à la tenue d’une telle assemblée, devant l’intransigeance des autorités concernés...
• Une fois cette dynamique cassée, la contre attaque est entamée, avec la désignation illégale de Monsieur Mounib, deuxième vice-président en tant président intérimaire de la FRME, au terme d’une assemblée générale contestable, confectionnée sur mesure pour valider le fait accompli, avec la complicité du Ministère de tutelle. Depuis lors, les clubs contestataires, malgré la solidité de leurs arguments, se sont dispersés - pour des raisons qui seraient long d’évoquer ici – et ont pratiquement signé leur abandon sur la feuille truquée de la partie d’échecs !, et devraient se résigner à traiter, de nouveau avec Monsieur Amazzal, désigné, à l’unanimité dit-on, comme PRESIDENT D’HONNEUR de la FRME !!
• Ce rappel me paraît nécessaire pour bien situer la proposition que je soumets à la perspicacité des acteurs et passionnés du noble jeu dans notre pays. Mais sa lecture n’est point indispensable pour tous ceux qui ont contemplé l’actualité fédérale durant ces trois années de gâchis. IL n’est guère circonstancié par la dernière décision illégale de bannir mon club Alouane Fannia de la liste des clubs actifs, inclus dans ce programme" bâclé" des compétitions nationales, Car J’ai déjà préconisé cette même voie dans une interventionpubliée il y’a trois ans à ME (22 mai 2007), en écrivant notamment :
« Toutefois, On ne peut subir indéfiniment le diktat d’Amazzal. Personnellement je préconise la création d’une instance échiquéenne alternative, qui serait constituée de véritables échéphiles s’activant dans des clubs responsables et militant pour un réel changement ;l’objectif primordial est de fédérer les efforts de tous, d’améliorer la pratique sportive, et de coordonner l’organisation de vrais tournois et championnats d’échecs ; L’on pourrait, dès cette année, proposer l’idée d’un Circuit National de Tournois Open couronné par un Grand Prix et une compétition par équipes selon le système suisse »..."Les clubs qui voudraient bien créer ou rejoindre cette nouvelle instance, auront la liberté de quitter la FRME sous la mainmise de monsieur Amazzal, ou bien de continuer à militer patiemment à l’intérieur, en attendant des jours meilleurs"…
• Aujourd’hui, plus que jamais, je suis arrivé à la conviction profonde que la FRME est atteint du (SSS) Syndrome de Sclérose Syndicale, rendant tout changement DE L’INTERIEUR impossible sinon long, coûteux et dévorateur d’énergies. La junte qui y détient actuellment le pouvoir a acquis une immense expérience dans la confection de clubs fantômes, l’élimination des opposants, la maîtrise de la "carte électorale", l’usage de magouilles et de pressions multiples, le choix de la date, du lieu et la forme des AG, dans le seul but de maintenir sa mainmise sur la fédération.
• La création d’une nouvelle instance échiquéenne nationale, demeure, selon mon point de vue, la seule alternative possible. Cette instance qui serait fondée en vertu des lois régissant les libertés publiques dans notre pays, devra fonctionner de manière démocratique et égalitaire, réunissant les clubs sérieux, volontaires et authentiques, apportant une vision moderne et innovatrice en matière de gestion administrative et financière et proposant de nouvelles voies pour l’organisation et la promotion des activités sportives échiquéennes. Elle contribuera, surtout, à restaurer l’image du noble jeu dans le royaume, ternie après tant années faites de mauvaise gestion, d’incompétences, de sanctions arbitraires et de dégradation morale. Elle permettra de fédérer les actions de toutes les bonnes volontés, d’attirer de nombreux mécènes et s sponsors, découragés par l’état piteux de la FRME et l’incompétence de l’équipe en place. L’objectif consiste également à créer une confédération exemplaire, constituant par les faits et les actes, un groupe de pression auprès des autorités concernées par l’espace sportif, afin d’instaurer les conditions propices pour un changement en profondeur, notamment à travers l’emploi de l’article 22 de la loi sur le sport et l’éducation physique, par l’autorité de tutelle. Les clubs qui voudraient bien rejoindre cette nouvelle instance pourront continuer d’adhérer à la FRME, et militer en son sein, dans l’espoir d’un changement providentiel...
• Je souhaite bien que cette proposition suscitera un débat fructueux ; et ,de toute façon, on n’a rien à perdre si on discutera à haute voix…Alors à vos claviers Chers lecteurs !





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