• Le 35° Championnat Individuel National se poursuit à Tétouan. Le MI Mohamed Tissir est bien parti pour remporter son troisième titre. Au terme de la 5° ronde, disputée aujourd’hui 29 décembre, il mène la danse avec 4,5 pts talonné par le surprenant Oussama Bouhdoun (4 pts). Les dix participants ne se font guère de cadeaux,(un match nul seulement par ronde !) et produisent des parties fort intéressantes à suivre, sous l’œil attentive de quelques spectateurs/ amateurs passionnés, dont Messieurs Bahaoui, Khatib, Rédouan, Haik, Kamal,Saad et...moi-même !
• On aurait bien aimé rencontrer plus d’échéphiles lors de cette compétition traditionnelle, phare des échecs marocains ; mais il faut savoir être stoïcien et se contenter de ce qu’on a, devant soi.
• Mohamed Chakroun, Directeur du Tournoi, a fait ce qu’il a pu faire... Les conditions d’accueil offertes aux dix joueurs participant à la finale sont très bonnes, la salle est superbe, l’ambiance est "intime" et sympathique.
• MAIS la FRME semble se désintéresser complètement de « son » championnat. Le site fédéral confectionné à l’occasion du Tournoi feu Sekkat, ne donne aucun signe de vie, Il est toujours « en construction » comme on l’annonce ; espérons qu’il sera quand même inauguré conjointement avec le port "Tanger Méditerranée" ! C’est pourtant la fédération qui a choisi la formule du championnat, désigné les réservistes, opté pour cette date hivernale inadéquate. Aucun effort n’est perceptible au niveau de la promotion des échecs au cours de cette manifestation, afin d’attirer les spectateurs, et intéresser les médias. Bref pour faire du Championnat Individuel du Maroc une manifestation rayonnante comme il se doit. On a le droit de poser la question à Monsieur le président en exercice de la FRME : Un championnat National Individuel c’est pour quoi faire ? • Et pourtant l’idée clé derrière l’adoption de la formule : Finale du championnat individuel toutes rondes , fut justement d’améliorer les conditions d’accueil, de raffiner l’organisation technique, d’attirer le public et les médias, de créer un événement échiquéen imposant dans la ville qui se propose d’abriter le championnat, de multiplier les activités parallèles pour vulgariser le jeu et sensibiliser les jeunes, et enfin permettre aux internautes de suivre les péripéties du tournoi et leur offrir des parties en ligne.
• Si le président de la FRME, ayant constaté son cuisant échec, aurait l’intention - excuser de l’emploi fréquent du conditionnel- de revenir à l’ancienne formule (système suisse et quelques dizaines de joueurs), il n’aura point compris, durant cinq ans de présidence, l’abc de l’organisation échiquéenne. Il n’aura pas saisi notamment que la plus ancienne et la plus importante manifestation organisée par la Fédération doit avoir des dates fixes, obéir à un cahier de charges rigoureux, se préparer au moins six mois à l’avance.
• Pour l’histoire en 1968, le 3° championnat individuel se jouait à Rabat, à l’Hôtel Tour Hassan, avec des échiquiers de démonstration devant un public nombreux, la Télévision relatait quotidiennement l’événement ; en 1973 le match au sommet Bakkali-Bennis est entré dans tous les foyers marocains ; en 1975, le nom de Khalid Chorfi qui remporta le 9° championnat du Maroc est connu de tous les sportifs marocains. Le journal Al Alam lui consacrait des manchettes en rouge dans sa page sportive phare. A l’époque la FFE serait ravie de voir quelques lignes consacrées au Championnat de France dans le télévision publique et la presse nationale.
• Une simple comparaison entre ce 35° Championnat du Maroc et le dernier Championnat de France, doit faire méditer notre orgueilleux président, tant attaché à « ses » critères de médiocrité, qui vont tirer les échecs marocains inexorablement vers le bas.












