Le 35 tournoi hebdomadaire de Maroc Echecs sera réservé à feu Driss Benabud , voici un témoignage de Mohamed Moubarak Ryan (paru le 05 juillet 2005 , 30 ans après !) et un article de presse paru au journal Achamal ( du 03 au 09 janvier 2006) communiqué par le sympathique Abdelhay Zitane et signé par Mustapha Ghazi.
Quelques parties de Feu Benabud avec les blancs en 1966.
Quelques parties de Feu Benabud avec les blancs en 1966-68
Si Driss, comme on avait coutume à l’appeler à Tétouan est décédé en 1975. Le mois de juillet de la meme année, l’Association de Tétouan organisa un tournoi par équipes à sa mémoire. Ce fut l’occasion pour débloquer la situation délicate ou se trouvait alors la FRME et élire, à l’unanimité, Monsieur Bakkali, à sa tete..
Feu Benabud est considéré comme étant le père des Echecs modernes dans le Nord du Maroc. grand sportif, il fut parmi les premiers à intégrer les clubs espagnols de tétouan et briller dans le noble jeu dont il remporta plusieurs fois le championnat de la zone. Il faut rappeler que l’Espagne était un grand pays des échecs et outrepassait la France par exemple. Le jeune GM prodige POMAR était considéré comme un Patrimoine National, Le Général Franco lui a même interdit de quitter le territoire espagnol.
Le grand Alekhine , qui résidait en Espagne dans la moitié des année 40 avant de mourir au Portugal en 1946, fut parmi ses professeurs. Un intéressant ouvrage, édité que je sache uniquement en espagnol, sous le titre LLEGADO ! contient la substance des cours dispensés par Alekhine !
Plusieurs champions espagnols effectuaient régulièrement des visites à Tétouan, donnant des simultanées et exhibitions dont Pomar ,Médina, Sanz et autres. Les espagnols qui furent nombreux dans la capitale du Nord, s’adonnaient passionnément aux échecs ; les compétitions étaient organisées régulièrement, et bien couvertes par les périodiques régionaux et la Radio.
Après Benabud c’est Mustapha Bakkali qui jouait les troubles fête, pour une activité d’« élite » qui n’était pas destinée aux autochtones.






