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FRME, Vers une Année Blanche ?

Publié le jeudi 2 février 2006. Enregistrer au format PDF


La question mérite une grande interrogation. En effet quatre mois se écoulés, depuis le début « virtuel » de la saison échiquéenne, habituellement programmée en octobre, sans que notre honorable fédération ne fasse le moindre signe de vie, ni n’entame une simple initiative pour organiser, voire d’informer les clubs qui lui sont affiliés, des dates fixées pour les différentes compétitions nationales dont elle a la charge. Le 35° Championnat National Individuel qui a eu lieu à Tétouan en fin décembre 2005, ne pourra être comptabilisé comme faisant partie de la saison en cours, 2005- 2006, car il était prévu en juillet 2005 ; et c’est plutôt grâce à la bouée de sauvetage tendue aimablement par l’Association Marocaine de Tétouan et son dynamique nouveau président Monsieur Chakroun que la FRME a pu sauver les meubles et boucler une bien maigre saison échiquéenne.

Le Président en exercice de la FRME, Monsieur Mustapha Amazal, adopte, parait-il une stratégie d’attente mortelle, qui s’avérera fort préjudiciable au développement et à l’image du noble jeu dans notre pays. Jusqu’à présent il a renvoyé la date de l’Assemblée Générale annuelle aux calendes grecques. Une assemblée qui devait être tenue normalement en début octobre, sauf force majeure, qui serait compréhensible par les clubs qui constituent la base de l’AG, et donnent sa légitimité au président et son bureau fédéral. Or il parait que le Scandale des Falsifications des Dossiers d’Arbitrage, a paralysé les membres de la FRME, au sens propre et figuré. On veut visiblement retarder les échéances et parier sur les facteurs d’oubli et d’essoufflement...

C’est peine perdue, car les preuves sont accablantes et irréfutables ; La détermination de toutes les personnes concernées : joueurs, arbitres présidents de clubset autres membres consciencieux, ne sera point ébranlée par quelques semaines supplémentaires de retard , car sinon, le Président se mettra volontairement en dehors de toute légalité, et l’organisation d’une assemblée extraordinaire sera la seule solution possible.

La récente et courageuse démission de Monsieur Zoheir Slami vient à point nommé pour remettre les pendules à l’heure. Que vont dire, maintenant, toutes les personnes qui osent encore défendre les pratiques ou les attitudes de Monsieur Amazal de cette affaire ? Un vrai Arbitre International, connu pour sa compétence et son intégrité, scande son refus catégorique de bénéficier de normes falsifiées, et annonce solennellement qu’il n’a jamais effectué un voyage en Emirats Arabes Unis pour arbitrer ce fameux Tournoi International à Sharjah ; Qu’il n’a jamais arbitré ce 34° Championnat Individuel du Maroc 2004 à Mohammedia.

Pour conclure cette brève intervention, je pense que les clubs marocains doivent assumer leurs pleines responsabilités devant cette dangereuse fuite en avant. Le président en exercice doit présenter ses comptes à la prochaine Assemblée Générale, qu’elle soit normale ou extraordinaire, et justifier sa politique de la « Terre Brûlée ». La saison en cours sera vraisemblablement et malheureusement ratée ; mais, surtout, l’après Amazal ne sera guère facile à gérer pour tous ceux qui veulent servir et développer les échecs marocains...


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