Lorsque les arabes envahirent l’europe au 9ème siècle, ils amenèrent le jeu d’échecs dans leurs bagages.
Ils amenèrent aussi les premiers "Mansuba", problèmes qui consistaient en positions composées de milieu ou de fin de partie avec un énoncé bien précis, par exemple "les Blancs jouent et gagnent".
Souvent, une légende ou une histoire servait de support aux Mansuba. L’une des plus connues est "le mat de Dilaram".
On la retrouve notamment dans un livre du 15ème siècle, de Firdawsi at-Tahihal, duquel on connaît également le plus long poème de l’histoire, comprenant un million de vers écrits en 50 ans.
Toutefois, la position et la légende qui l’accompagne datent vraisemblablement du neuvième siècle et sont dues à l’auteur arabe Al Suli.
La pièce en h3 est un Al fil, qui devint plus tard le Fou, mais qui à cette époque ne se déplaçait que de deux cases en diagonale. En revanche, il pouvait sauter au dessus d’une pièce (comme ici le Cavalier en g4).
L’histoire raconte qu’un prince passionné d’Echecs, Murwardi, avait dilapidé et perdu toute sa fortune au cours d’une partie d’Echecs.
Dans son désespoir, il paria également sa très belle épouse Dilaram, mais fut bientôtt sur le point de perdre la partie.
Dans la position ci contre, Dilaram dit à Murwardi :

"ش mon prince, sacrifiez votre tour et non votre épouse".
C’est ce qu’il fit, et retourna la situation grâce à la combinaison suivante : 1. Th8+ Rxh8 2. Ff5+ Rg8 3. Th8+ Rxh8 4. g7+ Rg8 5. Ch6 mat
