Certains esprits malveillants, ou alliés inconditionnels de Monsieur Amazal, le Président en exercice de la FRME prétendent, à tort ou naïvement, que l’Assemblée Générale, est totalement, souveraine. Celle-ci peut ainsi légiférer, approuver, sanctionner, déléguer ses prérogatives au bureau fédéral, modifier ou passer outre ses propres statuts, pourvu qu’on dispose d’une majorité incontestable.
• Dans tout régime démocratique, les lois sont faites pour être respectées ; Elles tirent toutes leurs substances de la loi suprême de la nation qui est la Constitution, et doivent se soumettre, à l’esprit et la forme, de ses articles de base. Le Parlement peut légiférer en toute liberté ; Mais le Conseil Constitutionnel, totalement indépendant des pouvoirs publics, veille sur le respect scrupuleux et la constitutionnalité des lois, et protège toute minorité qui se sentirait bafouée dans ses droits, par une quelconque majorité. Le vote majoritaire n’est donc jamais une expression absolue de la légalité.
• La Fédération Royale Marocaine des Echecs (FRME) est régie, comme on le sait, par le Dahir réglementant les libertés publiques et la constitution des associations. Elle est, en tant que fédération sportive, assignée à la Loi sur l’Education Physique, et soumise au contrôle de l’autorité de tutelle, c’est-à-dire, le Département du Sport. Le Statut de la Fédération, dont la dernière modification date du 29 novembre 2003, implique tous les clubs qui lui sont affiliés, et doit être respecté scrupuleusement par le Président et son bureau fédéral.
• C’est vrai, L’Assemblée Générale est souveraine ; elle est l’organe suprême de la FRME ; Mais c’est une souveraineté relative et conditionnée ; Elle n’est nullement au dessus des lois du pays, ni surtout libre de bafouer ses propres statuts et règlements.
• Si l’on se fie aux échos et aux récits bien précis de la dernière messe des clubs marocains réunis le dimanche 26 février à Casablanca ; Cette Assemblée Générale fut une véritable Mascarade ; Ses décisions sont susceptibles d’être annulées par la justice compétente, pourvu que l’on en ait recours.
• A mon avis, cette Assemblée a bafoué le statut qu’elle avait elle meme adopté, concernant, au moins, dix points capitaux :
1. Le président de la FRME n’a pas respecté la périodicité de l’Assemblée Générale (article11) qui devrait se tenir normalement en octobre 2005 et non en fin février 2006.
2. La convocation à l’Assemblée Générale, ainsi que le rapport moral et financier ( article 12), furent expédiés après expiration du délai réglementaire (fixé à 15 jours), quoique « ante daté » le 08 février 2006 ! certains clubs n’ont reçu les documents que cinq jours avant l’AG.
3. Le P.V. de l’Assemblée précédente ne fut pas lu en séance plénière ni communiqué aux clubs présents (article 12 : ordre du jour) ; Le président s’est contenté d’une réponse orale évasive.
4. Les représentants des clubs qui voulaient évoquer certains points tirés des rapports moral et financier avant de les voter ( article 12), en furent empêchés, sous prétexte d’attendre « les points divers » inscrits à la fin de l’ordre du jour...
5. L’élection du tiers sortant du Bureau fédéral, comme il est stipulé dans le statut n’a pas eu lieu lors de cette assemblée (article 15 : formation, délibération, vacance) où l’on devait élire le tiers des membres du bureau fédéral en candidature directe, tout en respectant la représentativité des Divisions Nationales ). D’ailleurs personne ne connaît les noms des membres actuels du bureau ni leurs fonctions. Une requête auprès des pouvoirs judiciaires et réglementaires nous parait fort pertinente pour clarifier la chose.
6. Les sanctions infligées à Messieurs Elamri et Onkoud sont en contradiction avec les lois marocaines ; En outre, en vertu du statut de la FRME c’est le bureau fédéral, à travers une « Commission Disciplinaire » chargée d’examiner les dossiers, et écouter les « accusés » qui doit prendre les décisions adéquates, l’Assemblée Générale devrait avaliser ou annuler les sanctions, en tant qu’organe d’appel.
7. Si Monsieur Elamri était bien présent lors de cette assemblée "historique", et pouvait théoriquement se défendre ; Monsieur Onkoud fut condamné par contumace ; Son unique chef d’accusation serait d’écrire et d’animer le site « Maroc Echecs ».
8. l’Assemblée Générale n’a pas assumé son rôle d’instrument de contrôle de la gestion fédérale, en validant, à la légère, les rapports moral et financiers malgré leurs innombrables failles et lacunes.
9. Elle n’a pas examiné et adopté, selon ses propres prérogatives le budget prévisionnel de la FRME pour l’année suivante ( voir article12 & article 14 point 3). C’est une tache essentielle qui ne figurait guère dans l’ordre du jour déterminé par le BF, pour une assemblée qui fut tenue, vraisemblablement, pour entériner uniquement les décisions de notre "omnipotent" président .
10. Mais l’Assemblée Générale a, surtout, failli à son devoir de constituer une Commission d’Enquête indépendante et impartiale pour examiner le grave dossier des normes d’arbitrage falsifiées ; le Président étant impliqué en personne dans cette affaire, devrait être tenu à l’écart des travaux de cette commission souhaitée, et non de diriger lui-même les enquêtes ; Etre juge et partie est aux antipodes de tout système démocratique.












