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Péripéties turinoises (2)

Pizza !

Publié le vendredi 8 septembre 2006. Enregistrer au format PDF


Turin, 3 juin 2006, la nuit tombée, destination pizza ! Nous étions quatre à avoir envie d’une bonne pizza italienne : Mohamed, Tarik, Ismail et moi-même. Nous sommes donc sortis à la conquête d’une des nombreuses pizzerias que nous avions remarquées quelques heures plus tôt le long des rues environnantes du village olympique. On n’avait que l’embarras du choix. Nous avons fini par choisir une tenue par des chinois ! Après tout, les pâtes ne viennent-elles pas de Chine ? Nous nous sommes installés autour d’une table au milieu de la salle et avons tous commandé presque le même menu.

A peine quelques phrases échangées entre notre petit groupe de 4 qu’une silhouette familière faisait son apparition devant la porte de la pizzeria. C’était Hassan Semlali, le vice président de la Fédération Royale Marocaine des Echecs, en personne. De par son regard nerveux et son attitude troublée, on aurait dit qu’il cherchait des personnes bien précises. Il avait fini par nous apercevoir et s’était hâté vers notre table. Après les salutations, nous voilà petit à petit plongés dans une discussion très particulière.

Hassan Semlali montrait l’expression de quelqu’un qui ne comprenait pas le pourquoi du comment de notre présence à Turin ! Comme s’il se passait quelque chose dont il n’avait pas le contrôle. Première question : que fait ce groupe de 4, là, à Turin, dans cette pizzeria asiatique ? Et surtout, que fait Karim, le représentant de la sélection marocaine au milieu de ces agitateurs potentiels ? La réponse était pourtant simple et évidente : c’était une réunion officieuse des administrateurs de Maroc Echecs ! Le site maudit ! Le site à caractère… ! On y arrive…

Hassan Semlali toujours en état d’incompréhension avait adopté une attitude volontairement perplexe et sournoise et se demandait presque innocemment pourquoi on en était arrivé là (querelles, différends) ! Lui l’homme de paix et du dialogue voulait comprendre, résoudre. Il nous a même suggéré de le considérer comme quelqu’un qui n’appartenait pas à la FRME, un intermédiaire, un ombudsman, un conciliateur venu d’ailleurs, mais de bonne foi et disposé à résoudre ces différends !! Il n’en fallait pas plus pour le stopper net. A peine avait-il dévoilé ses vraies intentions que plusieurs rappels se sont imposés pour éclaircir la position de chacun autour de cette table.

Je lui ai rappelé certaines choses qu’il ne devait pas oublier ni ignorer aussi facilement qu’il l’avait signifié, qu’il était bien et bel le vice président de la FRME, qu’il était arrivé à Turin avec une mission précise qui était celle de représenter la FRME au sein de cette grande organisation mondiale qu’est la Fide, que son rôle d’accompagnateur privilégié ne pouvait passer inaperçu, que c’était son deuxième déplacement avec la délégation Marocaine après celui des Emirats Arabes Unis au mois de septembre 2005…

Pourtant, Hassan Semlali, celui-là même qui prétendait ne pas comprendre, connaît très bien tous les dossiers. N’était-il pas celui qui avait signé le communiqué obscène qui traitait le site Maroc Echecs de site proche des sites pornographiques ? D’ailleurs, je le lui ai rappelé sur place et sur le champ en lui signalant qu’il s’était fait piéger en signant ce communiqué ! Cependant pour ne pas tendre la discussion davantage, je parlais de la chose de manière tout à fait « cool » et détendue, délibérément, ironiquement, au point que cela avait fait rire tout le monde. Il n’était pas question de l’attaquer mais juste de lui rappeler que nous n’étions pas du même camp, mais qu’on pouvait discuter. Il est apparu clairement dans le chef de notre invité imposé que la position de ME était claire et nette et que nous ne changerions pas de discours entre ce que nous écrivons sur le site et ce que nous sommes vraiment, qu’on soit à Paris, Turin ou Taza !

A propos de Taza, je lui ai rappelé un point qui me tenait à cœur. je lui ai reproché l’évincement de Mokhlis Adnani, le tazi comme lui et qui avait hissé pendant plusieurs années les couleurs de leur ville dans le firmament échiquéen. Pourquoi n’avait-il pas défendu Mokhlis alors qu’il méritait amplement sa sélection en raison de sa 2ème place au championnat national, pourquoi le sacrifier, pourquoi le remplacer par Ismail (qui était assis à côté de moi), sa réponse était très évasive, comme son regard, hors du sujet.

Mais, l’équipe de Maroc Echecs connaissait bien la raison de cet évincement de Mokhlis… C’est ce que nous essayerons de démontrer dans le 3è épisode.

Lodi 2006....

Péripéties turinoises (1) Paris - Turin

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