Mokhlis Adnani, après avoir compris qu’il n’y avait définitivement plus d’espoir et qu’il était bel et bien évincé de la sélection nationale qui s’était déplacée à Turin, se posait certainement des milliers de questions. Pourquoi Amazzal le président de la FRME s’acharnait-il sur lui depuis le début de l’année 2006 ? Pour ne pas dire depuis toujours !
Est-ce parce qu’il avait refusé de se transférer au club du Raja et avait plutôt choisi le club du FUS de Rabat, le club maudit par la FRME ? Sans doute, c’est une raison très forte. N’avait–on pas demandé à Mokhlis au courant du mois de janvier, selon une source fédérale et une confirmation de l’intéressé, de rédiger une lettre comme quoi il annulait seulement son transfert, et que la FRME se chargerait du reste ? Une simple lettre d’annulation du transfert et, abracadabra, tous les ennuis passés présents et futurs de Mokhlis disparaissaient, comme par magie.
Regrettait-il, Mokhlis, d’avoir refusé le cadeau de nouvel an du magicien Amazzal ? Sûrement pas ! Mokhlis avait donné sa parole au club du FUS et, en homme honnête, a tenu à respecter son engagement jusqu’au bout, même si cela allait lui coûter très cher par la suite. Et pourtant au mois de janvier, Amazzal avec une belle promesse dans son chapeau magique, un lapin en or, la participation au championnat méditerranéen en Turquie !! Mais les champions, en général, sont têtus. S’il y avait un championnat en Turquie, Mokhlis, le dauphin de Tissir au championnat national devrait tout naturellement le disputer suite au désistement du premier, Maître Tissir, qui a pris la décision respectable de ne plus jouer sous la ridicule ère Amazzalienne. La Turquie était donc un droit non négociable pour Mokhlis. La FRME n’avait qu’à trouver un prétexte pour ne pas le lui permettre.
Après l’assemblée du 26 février, la porte se fermait définitivement sur Mokhlis Adnani. Amazzal, auréolé par son grand succès électoral, promettait une année d’enfer à toute personne qui l’avait contrarié, comme aime le répéter souvent le président omnipotent. Le magicien allait sortir sa main de fer et ne ménager aucun effort pour porter un coup dur à ses détracteurs, le coup de grâce s’il le faut.
Mokhlis Adnani allait ainsi payer lourdement le soutien des clubs marocains à Amazzal. Ce dernier a décidé de le punir pour avoir dit NON en le privant de représenter le Maroc, peut être pour la durée entière de son mandat et cela pourra être vérifié facilement. En effet, il n’est pas question de Adnani aux compétitions suivantes :
1- Championnat méditerranéen en Turquie (Janvier)
2- Tournoi de l’amitié en Tunisie.
3- 37è Olympiades de Turin (Mai-juin).
4- Championnat Arabe des Emirats Arabes Unis (Août).
Mokhlis Adnani, sans être jamais suspendu par les commissions fabriquées sur mesure par Amazzal, est bien et bel interdit de représenter le Maroc bien qu’il soit le vice champion du Maroc ! Tandis que, ironie du sort, l’autre vice, le Vice président de la FRME Hassan Semlali, le dauphin du Maître Amazzal, sillonne la planète, sans jamais bouger un seul pion !
Mais pourquoi Amazzal avait-il retenu les sélections de Mohamed Arbouche, Oussama Bouhadoune et Khalil Nafiri.
Pourquoi avoir rappelé Ismail Karim ?
Pourquoi Jacques Elbilia apparaît-il à la dernière minute ?
Pourquoi Hicham Hamdouchi ?
Et pourquoi le désistement de Mohamed Tissir ?
Mokhlis Adnani, vainqueur de la 5e Coupe de Chefchaouen
