Pendant que Hassan Semlali ronflait dans les aurores du matin du 30 mai 2006 et après l’échec de l’opération Ismaïl , il ne se doutait probablement pas qu’il venait de déclencher, sans s’en apercevoir, un processus irréversible, lourd de conséquences.
En effet , son action d’intimidation de la veille était une provocation très dangereuse du groupe Maroc Echecs qui a toujours été soudé, même dans les moments les plus durs. L’évincement d’Ismaïl Karim du zonal de Taza, le sabotage de la participation de Mohamed Tissir au championnat d’Afrique avec à la clé une place à la Coupe du Monde de Khanty Mansyisk en Sibérie.
Et même ma suspension maladroite qui n’a été d’aucune utilité à la FRME puisque je continue à exercer mes activités au quotidien sans aucun dommage sauf que cette suspension a attiré ma foudre et accéléré bon gré mal gré l’exécution de quelques-unes de mes menaces.
L’assemblée générale du 26 février a constitué une grande humiliation des échecs marocains. Les clubs d’Amazzal ont alors contribué à la destruction définitive de toutes les valeurs dont peut se vanter tout joueur d’échecs fier d’appartenir à la nation échiquéenne marocaine.
Banaliser et valider la falsification à grande échelle, la fabrication de faux papiers et leur validation avec le tampon officiel de la Fédération Royale Marocaine des Echecs était une honte suprême qui restera à jamais gravée dans la mémoire collective des échecs nationaux, une tâche noire qui souillera pour toujours les Echecs Marocains.
Comment les présidents des clubs avaient-ils épousé la cause d’un président sans morale ? Un président malhonnête, un tricheur, et, qui plus est, un grand rancunier.
Les preuves de la falsification avaient été diffusées plusieurs fois sur le site de Maroc Echecs. Qui aurait pu croire que des marocains, des descendants du vaillant et grand conquérant Tarik Ibnou Ziad, des gens en qui beaucoup ont fait confiance en les plaçant à la tête de leur club, des gens sensés et respectables pouvaient être achetés par un déjeuner (poulet !), quelques pièces d’échecs, quelques dirhams, quelques nuits dans un centre d’accueil…ou encore un poste éphémère. Quelle bassesse !!
Comme les clubs marocains avaient failli à leur devoir, il était juste de porter l’affaire chez la Fide, en espérant une justice, auprès de cette organisation internationale, la plus haute instance échiquéenne sur terre. La FRME avait été trop loin, « a bridge too far ! ». Nous avons riposté.
Aussitôt la Fide avisée, le groupe Maroc Echecs est passé à autre chose. On a laissé la Fide s’occuper du sujet. Mais Hassan Semlali en a décidé autrement en cette soirée du 29 mai avec son coup malhonnête. Bien mal lui a pris ! Il ne fallait en aucun cas tester la solidité du groupe Maroc Echecs.
Si Hassan Semlali avait renoncé à poursuivre l’opération manquée « Ismaïl » après s’être rendu compte de son échec certain, les dégâts qu’il venait de causer étaient déjà irréparables. Nous avions été irréversiblement touchés par cette action irréfléchie et nous avons décidé d’aller plus loin encore dans cette affaire de l’arbitrage !
Une fois à Turin, nous avons contacté sur le champ la Commission d’éthique et « d’autres » personnalités influentes du monde échiquéen pendant que Hassan Semlali continuait de ronfler dans le village olympique. Nous avons en quelque sorte appliqué l’adage populaire « l’avoir au déjeuner avant qu’il nous dévore au souper ». C’est ainsi que la Commission d’éthique a été informée du complot Amazzalosemlalien.
Voici en gros les grandes lignes de la dépêche :
Maroc Echecs vient d’être informé d’une réunion de la Commission d’éthique le mardi 30 mai à 9 heures du matin concernant le dossier de l’arbitrage marocain.
Ismail Karim est convoqué à cette réunion par la FRME qui fait pression sur lui.
Le groupe Maroc Echecs qui sera bientôt présent à Turin dans son entièreté est à votre disposition pour des témoignages supplémentaires !
Pour anticiper les intentions de Hassan Semlali, nous devions sortir de nos réserves. Hassan Semlali venait, sans le vouloir, de rouvrir le dossier de l’arbitrage et nous a stimulé dans cette démarche. Sa tentative d’amadouer Ismaïl le soir du 29 mai était un coup de poker, une sorte de quitte ou double, un boomerang qui s’est retourné contre la FRME.
Tel fut pris qui croyait prendre ! Car, ayant été tenue au courant du coup bas de la FRME en terre italienne, la Commission d’éthique n’a pas attendu que Semlali vienne chez elle. Ce n’était plus à Hassan Semlali de nous amener à la commission d’éthique mais c’était elle qui dès notre arrivée dans le Piémont allait nous contacter un par un pour lui apporter plus d’éclaircissements sur le sujet.
Surprenant, non ?!

Lodi 2006 :« l’avoir au déjeuner avant qu’il nous dévore au souper »












