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Chronique du Fou cloueur

10. Mater la rébellion à Amazal ?

Non, débattre et accepter la différence !
Publié le samedi 16 septembre 2006.


Maroc-Echecs publiait le dimanche 6 novembre 2005 un article relatant une interview accordée par le président de la FRME à un organe de la presse nationale sous le titre « Amazal juge le site de Maroc-Echecs ».

Le président de la Fédération Royale Marocaine réagissait contre le site par des arguments dénigrant Maroc-Echecs qui pour lui n’existe pas car n’ayant pas de légitimité.

Voici d’autres passages de sa dernière interview officielle touchant Maroc-Echecs :

« Le président de la fédération royale marocaine des échecs rejette la possibilité d’ouvrir une enquête ou même de vérifier la véracité des propos de Mehdi Ouakhir , car ces informations émanent d’un organe non officiel et que ce joueur va représenter le Maroc au championnat du monde junior en Turquie. »

« Le président de la Fédération Royale Marocaine des Echecs confirme que toute décision de la fédération doit se baser sur des courriers officiels et non sur des publications ici et ailleurs. »

« Le président Mustapha Amzal a refusé au départ, tout commentaire sur l’information, décrivant le site de Maroc Echecs ou participent un ensemble de joueurs, comme un site qui n’a pas de légitimité et que son contenu émane de personnes anonymes et ceux qui interviennent se comptent au nombre de doigts qui ne peuvent représenter les 3000 affiliés à la frme et les 90 clubs du royaume. »

« …s’agissant du site Maroc Echecs , Amzal le décrit comme un site de tchat ou des jeunes veulent selon leur dessein corriger une réalité établie. »

« Mustapha Amzal regrette que ce site soit dévié de ses objectifs initiaux qui étaient de servir les échecs nationaux et le moderniser , ce site selon Amzal est devenu, une tribune pour véhiculer defausses informations, des mensonges, des accusations, et un moyen pour insulter les membres et responsables fédéraux.

Mustapha Amzal déclare que le site de Maroc Echecs n’a aucune relation avec la fédération et que l’information doit provenir de l’équipe fédérale et surtout que certains éléments lancent des rumeurs à travers la presse et la véhiculent comme une vérité et une réalité sur le site de Maroc Echecs, et que ce dernier cible sa personne ,des mains invisibles qui complotent le décrivant tantôt marchand de vêtements finis, tantôt déjouant le résultat d un match, avouant en fin de compte que les échecs marocains sont les véritables lésés dans ces événements. »

« Mustapha Amazal annonce que le comité exécutif de la fédération va prendre les mesures nécessaires contre le site de Maroc Echecs au courant de ce mois. »

Comme on le voit Amazal : rejette, confirme, refuse, décrit, regrette, déclare et annonce. Autant de termes qui décrivent un état d’esprit vindicatif à l’encontre d’un site qui joue son rôle de manière intégrale.

Maroc-Echecs en prend plein la trombine.

Pour ce 10ème Editorial du Fou Cloueur, je me permet de revenir sur cette interview à presque d’un an d’intervalle. Parce qu’elle est toujours d’actualité dans la mesure ou les arguments étalés par Amazal sont toujours les mêmes, ressassés aujourd’hui et, aussi, parce les allégations amzaliennes, anti-ME, qui ont beurrées cette interview n’ont pas été suffisamment démontée à cette date.

Commençons donc par le début :

ORGANE NON OFFICIEL :

Au sujet de : « … car ces informations émanant d’un organe non officiel… »

Ben oui, qui prétend le contraire ? Pas Maroc-Echecs en tout cas. La lettre adressé par ME à la FRME annonçant la création du site et sans ambiguïté à ce propos. C’est un groupe de « cinglés » qui ont voulus faire œuvre utile pour leur sport et leur pays. Sortir les Echecs marocains de l’anonymat dans lequel ils recoulent depuis des années. Points de rencontre d’idées, d’informations et de critiques aussi, au moment ou aucun support médiatique ou autre decommunication n’existent dans le Maroc échiquéen d’Amazal et de ses prédécesseurs.

N’importe quel citoyen (ou groupe de citoyens) peut créer un site sans prétendre à l’officialité. L’ambition est toujours la même partout : Contribuer par un apport utile. Et Maroc Echecs incarne une utilité à plus d’un égard. Est-ce que les sites des Clubs et des particuliers marocains qui enrichissent le paysage web échiquéen national sont-ils des organes officiels ? Voyez le site de notre ami Azerty qui lui aussi lutte a son niveau pour une meilleure image de notre discipline et qui nous offre un annuaire des échecs fantastique qui prend de plus en plus une consistance plus large avec des informations et des informations en pagaille sur les clubs, ligues, joueurs, arbitres etc. La fédé nous l’offre t-elle ? Bien sur que non. Ce site, pour moi, constitue un danger plus grave que Maroc Echecs car il m’est à nu une tare fédérale en matière d’information et de communication.

L’INFORMATION

Quand Amazal parle d’information, là il se fourre le doigt dans les deux yeux. L’on sait bien que l’information (ou la communication) constitue à notre époque un élément de base dans le développement et notamment dans la gestion efficiente de tout organisme public ou privé.

Et la FRME n’en est même pas capable. Pas de revue, pas de lettres d’information, pas de site fédéral potable et mis à jour régulièrement. Un site toujours dépassé par l’actualité et actuellement en hibernation. Les correspondances officielles de la FRME (très souvent des copies de lettres originales !!!) sont distribuées ici et là à l’occasion de compétitions à des joueurs de club pour les remettre à leur président ou à des clubs pour les remettre à un autre club ou des autres clubs de la même ville. Avec des retards considérables. Le plus drôle, aussi, c’est les clubs qui doivent cacher la tare en allant chercher, par leur propre moyen l’information auprès de la FRME qui piétine ainsi l’un de ses objectifs statuaires Parfois c’est un simple coup de téléphone vous ordonnant de vous déplacer à telle ou telle ville pour un championnat. Alors, vous vous déplacer sans document officiel dans vos poches. Dans vos archives vous n’aurez aucune convocation officielle de votre participation. Le secrétaire général du club n’aura pas de document justificatif pour son rapport moral. Le Trésorier également. Le joueur/cadre fonctionnaire devra justifier sa participation par un autre moyen (attestation de présence demandée au club local organisateur) La maladie se répand de haut vers le bas et de droite vers la gauche. Alors, quand Amazal DIT QUE « l’information doit provenir de l’équipe fédérale » cela me fait sourire parce que c’est minable !

LEGITIMITE :

« Un site qui n’a pas de légitimité » A oui ? Que faut-il faire pour avoir la légitimité d’Amazal ? Déposer un dossier auprès des autorités locales ? Etre soumis à Si Mustapha et se la fermer ? C’est ça. Mais ça ne marche pas comme ça chez Onkoud et sa brillante équipe. M.E. ne peut caresser uniquement dans le sens des poils. Il se doit, c’est un devoir aussi, de révéler au grand jour et de critiquer l’incompétence flagrante – je souligne flagrante- de la gestion fédérale en la personne de son président.

CORRIGER LA REALITE ETABLIE :

Amazal décrit ME comme « un site de tchat ou des jeunes veulent selon leur dessein corriger une réalité établie. »

Eh bien ces « jeunes » qui sont en fait de tous les âges, sexes et couches sociales entendent bien fustiger la réalité dans laquelle Amazal a établit ou plutôt a enfoncé notre sport. Car c’est eux qui sont les premières victimes du diktat de la pensée unique et de l’esprit de clan sous couvert de la légitimité numérique. Ils en ont marres. Oui ces jeunes voudraient bien corriger la réalité, la réalité amazaliènne. Je suis bien placé pour le dire car j’ai le privilège, dont ne peut se prévaloir le président fédéral, d’être leur grand ami vrai. Je les écoute avec attention en les réconfortant...pour des jours meilleurs qui tardent à venir. Ce sont des joueurs (ses), des arbitres, des cadres et des dirigeants de clubs. Amazal ne peux ou ne veux pas savoir ce qu’ils pensent, ou connaître leurs ambitions, celle là, belle et bien légitime, car il s’en fiche platoniquement.

OBJECTIFS INITIAUX ?

«  Mustapha Amzal regrette que ce site soit dévié de ses objectifs initiaux qui étaient de servir les échecs nationaux et le moderniser… »

Tout d’abord : progresser ne veut pas dire dévier. Est-ce que faire l’impasse sur les tares fédérales et les scandales amzaliens veut dire servir et moderniser les échecs nationaux ? Autrement dit ne pas révéler les travers du président de la FRME avec les lacunes chroniques de cette dernière et écrire simplement que tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil c’est servir et moderniser les échecs nationaux ? Il semble que le président fédéral prend les gens pour ce qu’ils ne sont pas. On n’est pas au jurassique, on est en 2006 et il ne le sait pas ! Au lancement du site, les administrateurs de ME ont informés la FRME des objectifs tracés et on constatera qu’il n’y a aucune déviation sauf dans l’esprit d’Amazal.

RELATION AVEC LA FRME

« Mustapha Amzal déclare que le site de Maroc Echecs n’a aucune relation avec la fédération.. »

A cette déclaration je répondrais simplement « HEUREUSEMENT ! » Onkoud et ses amis ne sont pas à ce point bête pour se fourvoyer avec la médiocrité amzaliènne. Avec un Fédération malade qui perche sur les sommets de l’absurde. « La Inajina »

DES MAINS INVISIBLES QUI COMPLOTENT

« …des mains invisibles qui complotent… »

Amazal dénonce « Des mains invisibles ? » pour justifier sa fuite en avant. Mais, de quelles mains invisibles s’agit-il ? Ces mains « comploteuses » ont toutes une réputation reconnue à l’échelon national pour les unes et international pour les autres. Tout le monde connaît ces « mains invisibles » sauf Amazal ! Les voilà l’information pour Amazal : Les principales mains invisibles : Tarik Rrhioua : concepteur du site ; Mohamed Tissir : Administrateur ; Abdelaziz Onkoud : Rédacteur en chef ; Ismaïl Karim et Ali Kamous rédacteurs.

D’autres mains invisibles : Mohammed Moubarak Rian, Mourad Métioui, Abdelhay Zitane,Abdelhafid El Amri, Zouhair Slami.

De nouvelles mains invisibles : Rachad97, Boujemâ Kariouch et j’en passe. De nombreuses mains invisibles ponctuelles : Les lecteur et intervenant de ME.

Voilà qui sont les « mains » invisibles qu’Amazal accuse de comploter.

Le CV échiquéen de ces honorables « mains invisibles » qu’on ne peut accuser de comploter contre qui que ce soit en dit plus long sur leur volonté de servir et moderniser les échecs nationaux que les insinuations nauséabondes présidentielles. Dans l’histoire personnelle de ces hommes c’est un pan de l’histoire des échecs marocains qu’on y trouve, mais aussi se niche un niveau sportif de haute facture et une éducation hors paire autour de l’éthique et des valeurs qui font leur force et leur originalité. Ce sont des hommes crédibles tournés vers l’avenir qui aspirent à sortir de la l’insuffisance ambiante échiquéenne qui ne dure que trop.

LES ECHECS MAROCAINS LESES

« …les échecs marocains sont les véritables lésés dans ces événements. » avoue Amazal. A juste titre. Il à raison (Là, ce n’est pas son Alter ego qui parle, c’est l’Amazal du début de règne et de l’espérance apporté avec lui). Il prend conscience –même passagèrement- que c’est les échecs marocains les grands perdant. Mais alors en sa casquette de président monopolisateur à lui de remettre les choses à leur place d’autant plus qu’il prétend avoir « sa majorité ». Mais, il ne le veux pas et ne le peux pas (Son alter ego y veille). PRENDRE DES MESURES CONTRE ME

« Mustapha Amazal annonce que le comité exécutif de la fédération va prendre les mesures nécessaires contre le site de Maroc Echecs au courant de ce mois. » (Novembre 2005)
 Oh chère Anne ne vois-tu rien venir à l’horizon ?
 Non, très chère Princesse, rien à l’horizon !

Maroc Echecs attend toujours ces « mesures nécessaires » (Se sont plutôt des menaces pour faire pression sur la ligne éditoriale du site) La seule mesure prise est la suspension illégale de Abdelaziz Onkoud, rédacteur en chef, sans compter l’interdiction faite aux clubs d’écrire sur le site. C’est tout ce que peut faire Amazal.

Je me rappelle lors de la dernière assemblée générale ordinaire de la FRME à Casablanca, ou j’étais présent avec Mme Fouzia Bougriane présidente de l’IZK, un type s’était levé, tel un ressort, pour réclamer fermement la suspension du site, car d’après lui l’étoile du Maroc qui figure sur la page d’accueil de ME est salie par ses administrateurs/rédacteurs. La suspension de Onkoud était insuffisante. C’était du délire.

J’avais honte. On mélangeait tout sans discernement.Nous sommes en septembre 2006, le site Maroc Echecs se développe, joue pleinement son rôle et élargie son rayonnement. Que ce soit avec ou sans

Amazal. Alors l mesures ou pas mesures…vous voyez ce que je veux dire.

En vérité l’interview d’Amazal est une opération de diversion pour empêcher que le débat de fond ne continue et ne soit mené à son terme avec l’exposé de tous les points de vue et de tous les arguments en présence.

Par ailleurs comment expliquer « la politique de l’autruche » qu’affectionne Amazal à l’encontre de ME. Ce ne sont pas les arguments non fondés, étalés dans son interview qui la justifiera. Oh que non !

ACCEPTER LE DEBAT ET UNIR DANS LA DIVERSITE

Lorsque ME souhaite une discussion féconde et transparente, ses membres sont traités par le président de la FRME de comploteurs qui empêche la Frme de travailler, et de minorité de trublions qui n’ont aucune légitimité sauf celle de faire de la nuisance.

Par conséquent, lorsque l’on veut procéder à une analyse objective, on ne doit pas prendre deux poids deux mesures. Sinon, on tomberait dans le cas de celui qui est décrit par le proverbe marocain : « Drabni wa bka, sbakni wa chka » (il m’a frappé et il a pleuré, puis il m’a devancé à porter plainte).

Il nous paraît important de montrer que les enjeux d’un débat ne sont pas artificiels ou subjectifs comme le laisse entendre l’interviewé mais bel et bien touchant à l’avenir de notre discipline sportive, méritant par conséquent clarification et discussion et pouvant, avec la bonne volonté collective, donner lieu à des solutions convergentes.

La question qui se pose est la suivante. Y a-t-il un problème entre la « majorité écrasante » et une minorité comme le laisse entendre le président de la fédé, ou faut-il un débat dans un site vivant ? Maintenant ce qui est important, c’est le débat d’idée, qu’on ne peut ramener à de simples querelles de personnes ou bien évacuer en disant que c’est le bureau fédéral ou l’assemblée générale qui décide (le célèbre leitmotiv : « c’est pas moi c’est les autres ») ou bien qu’il s’agit de réactions subjectives, d’une guerre de positionnement ou bien encore de fantaisies, de futilités, de points très secondaires et sans aucune importance. Ceci est une affaire d’opinion et d’esprit libre…

Par ailleurs, débat n’est pas rébellion ou dissidence. De même que débat n’est pas une mutinerie à écraser.

Non au diktat de la pensée unique et à l’esprit rétrécis sous couvert, répétons le, de la légitimité numérique.

Ce qui est en question aussi et surtout en toile de fond, c’est l’évolution, le progrès des échecs marocains sans laisser quelqu’un sur la route. L’apport des compétences (Oh Dieu, qu’est ce qu’il y en a, mais, elles sont marginalisées), de l’acceptation de réformes structurelles autres que celles qui s’arrêtent devant notre nez. Sans compter celles mortes nées. Et celles restées à l’état de promesse.

Demander que soit mis fin à une pratique de l’ostracisme, de l’exclusion, du sectarisme et de la marginalisation de très nombreux cadres et d’associer toutes les compétences qui existent en son sein, en particulier au niveau des commissions spécialisées, demander des réformes pour évoluer vers l’avenir dans de bonnes conditions, demander à Amazal de cesser sa gestion des plus calamiteuses qui fait du mal aux petits et aux grands bouchant leur avenir et celui d’une génération montante, n’est ce pas les moindres des exigence d’un site ouvert au sien c’est-à-dire à la famille échiquéenne au Maroc et à l’étranger. Les administrateurs, rédacteurs et intervenants de ME savent de quoi ils parlent de par leurs expériences et de par leurs compétences acquises avec labeur depuis des lustres. Grâce à Maroc Echecs tous, ont, enfin, l’occasion d’émettre leur avis, leur proposition, crier leurs désarrois etc… face à une fédération bouchée et vivant et gèrant en vase clos.

Les révélations surprenantes des « Péripéties Turinoises » ne sont que trop édifiantes à cet égard.

Boujemâ Kariouch

1er à gauche : Feu Hadj Mohammed Abbaouy, 2ème Annas Kadiri (enfant), et Feu Mokhtar Kadiri. A droite : Meftouh, Chami Abdeslam, Mohamed Kariouch. C’était à Meknès en 1978 à l’Hotel Rif. A l’occasion d’un tournoi par équipes entre le Club Chabab El Waï Meknès organisateur, le Club Amateur d’Oujda et le Club


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