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Péripéties turinoises (12)

Elémentaire, mon cher Watson !

Publié le samedi 23 septembre 2006. Enregistrer au format PDF


Dans cet épisode, nous allons, si vous le permettez, décortiquer ensemble le dossier de candidature de Zoheir Slami. Si vous regardez le fameux document de très près, quelques curieux détails ne manqueront pas de vous sauter aux yeux !

Pourquoi, par exemple, des données aussi élémentaires que la date et le lieu de naissance, l’adresse, le téléphone, le fax….n’ont-elles pas été mentionnées ? Pas nécessaires peut-être. Mais que le fait de remplir ces champs soit obligatoire ou facultatif, les laisser vide démontre une chose certaine : ce n’est pas la personne concernée, Zoheir Slami, qui a complété le document. Cela ne peut pas être lui.

Vous, moi, tous nous aurions sans doute commencé par remplir ces champs-là d’abord. Quoi de plus naturel. Dans notre vie de tous les jours, nous sommes souvent amenés, bon gré mal gré, à fournir ce genre d’informations. De toute façon, nous sommes tous fichés quelque part et rien ne sert de les taire.

Cela est devenu un réflexe, un automatisme, chez tout le monde. Au cas où Zoheir avait assisté à la rédaction de cette « application », il aurait sans doute, tout naturellement, rempli ces champs vides. Nom, prénom, adresse, etc. Elémentaire, mon cher Watson !

On est d’accord, ce n’est pas lui. Pourquoi donc la FRME n’a-t-elle pas pris le temps ou la peine de le faire ? Etait-elle à ce point pressée d’adresser la demande à la Fide, fusse-t-elle incomplète ? Ne disposait-elle pas de cette information ? Pourquoi ne pas avoir contacté Zoheir Slami ? Un petit e-mail, un simple coup de téléphone était-ils inutiles pour une opération aussi importante, une demande de titre d’Arbitre International !

N’y a-t-il pas dans les locaux de La FRME une base de données des licenciés ? Pourquoi demande-t-on à Ismail Karim au moment de sa convocation pour les 37èmes olympiades de Turin tous les renseignements le concernant (Nom et prénom, identifiant FIDE, N° passeport, adresse, des copies de la CIN, du passeport et d’autres documents officiels) ? C’est à croire que la pauvre fédération ne sait rien sur ses affiliés. Si c’est le cas, pourquoi la même démarche n’a-t-elle pas été adoptée avec Zoheir Slami ? Mystère !

En ajoutant deux normes fictives à une série de 4 normes bien méritées, la FRME ne voulait-elle pas tout simplement impliquer Zoheir, l’opposant, dans ce sale dossier des falsifications ? Pour que tous les arbitres marocains soient égaux devant la FRME, avec des dossiers truqués pour tous, tout le monde son lot de fausses normes, qu’ils soient compétents ou pas. Une FRME juste en quelque sorte, pas de favoritisme, tous dans le même panier !

Remarquons au passage que même dans la falsification notre fédération n’est pas très ingénieuse. Les deux normes incriminées, les deux dernières de la liste, sujet de la protestation de Zoheir Slami, ont été maladroitement ajoutées, dans la hâte et l’approximation, sans aucun souci de rigueur et de précision.

Celle du championnat du Maroc 2004 (Mohammedia) a été attribuée en juillet 2003 !? La tricherie est claire comme le cristal.

Et pour la dernière, le cadeau venu du golf, faut-il encore le rappeler, Zoheir Slami ne s’est jamais déplacé en terre émiratie, n’a jamais rien demandé au Sultan ! Comme moi, vous aurez certainement remarqué que la date de signature du fameux document, le 28 août 2004, coïncide étrangement avec la présence de l’arbitre émirati sur le sol marocain ! Taher Sultan était en effet l’arbitre principal du Trophée Mohamed VI d’El Jadida qui s’est déroulé fin août - début septembre 2004.

Sultan signe, le facteur envoie !


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