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Chronique du Fou cloueur

11. Une tempête à l’horizon

Publié le jeudi 28 septembre 2006.


Tous les indices portent à croire que la sphère échiquéenne nationale serait appelée à connaître des turbulences dans les semaines qui viennent. C’est encore confirmé par le dernier acte salvateur de la majorité des présidents des ligues d’échecs. Un autre désaveu et mécontentement qui ne sont pas des moindres.

La prochaine assemblée générale ordinaire ou extraordinaire promet d’être « chaude ».

Cette année 2006 a eu un goût amer qui ressemble, en quelque sorte, à ces parties de plaisir où chacun semble deviner en même temps les contours d’une implosion dans la maison fédérale. Va-t-il y avoir implosion de la Fédération Royale Marocaine des Echecs ? Personnellement, je pense que oui. La prise de conscience qui s’élargit de plus en plus pour devenir générale, me pousse à l’affirmer très sincèrement.

La confusion qui caractérise l’action fédérale due au dysfonctionnement organique et à l’absence de visibilité et d’assimilation des mutations que connaissent les échecs marocains ne donne aucune alternative aux personnes déçues (dupées ?) par Amazal, ME en tête, hormis la résistance et l’opposition face à un « phénomène » qui investit et gangrène notre sport et ce, d’autant plus qu’elles sont déterminées à poursuivre la lutte pour la défense des intérêts de notre discipline et de ses pratiquants.

Dans le droit chemin de ses positions d’antan, c’est-à-dire celles qui sont proclamées depuis sa création, ME réitère régulièrement ses critiques vis-à-vis de la fédération en mettant essentiellement l’accent sur la continuité des échecs de l’action fédérale. De nombreux lecteurs du site ne sont pas en reste.

Depuis la prise de ses fonctions à la tête de la FRME, Amazal n’a apporté aucune réponse aux aspirations légitimes des composantes des échecs marocains. A cela s’ajoute la marginalisation de tout un pan de potentialités échiquéennes nationales, l’abandon de l’esprit de combativité chez les dirigeants de clubs, l’effritement du tissu échiquéen interne et le vide chronique au niveau de la communication. Bref, tous les « glissements » opérés par la Fédération sont aujourd’hui de notoriété publique et largement contestés.

Ceci étant, c’est dans les troupes d’Amazal que le raz-le-bol atteint son seuil critique. La preuve, certains présidents de ligue proches d’Amazal ont perdu espoir en cet homme qui ne veut rien savoir. Et ils le font savoir haut et fort.

Il est certain que ces hommes ont cravaché dur pour tenter de réparer les dégâts amazaliens. En vain. Ils ne pouvaient plus continuer de souffrir. Ainsi, et après M. Youssef Boukdeir, très tôt, aujourd’hui, ce ne sont pas moins que MM. Mohammed Hajaj, Nakib Idrissi, Ahmed Srine, Toumer Tadlaoui et Abdelkader Tarfaoui. C’est sans commentaire !

La Fédération Royale Marocaine va-t-elle se retrouver au rendez-vous d’un échec programmé lors de la prochaine assemblée générale ? Cette hypothèse est plus que certaine, si l’on considère que la nouvelle composition qui prend forme au sein de « l’opposition » à la FRME semble des plus mobilisatrices. Et ce n’est pas l’ultime tentative d’Amazal de sauver « sa peau » qui changera quoi que ce soit. Quand on n’arrête pas de déconner on récolte la marginalisation, sœur de la décadence.

Plusieurs observateurs n’hésitent pas à considérer que le président Amazal ne fait plus « peur ». Sa gestion calamiteuse et le nombre croissant de ses opposants qui n’acceptent plus cette culture égocentrique, le privent de sa capacité de mobilisation. Cette dernière s’est, aujourd’hui, réduite à une peau de chagrin.

Il est temps pour nos clubs de crier haut et fort que notre Fédération est par terre, qu’elle est en lambeaux et qu’il est urgent de prendre les mesures salvatrices.

« Dans l’attente d’une Fédération capable de véhiculer les attentes de ses affiliés » !

Une conclusion que l’on ne peut contester, une conclusion somme toute pertinente.

P.S. :

L’intervention sur Maroc Echecs de notre ami Mohamed Chakroun pour lequel nous avons un immense respect nous a paru sincère au-delà de la mésentente, pensons-nous, qu’elle a vivement suscité auprès des lecteurs de ME. Son intervention est simplement une forme de son caractère qu’on ne peut interpréter, malgré les apparences, comme étant pro-amazal ou anti-amazal. C’est un homme d’échecs et seulement d’échecs, loin, très loin d’être aux ordres de qui que ce soit.

Boujemâ Kariouch


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