Article paru dans « Spécial Echecs », page 11 du journal AL BAYANE du 12/04/1993.
ASSEMBLEE GENERALE EXTRAORDINAIRE DE LA F.R.M.E.
Ahmed JAAFARI, NOUVEAU PRESIDENT POUR 4 ANS
Responsabilité – Plébiscite- Continuité
Le sens de la responsabilité a prévalu lors de l’assemblée générale extraordinaire, le samedi 3 avril dernier à Casablanca. Une fois n’est pas coutume. Les gestionnaires et les acteurs de la scène échiquéenne nationale : bureau fédéral et clubs et associations d’Echecs du Royaume présents, ont déployé, pour une fois, des efforts pour sortir la Fédération Royale Marocaine des Echecs, de l’impasse dans laquelle ils se trouvaient depuis le 24 janvier 1993. Date depuis laquelle la Fédération gela son programme des activités nationales, suite au refus du rapport financier du bureau fédéral et de la constitution d’une commission pour vérifier la gestion financière 91/92 de la Fédération par l’assemblée générale ordinaire.
Fini les palabres et les conflits personnels venimeux. C’est la sagesse, le calme et le bon ordre qui l’ont emporté. C’est un fait indéniable ! Pour preuve, sous la présidence de M. Kamal Skalli, le bureau fédéral et l’assemblée générale passaient sur l’ordre du jour d’un point à l’autre presque automatiquement, sans retard.
Les points à l’ordre du jour furent :
1) présentation du rapport de la commission des comptes sur la gestion financière 91/92 et de la FRME ;
2) Vote du rapport de la commission des comptes et du rapport financier 91/92 de la FRME ;
3) Election du nouveau président de la Fédération.
Les 37 clubs et associations présents, sur les 47 affiliés à la FRME, approuvèrent à l’unanimité le rapport de la commission des comptes, présenté par son rapporteur Mohamed Moubarak Rian (Chaouen) qui faisait ressortir une comptabilité financière claire et une gestion saine, en recommandant, entre autre, à l’assemblée générale d’approuver le rapport financier 91/92 du bureau fédéral. Ce qui fut fait par 37 voix pour et une contre.
Après la démission du bureau fédéral, les ex-présidents Abdelhouahed Fassi Fihri (88-90) et Mustapha Bakkali (75-86) prirent la parole, le premier pour mettre en valeur le caractère formateur des échecs sportifs et étaler les réalisations échiquéennes effectuées par les précédents bureaux fédéraux depuis ces dernières années.
Bakkali, quant à lui, évoqua avec émotion la nécessité d’unir, plus, les compétences et de sortir du vase - clos dans lequel s’enferment les échecs marocains.
Ce à quoi l’assemblée générale leur rendit un vibrant hommage. Force est de reconnaître que ces deux personnalités n’ont jamais ménagé ni leur peine, ni leur temps pour faire progresser les échecs marocains.
A la suite d’une courte suspension de séance, l’opération de l’élection débuta par la présentation, devant l’assemblée, de leur programme par les cinq candidats en lice. Pour une fois les candidats posèrent chacun dans son style, le doigt sur les plaies occultées auparavant par d’autres problèmes virtuels : les ressources financières, l’organisation des championnats nationaux, la formation des cadres, l’arbitrage, les commissions spécialisées, la diffusion et l’information, l’introduction des échecs dans le cadre scolaire etc, tout en insistant sur la primordialité du rapprochement des discours des réalisations concrètes.
Enfin le vote plébiscita Ahmed Jaâfari (vice-président du bureau démissionnaire, cheville ouvrière du Tournoi International du prince Héritier Sidi Mohammed et membre de l’association du personnel naviguant technique à Casablanca) par 20 voix contre 8 pour Abdelhafid El Amri (A.S. Salé), 5 voix pour Mustapha Ghazi (Ass. Tétouan) et Sidi Othmane Alami (Ibn Battouta Rabat) et une voix pour Ahmed Alozad (Club Soleil Casablanca).
Le nouveau président remercia l’assemblée pour sa confiance et confiant en l’avenir se mit au travail tout de suite en proposant à l’assemblée de constituer sur place une commission des règlements en vue de procéder à l’étude des statuts de la Fédération.
Ainsi, le nouveau président s’est placé sur orbite de la nouvelle ère, tournant la page sur les problèmes passés, comme il l’a si bien dit, mais en continuant aussi à développer les acquis importants du précédent bureau de M. Kamal Skalli.
Boujemâ Kariouch – 1993





