Accueil du site - c. Actualités
Enregistrer au format PDF

Noble jeu ou pauvre jeu ?

Publié le mardi 3 octobre 2006.


M. Youssef AIT SAID vient de mettre le doigt sur un mal qui ronge depuis bien longtemps notre sport favori et ne cesse de faire de plus en plus de victimes parmi les clubs marocains, toutes divisions confondues.

En effet, la majorité des clubs souffrent de l’absence d’un budget annuel suffisant et stable, et la plupart d’entre eux ne survivent que grâce à la contribution personnelle souvent modeste de leurs présidents.

Cette situation devient alarmante vu le nombre de plus en plus élevé des clubs qui déclarent « forfait général » contre leur gré. Je cite ci-dessous les cas les plus récents de ces clubs qui pourtant ne manquent ni de bonne volonté, ni de matière première …mais manquent surtout et avant tout de subventions suffisantes pour pouvoir continuer à pratiquer ce sport, à le développer, à motiver les joueurs, à former les encadreurs,…

- Je commence par le club de Chabab Sidi Moumen qui, arrivé au dernier obstacle qui le sépare de la première division, a dû abandonner malgré quatre ans de sacrifice selon le témoignage de son président.

- La ville d’ Essaouira ne dispose plus d’aucun club, le Club Mogador (club d’origine de Rachid HIFAD, actuel champion du Maroc) qui jouait en première division, et le club Kawki en deuxième division ont déclaré "forfait général ".

- Le club Koutoubia de Marrakech qui nous a donné l’international Oussama BOUHADDOUNE, l’actuel sociétaire du Raja, s’est aussi éclipsé pour la même raison.

- La ville de Demnate disposait d’un club actif, club Imi Nifri, qui a réussi à organiser une des phases du championnat de la deuxième division en 2003-2004, a lui-même jeté l’éponge, toujours pour la même raison.

- Le club de Nador qui a organisé avec réussite la Coupe du Trône en 1995 a disparu de la circulation.

- Plusieurs clubs d’Agadir s’apprêtent à quitter la compétition pour faute d’argent...

- Club de Ennassr de Taounate, club Mouatamid ben Abbad de Taourirt qui ont démarré avec enthousiasme ont rapidement quitté faute de soutien.

- Quant aux clubs de Laayoune, un simple déplacement à Agadir, la ville la plus proche, leur coûte une fortune, ils préfèrent s’ isoler et ce n’ est pas encourageant pour notre cause nationale.


Répondre à cet article