Compte rendu tiré du site du club organisateur :
http://www.paris-chess-club.com/
TOURNOI GM MULTICOMS-LA FAISANDERIE Ronde 4
Petit événement pour cette ronde : le grandissime favori, Laurent Fressinet, mord la poussière et s’incline face à Matthieu Cornette. En effet, le joueur Cannois remporte sa première partie du tournoi brillamment. Avec les blancs, il met à mal l’Espagnole de Laurent qui se voit contraint de jouer avec son roi au centre. Laurent lâche une qualité en espérant relâcher la pression, mais la position blanche est gagnante. Une imprécision de Matthieu aurait pu permettre à Laurent de revenir dans la partie, mais il laisse passer sa chance et doit coucher son roi pour la première fois du tournoi.
Jean-Pierre Le Roux a mis le turbo ! Défaite ronde 1 et trois victoires par la suite. Sa victime du jour est Anthony Bellaiche, décidément pas très en forme. Jean-Pierre, avec les noirs, négocie mieux l’ouverture, gagne un pion, et s’impose sans surprise. Le voilà en course pour la norme avec la moitié du chemin déjà accompli en quatre rondes ! Pour Anthony, la réaction devient urgente …
Encore un joueur qui se replace dans la course à la norme : Thal Abergel. Face à Jacob Murey, Thal profite à merveille de l’optimisme du vétéran du tournoi. Ce dernier décide d’ouvrir l’aile roi afin de monter une attaque rapide sur le roque des noirs, mais la concession est importante : les blancs laissent leur roi au centre. Thal contrôle d’abord les velléités offensives des blancs avant de punir logiquement la position exposée du roi adverse.
Après un début de tournoi difficile, Andrei Shchekachev avec les blancs décide de ne pas trop titiller le leader du tournoi, Namig Guliyev. Une nulle rapide bonne pour les deux joueurs.
Deux adversaires en perdition : Sébastien Mazé avec un score encore vierge et Najib Draoui avec une nulle au compteur. Autant dire que tous les deux comptent fort sur cette ronde pour se refaire un peu. C’est le favori, Sébastien, qui l’emporte finalement avec une bonne dose de difficulté.
Maxime Vachier-Lagrave, venu en visiteur, signale que Sébastien a raté un gain rapide qui aurait pu l’éviter une finale laborieuse. Avec une pièce de moins, les noirs l’emportent mais il est possible que les blancs aient laissé passer plusieurs possibilités de partager le point.
TOURNOI MI MULTICOMS-LA FAISANDERIE Ronde 4
Aujourd’hui, la moyenne de gains ce tournoi prend « un coup » : une nulle dans les trois premières rondes et deux nulles pour cette quatrième. Ca reste quand même très combatif avec trois nulles en vingt parties !
Xavier Parmentier et Gildas Goldsztejn étaient bien partis tous les deux avec un carton plein dans les deux premières rondes avant de se faire stopper ronde trois. C’était l’occasion de se relancer pour l’un des deux, mais au bout du compte, ils signent une nulle qui laisse des regrets à Gildas Goldsztejn. Avec un pion « b6 » ultra-passé qui obligeait la Dame noire à le surveiller constamment, Gildas n’a pas trouvé le bon plan pour le valoriser et laisse Xavier lui « voler » le demi-point.
Ismael Karim sait que la course à la norme passe par une victoire face à la lanterne rouge du tournoi, Carl Strugnell. Il prend donc tous les risques et jouit vite d’un confortable avantage. Mais Ismael s’enflamme trop en sacrifiant du matériel et Carl se retrouve mieux. Le problème est que les noirs sont constamment sous pression, et la défense demande un jeu précis. C’est ainsi que cette partie va basculer plusieurs fois entre les deux adversaires jusqu’à que le verdict tombe : c’est l’attaquant qui réussi à l’emporter après une dernier faute du défenseur. Grosse partie !
Asher Glicenstein espérait se replacer dans le tournoi face à l’autre lanterne rouge, Arnaud Colson. Mais Arnaud ne l’entend pas de la même oreille et profite facilement du jeu approximatif d’Asher dans l’ouverture pour croquer un pion. Le reste est une affaire de technique pour Arnaud qui l’emporte sans accroc.
Très longue partie avec plus de 100 coups pour Marc Dutreeuw et Mohamed Tissir. Dans une Sicilienne solide, Tissir avec les noirs refuse la répétition de coups proposé implicitement par Dutreeuw et prend trop de risques. Les blancs obtiennent quelques chances grâce à leur pion « a » passé et éloigné, mais sans trouver finalement la faille. Le joueur belge pense que peut-être la finale était gagnante, mais à cette cadence, il n’a pas trouvé comment.
D’esprit peu combatif, Ventzislav Inkiov et Thierry Manouck avaient signé la nulle 4 heures avant la fin de la dernière partie entre Dutreeuw et Tissir.
Résumé de la 5 ronde en Pdf






