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Un double sacrifice de tours légendaire.

Publié le dimanche 17 avril 2005. Enregistrer au format PDF



 L’ une des plus belles combinaisons des échecs a une histoire unique, elle prend ses sources dans l âge d’or des échecs arabes, un joueur d échecs arabe qui a tout perdu , dans ces paris répétés face à un adversaire coriace, n’ a plus que sa femme à parier.
 « Une version plus soignée se trouve dans le guide des échecs page 336 qui est tirée du livre de François le lyonnais « Dictionnaire des échecs »
 Sa femme consciente que son mari ne doit pas perdre cette ultime partie, lui souffla une combinaison qui restera dans les annales « Sacrifie les deux tours et sauve moi ».
 On a peu écrit sur la justesse des analyses anciennes arabes, pourtant des livres très intéressants existent mais ils sont rares, le monde arabe actuel vit dans l’ignorance complète de son passé, une coupure grave et intense qui n’ augure rien de bien, des auteurs européens ont essayé de rassembler avec sucées des livres anciens.
 Dans le livre de Muray, A history of Chess (Oxford 1913), l’auteur a collecté 553 compositions des échecs arabes et musulmanes, bien sur avec les règles anciennes expliquées par Nabil dans un récent article.
 Plusieurs auteurs arabes se distinguent dans ce livre historique, d’abord Al Adli (originaire d Anatolie mais a résidé à Bagdad) qu’on peut considérer comme le père des échecs arabes, en raison de son ouvrage « le livre du chatrandj », il est aussi le plus reconnu des anciens champions arabes du IX siècle.

 Voici une composition de Al Adli : Mat en trois coups
 A vous de trouver la solution !
 « dans le guide des échecs : Abu Naam semble détenir la plus ancienne composition qui remonte à 840 environs. »

 Selon le guide des échecs : Au IX siècle, Haroun Al Rachid qu était très ouvert à la culture et aux arts, offrit en 847 aux joueurs d échecs le premier match de l histoire pour désigner le champion de l époque .Al Adli était aux prises avec Al Razi, la victoire de ce dernier ouvrit un nouveau chapitre.
 Mais selon les éditions Atlas ; le match est organisé en 850 sous l œil du Khalifa Al Moutawakil , va t-on qui croire ? Au moins ils sont d’accord que Al Razi a battu Al Adli.
 Al Razi a écrit lui aussi un livre d échecs qui il a titré « l élégance du Chatranj »
 Vint l époque d un grand champion Al Souli (880-946) qui domina son époque (durant le règne du khalifa Al Mouktafi), issu d une famille turque, il était un modèle, dans son temps, un bon joueur, on le qualifie : « il joue comme Al Souli ».
 Al Souli a acquis son titre après qu il a défait Al Mawardi, il resta au sommet jusqu à 940,cependant un différent avec le nouveau khalifa l obligea a s’ exiler à Bassorah, laissant à son élève Al Lajlaj la prédominance.
 Al lajaj (900 -970) a rédigé un livre qui il a titré « Mansoubah »
 A l éopque de l Lajalj , les échecs arabes commencèrent peut être à décliner.
 Al Souli a laissé aussi plusieurs compositions « Mansoubah », et a corrigé des anciennes compositions de Al Arazi. Muray s’est fait une bonne opinion, après des recherches dans une vingtaine de manuscrits arabes, cette opinion est très favorable à l adresse des joueurs et analystes arabes.
 Toutes les « mansoubahs » avec des finales : Roi, tour et cavaliers restent actuelles.
 Par exemple cette « mansoubah » de Rabrab qui se trouve dans les livres d instructions sur les finales. les blancs jouent et gagnent
 A vous de trouver la solution de Rabrab !
 Une deuxieme « Mansoubah » de Al Razi les blancs jouent et gagnent 1.Te3 Cg1 2 .Rf5 Rd4 3.Rf4 gagne.
 La tradition arabe est reprise par Philippe Stama joueur syrien du XVIII siècle, il était le meilleur joueur de l époque, cependant un match Contre Philidor en 1747, perdu par (+1,-7,=1) donna la suprématie au Français.
 Stama a écrit plusieurs livres : « Essai sur le jeu d échecs », « le noble jeu des échecs » en 1745, « Cent positions désespérées » en 1737.
 Voici une position tirée de ce dernier livre.
 Philipp STAMMA (1737) Mat en six coups 1.Té8+ ! Fd8 2.T×d8+ T×d8 3.Cç7+ Rb8 4.Ca6+ Ra8 5.Db8+ T×b8 6.Cç7‡
 Le mat à l étouffé.


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